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Boule de suif arguments de dissert

Publié le 20/06/2026

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« L’ironie de l’auteur : Les commentaires ironiques du narrateur font partie de ce qui dépasse le réalisme dans la nouvelle Boule de suif.

C’est l’intention de l’auteur à faire passer des messages plutôt moqueurs sur certains aspects ou certains personnages, qui peuvent changer selon la compréhension du lecteur.

En effet, le narrateur décrit que « la garde nationale se préparait au combat quand un petit lapin remuait sous des broussailles ».

Il entend pas cela la lâcheté et faiblesse de la garde nationale.

Le mot «remuait» est une exagération qui accentue ce sens là, car c’est un mouvement très léger et que le lapin ne bouge pas encore que les soldats prennent leur garde.

Un peu plus loin dans la nouvelle, Maupassant décrit la société rentée comme « sereine et forte », il dit qu’ils sont des gens honnêtes, alors que juste avant ce passage là, les descriptions des personnages renvoient de très mauvaises images d’eux.

Beaucoup de femmes trompent leurs maris, ce qui va à l’encontre de l’honnêteté. Mme.

Carré-Lamadon est dite « la consolation des officiers », le compte Hubert raconte comment une de leur ancêtres qui avait trompé son mari avec le roi était « une légende glorieuse » pour leur famille, sans oublier la réputation de « filou » de M.

Loiseau qui vend à très bon marché de très mauvais vins.

Il n’y a donc en effet rien de vraiment serein et honnête. Le réalisme : Le réalisme est un courant littéraire du XIXème siècle, qui a pour objectif de représenter la société telle qu’elle est en analysant les différentes classes sociales.

La nouvelle Boule de suif est elle donc réaliste ? Le réalisme peut se voir à travers la mention de lieux et événements historiques réels.

La nouvelle se déroule dans le cadre de la guerre franco-prussienne de 1870, à laquelle a participé Maupassant durant sa vie.

Cela vient rajouter un certain effet de réel au texte.

On retrouve aussi des noms de lieux existants tels que Rouen, la Seine, Saint-Sever ou encore la Normandie, lieu dans lequel a grandi Maupassant, donnant une impression que le texte décrit le monde réel.

Le réalisme ressort aussi avec la laideur physique et morale des personnages, étant une approche du réel par l’art, débarrassées de l’imagination du romantisme qui donne une image plus ou moins idéalisée des choses.

En effet lors de la description des deux sœurs religieuses, la plus vieille d’entre elles est dite « défoncée par la vérole » ce qui peut ne pas être agréable à regarder.

La jeune sœur elle, est décrite comme très belle mais tout de même «chétive» et d’apparence «maladive», ce qu’on peut considéré comme de adjectifs mélioratifs.

En ce qui concerne la laideur morale des personnages, cela peut être observé dans ce passage à la page 12 « Le devoir commençait pour les vaincus de se montrer gracieux envers les vainqueurs », il décrit un aspect de cette laideur morale : la lâcheté des français après avoir perdu la guerre contre les prussiens.

Ils se soumettent à eux par crainte et par faiblesse. Comme lorsque l’officier prussien « mangeait à table », on laisse donc l’ennemie rester à table alors qu’un repas est un moment de convivialité. Symbole de la nourriture : Dans la nouvelle de Maupassant Boule de suif, la nourriture est un moyen pour l’auteur de faire allusions à plusieurs choses, et l’aider à mieux faire comprendre son intentions au lecteur.

La nourriture peut avoir une dimension sexuelle, qui vise à comparer l’appétit de manger à l’appétit sexuel.

Le portrait de Boule de suif est entièrement fait de nourriture, elle est décrite comme «appétissante», terme souvent employé pour parler d’aliment, et sa figure est comparée à une «pomme rouge», ses doigts à «des saucisses», etc.

Cela la relit étroitement à la nourriture, et on retrouvera dans plusieurs passages de la nouvelle ce lien entre les deux.

En effet, lors du premier repas dans la diligence, M.

Loiseau fait une plaisanterie lorsque les voyageurs commençaient à avoir faim, en proposant de «manger le plus gras des voyageurs», celle ci étant Boule de suif.

Cette plaisanterie peut être vu comme grivoise, car M.

Loiseau fait allusion à son appétit sexuel envers Boule de suif en exprimant vouloir la «manger», non pas par cannibalisme mais par désir.

Nous retrouvent aussi la symbolique de l’alcool qui augmente l’envie sexuelle lorsque l’auteur dit dans le passage de la dernière nuit à l’auberge «le champagne avait de ces effets là; il trouble dit-on le sommeil» faisant allusion au couple qui se réconciliaient cette nuit là et remplissaient leur devoir conjugale. La nourriture peut aussi avoir une dimension sociale, dénonçant la caste de chacun.

Les bourgeois sont en effet caricaturés, et on fait allusion à leur richesse par différents moyens.

Le portrait physique des personnages, par exemple, peut exprimer cela.

M.

Loiseau est décrit comme ayant «un ventre en ballon», une caractéristique déterminante à cette époque de l’aisance financière d’une personne, car pour avoir un ventre aussi gros il faut avoir les moyens de bien se nourrir, surtout en temps de guerre comme dans le cadre de la nouvelle qui se déroule pendant la guerre francoprussienne.

Un autre exemple peut être lors du premier repas dans la diligence, lorsque Boule de suif partage sa nourriture avec les autres voyageurs, il est dit que «les bouches s’ouvraient et se fermaient sans cesse, avalait, mastiquait, engloutissaient férocement».

Les voyageurs étant tous de la classe bourgeoise mise à part Boule de suif, ce passage désignerait donc un certain appétit social, et serait un moyen indirect pour Maupassant de dénoncer la façon dont les plus riches se servent des biens des plus pauvres pour s’enrichir.

Le terme.... »

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