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Dans les Lettres de Dupuis et de Cotonet, Alfred de Musset se moque du romantisme. Son clerc d'avoué le définit ainsi : « Le romantisme, mon cher Monsieur! Non, à coup sûr, ce n'est ni le mépris des unités, ni l'alliance du comique et du tragique, ni rien au monde que vous puissiez dire; vous saisiriez vainement l'aile du papillon : la poussière qui le colore vous resterait dans les doigts. Le romantisme, c'est l'étoile qui pleure, c'est le vent qui vagit, c'est la nuit qui frissonne,

Publié le 14/03/2011

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musset

   Dans ce fragment, volontairement confus, Musset reproche en somme au romantisme quatre choses : la recherche des émotions mélancoliques et gémissantes qui ne sont chez eux qu'une convention : « l'étoile qui pleure, le vent qui vagit, la nuit qui frissonne « ; — la recherche des sentiments exceptionnels, singuliers jusqu'à l'absurdité : « la fleur qui vole et l'oiseau qui embaume..., le désenivré..., l'embrasé, le tourbillonnant ; — ce qu'on a appelé le « bric-à-brac « romantique : « la citerne sous les palmiers..., le pyramidal, l'oriental « — et, par-dessus tout, l'entassement confus et incohérent de toutes ces choses, la prétention de composer une œuvre d'art sans choix, en suivant au hasard le désordre de leur prétendue inspiration.

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