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Baudelaire, A un passante, analyse linéaire

Publié le 30/06/2022

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« Les fleurs du Mal, A une passante Introduction A) Date : écrit en 1857 par Baudelaire Auteur : Charles Baudelaire, poète français du 19e siècle B) Il raconte plusieurs recueils de poème, décrit la dualité de son être déchiré entre la soif d'un idéal et d'une pureté perdue et entre l'enlisement dans les tourments du quotidien C) Extrait de la section des « tableaux parisiens » des Fleurs du Mal, le sonnet « A une passante » narre la rencontre entre le poète et une majestueuse inconnue dans les rues de la ville. Problématique : Comment à travers ce sonnet Baudelaire nous livre-t-il son idéal féminin ? 1er Mouvement, l’apparition d’une passante (L1/5) 2e Mouvement, la fascination du poète (L6/8) 3e Mouvement, un amour impossible (L9/14) 1er Mouvement : l’apparition d’une passante Nous pouvons constater que le premier vers n’est pas consacré à la description de la passante mais à Paris. Il pose la situation, le décor : « La rue ». Il indique aussi clairement que nous sommes dans un poème lyrique : « autour de moi ». On ressent encore une impression de désordre et de violence à cause du bruit : « La rue assourdissante autour de moi hurlait. » Il insiste en reprenant l’idée par l’adjectif assourdissante, comme s’il ne pouvait même s’entendre penser, et la personnification de la rue avec le verbe « hurlait ». L’expression « autour de moi » le met comme étranger par rapport à l’environnement. Il apparaît seul, solitaire. Le premier vers constitue une phrase avec un point à la fin. Dès le second, nous passons au sujet central, la passante. Le second vers se concentre par une accumulation sur la description de la femme. Tout d’abord physique : « Longue, mince ». Ensuite, morale : « en grand deuil, douleur majestueuse ». Baudelaire provoque l’imagination du lecteur qui se dessine une femme belle, élancée, digne, habillée de noir, portant avec élégance sa tristesse. Le troisième vers débute par « Une femme », le rejet du mot en début de vers sert à replacer l’attention sur elle. Ici, le titre s’explique : « Une femme passa » - « A une passante ». Le passé simple évoque la rapidité du mouvement. La description continue : « d’une main fastueuse ». Nous comprenons que le regard du poète se fait plus précis, de la silhouette, de l’attitude, il dérive sur sa main. Il remarque certainement qu’elle porte des bijoux, des bagues de prix « fastueuse ». Cette femme appartient à un milieu social élevé. Le mouvement se poursuit « Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ; ». Elle relève le bas de sa robe pour éviter qu’elle ne traîne par terre, dans la saleté du sol du Paris de l’époque. Le premier vers du second quatrain, le vers 5 finit la description : « Agile, noble, avec sa jambe de statue ». La comparaison avec la statue, ainsi que les deux adjectifs mélioratifs expriment un éloge de sa beauté par Baudelaire. Elle ressemble à une œuvre d’art. Cependant, la statue traduit aussi une certaine forme de froideur, de distance… »

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