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« Au Bonheur des Dames » de Emile Zola: « Denise », « Jean » et « Pépé » à « Paris »

Publié le 10/09/2012

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zola

De plus, le magasin est animé et vivant. Vers la fin de l’extrait, l’utilisation de l’expression « semblait crever « (l.89) donne de la vie au magasin même s’il y a une idée de mort dans ce mot. Dans le registre familier, le verbe crever signifie mourir. Le magasin pourrait être comparé à une bête qui éclaterait car elle aurait trop mangé ce qui signifie que le magasin déborde de marchandises jusque dans la rue. Il y a une sensation de dégoût et d’atrocité. Grâce à la fascination de Pépé devant le magasin (« Pépé lui-même,…, ouvrait les yeux énormes « l.84/85), on oublie cette vision précédente. Donc, cette personnification commence par l’atrocité mais avec le regard fasciné de Pépé, elle est récupérée et adoucie. Cette personnification est due aux provinciaux qui côtoient les bêtes tout le temps et qui ne connaissent que les petites foires de village à qui ils comparent ce magasin (« déballages géant de foire « l.82). Dernièrement, un parallèle entre deux mondes est présent dans le magasin. En effet, d’un côté, il y a le monde des provinciaux et de l’autre, il y a Paris, la capitale. Quand les provinciaux arrivent à Paris, ils sont fascinés par la beauté et la grandeur de cette ville. Par conséquent, arrivés dans le magasin, leur fascination resurgit et persévère. Contrairement aux provinciaux, les Parisiens sont habitués malgré quelques fascinations pour certaines choses inhabituelles, comme le magasin. Dans le magasin, ces deux mondes s’affrontent car les Parisiens sont généralement les clients alors que les provinciaux sont les vendeurs.

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