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Publié le 02/03/2026

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« École des sciences infirmières Faculté de médecine et des sciences de la santé Université de Sherbrooke Réflexion sur une problématique en soins gériatrique dans une perspective de PIA Par Marion Blond (25004389) Gabriel Kakos (25075980) Matthieu Tremblay (16061814) Remis à Amira Sid Mohand Dans le cadre de l’activité pédagogique MSI 628 - Évaluation et interventions avancées auprès des personnes aînées Longueuil 04 décembre 2025 Table des matières Introduction p.1 Mise en contexte p.2 Enjeux relatifs à la situation et rôles de l’IPS associés La fragilité p.2 Les chutes p.4 p.2 La dénutrition p.5 Le délirium………………………… ………………………………………………………….p.7 Conclusion……………………………………………………………………………………….p.9 Références……………………………………………………………………………………..p.10 Introduction Le vieillissement de la population entraîne une augmentation des besoins complexes en matière de soins de santé, faisant des personnes aînées un groupe particulièrement vulnérable. Dans ce contexte, la pratique infirmière avancée (PIA) joue un rôle central, en favorisant une approche centrée sur la personne, la promotion de la santé et l’optimisation de la qualité de vie, et ce, grâce à l’expertise clinique, la capacité d’évaluation approfondie et le rôle de coordination interprofessionnelle des praticiennes. Plusieurs facteurs de risques prédisposent les personnes âgées à des complications, à une perte d’autonomie, aux hospitalisations et au décès prématuré.

La réduction de ces risques est essentielle pour prévenir l’incapacité, favoriser le vieillissement en santé, maintenir l’autonomie des aînés et diminuer les coûts des soins.

La pénurie de places en résidences, en ressources intermédiaires et en CHSLD augmente significativement la nécessité de garder les personnes âgées en santé et autonomes dans leurs milieux de vie. Selon des études récentes, la démence touche 9,9 millions de personnes par an dans le monde, soit un cas toutes les trois secondes.

La démence est l’une des principales causes de handicap et de perte d’autonomie chez les personnes âgées.

Ses répercussions vont bien au-delà des personnes concernées, puisqu’elles affectent aussi leurs proches, leur famille, la communauté et l’ensemble de la société.

(OMS, 2017) Au Québec, en 2025, plus de 187 700 personnes vivent avec un trouble neurocognitif, et chaque année, on compte environ 36 800 nouveaux cas.

Les femmes représentent 62% des personnes atteintes.

Les proches aidants jouent un rôle essentiel : plus de 110 400 d’entre eux offrent chaque semaine plus de 2,6 millions d’heures de soins.

Si aucune mesure n’est prise, le nombre de personnes touchées pourrait augmenter de 145% d’ici 2050 par rapport à 2020. (Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer, s.d.) Au Québec, un million de personnes aînées de 65 ans et plus vivent à domicile et le tiers fera une chute au cours de l’année (INSPQ, 2022).

Les hospitalisations et décès annuels attribuables aux chutes résultent très souvent de fractures de la hanche ou traumatismes crâniens altérant leurs capacités fonctionnelles (INSPQ, 2022).

C’est pourquoi la chute est un important prédicteur de perte d’autonomie et de l’hébergement institutionnel.

Parmi les facteurs à 1 considérer figurent la diminution de la force musculaire et de l’équilibre, l’utilisation inappropriée de médicaments, la présence d’éléments dangereux dans l’environnement domestique, la dénutrition, les troubles de la vision ainsi que l’hypotension orthostatique (INSPQ, 2022). Mise en contexte Mme L., 81 ans, est une femme qui prend plusieurs médicaments et a plusieurs comorbidités.

Elle est connue pour une HTA, de l’insomnie, une apnée du sommeil sous CPAP qui est mal toléré et une ostéoporose.

Depuis quelques mois, son état s’est fragilisé à la suite d'une pneumonie qui a nécessité plusieurs jours d’hospitalisation.

Elle a perdu du poids, présente une fatigue accrue, une augmentation de son anxiété et semble triste.

Le jour, elle reste devant la télévision et ne bouge presque pas.

Au domicile, ses filles ont observé une errance nocturne.

Elles doivent faire beaucoup plus de choses pour compenser sa perte d’autonomie.

Elles rapportent également que Mme L.

présente des oublis. Une nuit, Mme L.

fait une chute significative: elle présente un hématome et de la douleur à la hanche qui l’amène à être transportée à l’hôpital.

Malgré son traitement par biphosphonate, une fracture de la hanche est diagnostiquée, possiblement favorisée par son ostéoporose.

À la suite d'une chirurgie de prothèse totale de la hanche, lors de son hospitalisation, elle présente une désorientation, une activité et agitation accrue la nuit et tient des propos incohérents.

Lors des soins, elle présente une opposition, voire une certaine agressivité.

Elle refuse parfois de s’alimenter. Deux infirmières praticiennes spécialisées, une en soins aux adultes et une en soins de première ligne, sont assignées au dossier pour assurer les soins lors de l’hospitalisation et pour collaborer un retour à domicile et la continuité des soins lorsque Mme L.

aura son congé.

Elles discutent toutes deux des enjeux liés à la situation de Mme L.

et comment assurer un suivi conjoint selon leurs compétences. Enjeux Relatifs à la Situation et Rôles de L’IPA Associés La Fragilité La fragilité est un terme qui englobe plusieurs facteurs augmentant le risque d’une récupération moins optimale suivant un événement causant un stress chez les personnes âgées 2 (Lussier et Massoud, 2022).

Ceci rend les personnes âgées plus vulnérables à des conséquences sérieuses (Lussier et Massoud, 2022) suivant un événement qui serait plus bénin chez une personne plus jeune, tel qu’une infection respiratoire.

Quelques exemples de ces complications sont les chutes, un délirium, une perte d’autonomie ou même un décès (Lussier et Massoud, 2022).

Il est donc important pour les professionnels de la santé d’identifier ces facteurs et de les prendre en sérieuse considération pour leurs interventions cliniques. La fragilité peut être modélisée de plusieurs manières.

Une de ces manières est le modèle de Fried, qui identifie la fragilité comme étant un processus et un syndrome, et utilise cinq facteurs pour détecter la fragilité: le ralentissement de la vitesse de marche, la faiblesse de la force de préhension, la fatigue, la perte de poids involontaire et la faible dépense énergétique (Lussier et Massoud, 2022). La fragilité prédispose et est une composante d’un syndrome plus large: La détérioration (plus précisément en anglais failure to thrive), un syndrome englobant aussi les handicaps et les troubles neurocognitifs, tous deux étant aussi des problématiques chez les personnes âgées (Agarwal, 2025).

L’importance d’identifier, d’adresser et de réduire les risques associés à la fragilité est donc cruciale pour conserver l’autonomie des personnes âgées. Dans la situation de Mme L, celle-ci présente une fatigue multifactorielle (apnée avec CPAP mal toléré, affaiblissement à la suite d’une hospitalisation), une perte de poids suite à son hospitalisation et une diminution de sa mobilité.

Ces facteurs ont aussi un risque de se potentialiser eux-mêmes et créer un cercle vicieux: la fatigue chronique diminue son énergie, Mme L.

se mobilise donc moins.

En étant plus immobile, elle perd de la masse musculaire.

Cette perte de masse musculaire réduit sa capacité à se mobiliser et augmente son risque de chute.

Si des interventions ne sont pas mises en place, des complications supplémentaires, telles qu’une chute, pourraient se manifester liées à son état plus fragile.

Mme L.

est aussi ostéoporotique, ce qui augmente les risques associés à la fragilité, notamment si elle chute, ce qui peut précipiter plus sévèrement des fractures. L’IPA joue un rôle large et important dans le dépistage et l’évaluation de la fragilité.

Lors de la pratique clinique directe (Tracy et Al., 2023), l’IPA évalue les facteurs liés à la fragilité et identifie ses patients à risque, notamment en utilisant le signe AINÉÉS (Lussier et Massoud, 2022).

Puisque la fragilité est un syndrome global plutôt qu’une pathologie directe sur laquelle il 3 faut agir, l’identification précoce est importante pour prévenir des complications.

Lorsque des facteurs de fragilité sont identifiés, l’IPA utilise les données probantes (Tracy et Al., 2023) pour mettre en place des interventions axées sur la réduction du risque adapté aux besoins des patients et pour garder en considération l’impact de la fragilité sur les interventions liées à d’autres pathologies (Lussier et Massoud, 2022), telle que l’ostéoporose.

En collaboration avec la famille, elle fait de l'enseignement pour guider (Tracy et Al., 2023) les proches de la patiente à reconnaître les signes de fragilité et sur l’importance d’en faire part à l’équipe traitante lorsque la patiente sera de retour à domicile.

L’IPA agit aussi comme leader (Tracy et Al., 2023) en enseignant à l’équipe traitante l’importance d’identifier les signes de fragilité et les raisons pour lesquelles il est crucial d’intervenir rapidement chez les patients à risque. Les Chutes Les chutes chez les personnes âgées sont fréquentes et sont un risque majeur d’atteinte à l’autonomie (Kiel, 2025).

Elles sont causées par des atteintes à de multiples systèmes du corps (Kiel, 2025), notamment les systèmes exécuteurs (système nerveux central et muscles), les systèmes de rétroaction (vision, équilibre, proprioception) et les systèmes de support (cardiovasculaire et squelettique) (Lussier et Massoud, 2022).

Le vieillissement normal contribue, à un certain niveau, aux problèmes liés à l’équilibre, tandis que certains patients ont des problèmes pathologiques (Lussier et Massoud, 2022); il est donc important de reconnaître les aspects normaux et pathologiques qui contribuent au risque de chute.

Plusieurs pathologies et médicaments augmentent aussi, parfois significativement, le risque de chute chez les personnes âgées (Lussier et Massoud, 2022) (Kiel, 2025).

Finalement, l’environnement dans.... »

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