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Fin de partie, En quoi la pièce est-elle une réflexion sur le temps

Publié le 17/04/2013

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FIN DE PARTIE S. Beckett En quoi la pièce est-elle une réflexion sur le temps ?        Fin de partie, est une pièce de théâtre du milieu du XXème siècle, qui s’intègre bien au mouvement du théâtre de l’absurde. Cette œuvre se base sur une notion de temps et d’espace, ressentie à travers le jeu des personnages. Quels sont les éléments qui constituent la réflexion sur le temps, présente dans cette pièce ? Dans un premier temps, nous étudierons la représentation de l’écoulement du temps, puis dans un second temps, nous nous intéresserons à la dimension infinie de l’attente des personnages, qui parcourt tout le texte.        Au cours de la pièce, le temps s’écoule. Beckett a alors utilisé la représentation théâtrale, en étudiant la question sur le temps réel et le temps sur soi, en utilisant le temps théâtral. En effet, c’est en l’espace d’un temps d’une pièce de théâtre que l’action évolue de façon très lente. Ce temps est retransmis dans l&rsq...
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« grains, un à un, et un jour, et soudain, c'est un tas, un petit tas, l'impossible tas », accentue cette idée d'écoulement lent du temps, qui aboutit à une fin.

La mise en scène, laisse paraitre elle aussi un certain écoulement du temps.

En effet, le leitmotiv « un temps » ne cesse de ralentir l'action, et est d'autant plus très récurrent.

Hamm annonce page 58 : «  je suis mon cours »; on  distingue alors à travers cette métaphore avec le fleuve, le passage d'un temps.

Ce fleuve qui d'ailleurs depuis Héraclite sert d'image au temps.

Les personnages sont donc considérés comme temps eux-mêmes. Ce temps qui s'écoule de façon lente, transparait chez les personnages, comme chez les spectateurs une attente infinie...        Dans Fin de partie, le temps prend une dimension infinie.

En effet, une thèse énonce le temps comme divisible à l'infini.

Mais le paradoxe de Zénon d'Elée, précédemment cité, s'oppose à cette thèse.

En effet, il use de son paradoxe de la flèche pour prouver que pendant un court instant elle va rester immobile, et cela fausse donc le mouvement.

De plus, la notion d'infini se retrouve à travers les personnages.

Clov en a assez de Hamm qui raconte son histoire «  depuis toujours » (pages 17, 18), et c'est d'ailleurs «  toujours la même chose » ( page 32).

La notion de temps dans le sens de repère dans la durée disparait.

En effet, les personnages confondent le jour et la nuit ( page 83), et l'heure devient une heure éternelle : Clov « La même que d'habitude [...] zéro » ( page 16).

Cette partie qui se joue donc tout au long de la pièce semble être une partie interminable, la sortie des personnages semble être un échec.

Clov dés  ire « Gagner la sortie », mais en vain. L'indétermination de l'action est omniprésente.

En effet,  « La lumière grisâtre » citée dans les didascalies dit mal à quel moment de la journée on se trouve.

De plus, l'indétermination temporelle engendre la mise en scène de la propre mort de l'homme.

Le personnage de Hamm exprime bien l'angoisse de cette fin et de l'attente interminable : «  Il est temps que cela finissent et cependant, j'hésite encore à (...) finir » (page 15).

Elle est donc considérée comme un « enjeux » de cette « fin de partie » entre les personnages de Clov et Hamm.

On retrouve page 93, une véritable interrogation sur la mort entre les deux personnages : Clov « Alors, comment veux-tu. »

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