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Quels poèmes illustrent le vers de Victor Hugo (texte 2) : « [Sur la poésie] je fis souffler un vent révolutionnaire » ?

Publié le 29/08/2014

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hugo

 

 

Analyse du corpus

Au premier abord, les poèmes de ce corpus semblent n'avoir que peu de points com­muns : ils datent d'époques différentes (le plus ancien (1558) est celui de du Bellay, poète de La Pléiade, vient ensuite un poème de Hugo (1856), poète romantique, puis un sonnet de Mallarmé (1868), poète symboliste, et enfin un poème de Rimbaud de 1872). Ils ont des formes différentes (les textes 1 et 3 sont des sonnets, le texte 2 est un poème versifié composé de strophes d'alexandrins, tandis que le texte 4 est un poème en prose) et traitent de thèmes différents (du Bellay évoque ses sentiments intimes, Hugo et Rimbaud exposent leur conception de l'écriture poé­tique, quant à Mallarmé, il décrit le crépuscule). Pourtant, ils présentent un point commun : leur poéticité est en effet mise en avant par des auteurs en quête d'une écriture spécifique, qui refuse la banalité et les règles pré-établies.

hugo

« Chapitre 1 La poésie la régularité rythmique des vers : «Mais proche la croisée au nord vacante, un or/Agonise selon peut-être le décor» [v.

9-101.

Enfin, nous notons l'emploi de termes extrêmement rares, employés moins pour leur signification que pour leur sonorité.

Ces véritables« bibelot[s] [...] sonore[s]» confèrent au texte une grande obscurité, qui va à l'encontre de la tradition lyrique de la poésie.

Rimbaud se révèle tout aussi révolutionnaire dans son «Alchimie du verbe» et l"on ne peut être surpris qu'il rêve de« guerres de religion étouffées, révolu­ tions de mœurs, déplacement de races et de continents».

Il fait un pas de plus que Victor Hugo dans la révolution poétique et renonce aux vers pour écrire un poème en prose.

Il refuse désormais toute règle préétablie et décide de régler lui­ même «la forme et le mouvement de chaque consonne» et de suivre «des rythmes instinctifs».

Cet acte révolutionnaire lui permet de transformer la musique de la poésie en un art total, qui mêle forme, couleurs et musique, de manière à toucher «tous les sens».

Dans cette poésie nouvelle, tout est permis au poète, qui peut employer des termes familiers[« idiotes»] et évoquer des réalités triviales [«livres érotiques sans orthographe »l.

Ainsi, le mouvement révolutionnaire, initié par Hugo et les poètes roman­ tiques, se prolonge aussi bien dans la poésie symboliste de Mallarmé [texte 3] que dans les poèmes en prose du voyant Rimbaud [texte 41.. »

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