Devoir de Philosophie

Explication linéaire, La cour du lion

Publié le 10/02/2022

Extrait du document

I : interprétation A : analyse Toute la fable : HLC ® 6ème fable du livre VII du recueil écrit entre 1668 et 1694 pour éduquer et s’adressant d’abord au fils du roi Louis XIV, surnommé le dauphin. Récit didactique. ® La Fontaine emprunte le récit à un auteur grec de l’Antiquité : Phèdre intitulé « Le Lion régnant », c’est donc une réécriture pour l’adapter aux lecteurs du XVII° siècle. ® I : effet esthétique, séduire le lecteur, rendre la lecture agréable A : mise en page aérée et centrée agréable avec des vers, des strophes ® A : Différents type de rimes : suivies ou plates ( AA/BB ), embrassées ( ABBA) ou croisées ( ABAB) + vers irrégulier ® I : effet de diversité, entretient l’intérêt du lecteur ® I : effet de scène vivante A : forme des textes : récit/ discours : dialogue au style direct/indirect ® I : intriguant et amusant A : différents animaux et parallèle animaux // homme ® I : effet de complexité : amuser, inquiété, faire réagir et réfléchir A : variété des genres littéraires et argumentatifs : poème, imite scène de théâtre, morale finale + mélange de registres ( voir manuel p. 596) : réaliste, merveilleux, fantastique, polémique, ironique, didactique, épidictique (éloge de valeurs : la justice) ® I : effet d’efficacité A : récit court avec morale finale explicite de 4 vers TITRE : la cour du Lion ® I : suscite l’intérêt A : Présentation des personnages, choix d’un animal noble : renvoie au genre de la fable, majuscule valorisante, personnification : analogie animal/humain ® I : intriguant : que va-t-il se passer entre le Lion et sa cour ? A : contexte renvoie l’époque de La Fontaine ; cour du roi de France, univers clos avec des intrigues, des protocoles. Lieu de pouvoir absolu. ® I : idée de prestige et d’autorité : impressionne A : Lion est le roi des Animaux

« EXPLICATION LINÉAIRE Objet d’étude : La littérature d’idées du XVI° au XVIII° siècle Œuvre intégrale : Fables, Jean de la Fontaine, livres VII à IX,1668 La Cour du Lion ( VII, 6) 5 10 15 20 25 30 35 Sa Majesté Lionne un jour voulut connaître De quelles nations le Ciel l'avait fait maître. Il manda donc par députés Ses vassaux de toute nature, Envoyant de tous les côtés Une circulaire écriture, Avec son sceau.

L'écrit portait Qu'un mois durant le Roi tiendrait Cour plénière, dont l'ouverture Devait être un fort grand festin, Suivi des tours de Fagotin. Par ce trait de magnificence Le Prince à ses sujets étalait sa puissance. En son Louvre il les invita. Quel Louvre ! Un vrai charnier, dont l'odeur se porta D'abord au nez des gens.

L'Ours boucha sa narine : Il se fût bien passé de faire cette mine, Sa grimace déplut.

Le Monarque irrité L'envoya chez Pluton faire le dégoûté. Le Singe approuva fort cette sévérité, Et flatteur excessif il loua la colère Et la griffe du Prince, et l'antre, et cette odeur : Il n'était ambre, il n'était fleur, Qui ne fût ail au prix.

Sa sotte flatterie Eut un mauvais succès, et fut encore punie. Ce Monseigneur du Lion-là Fut parent de Caligula. Le Renard étant proche : Or çà, lui dit le Sire, Que sens-tu ? Dis-le-moi : parle sans déguiser. L'autre aussitôt de s'excuser, Alléguant un grand rhume : il ne pouvait que dire Sans odorat ; bref, il s'en tire. Ceci vous sert d'enseignement : Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire, Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère, Et tâchez quelquefois de répondre en Normand.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles