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Etudiez trois représentants du pouvoir : frère Laurent, le prince Escalus et Capulet (Roméo et Juliette, Shakespeare)

Publié le 01/01/2014

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Mais il apparaît ensuite comme un bon père, soucieux de la jeunesse et des sentiments de sa fille unique, désireux d’obtenir son accord avant de la donner au comte Paris. C’est un bon vivant, nostalgique de sa jeunesse, heureux de se dévouer pour préparer les deux fêtes en l’honneur de sa fille, le bal et le mariage (IV, 4). Mais sa décision arbitraire de marier Juliette à Paris sans avoir obtenu son accord (III, 4) constitue un revirement assez étonnant. Il montre beaucoup d’assurance sur la force de son autorité paternelle : « je pense qu’elle se laissera diriger par moi en toutes choses ; bien plus, je n’en doute pas... » Aussi réagit-il très violemment au refus de Juliette (III, 5), allant jusqu’à l’insulter malgré les reproches de sa femme et de la nourrice. Il se laisse prendre ensuite au mensonge de sa fille avec une certaine naïveté (IV, 2). À la mort de Juliette, il est sincèrement affligé et l’exprime avec lyrisme : « Hélas ! mon enfant est morte, et, avec mon enfant, sont ensevelies toutes mes joies ! » (IV, 5). Dans le tombeau, devant le cadavre de sa fille, il montre une incompréhension qui confine à la folie ou à la sénilité (V, 3). Mais les remords qui le poussent à la réconciliation avec Montaigu à la fin sont sincères : « Je veux que Roméo soit auprès de sa femme dans la même splendeur : pauvres victimes de nos inimitiés ! »

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« son il la 11gueur des les plus sévère;, ..

, Il qu'il apparaître comme ilwolontaire de cette fJ Le prince Escalus : une autorité politique équitable • Le prince de Vérone intervient à trois reprises dans la pièce, à trois moments décisifs de l'action (I, l ; III, l ; V, 3).

Il se présente à chaque fois comme le représentant de l'autorité politique, impartiale et supérieure, apte pour cette raison à rendre une justice objective dans les conflits qui déchirent les deux principales familles de Vérone.

• Dans l'acte I, scène l, il interrompt une rixe sur une place publique, entre les membres de la famille Capulet et ceux de la famille Montaigu, auxquels vienn ent de se joindre les vieux chefs de famille eux-mêmes.

Il i apprend aux spectateurs la récurrence de ces con flits.

Il s'exprime en style noble, avec majesté et autorité, maniant les images tragiques et la menace d'une condamnation à mort pour mettre fin à la querelle.

Il défend la paix civile et il est obéi immédiatement.

• Dans l'acte III, scène l, il interv ient après la mort de Mercutio et de Tybalt, appelé par les citoyens.

Avant de rendre la justice, il demande à Be nvolio de lui faire le récit des événements.

Il se montre impartial et considère que Roméo ne mérite que l'exil et non la mort -comme le demandait Lady Capulet -puisque Tybalt avait tué Mercutio.

Mais il se considère comme personnellement atteint par ces morts et son ordre est sans appel car : «l a clémence ne fait qu'assassiner en pardonnant à ceux qui tuent.

» • Dans l'acte V, scène 3, il arriv e pour constater les morts de Paris, de Roméo et de Juliette, et fait taire les lamentations des parents afin d'ap ­ pre ndre les circonstances du drame par Frère Laurent.

Après avoir interrogé les témoins, il tire la leçon de la tragédie en expliquant aux deux familles comment elles sont punies de leur haine par la mort de leurs enfants, ce qui provoque leur réconciliation.

C'est lui qui prononce les derniers mots de la pièce, la. »

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