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Grand oral du bac : LA DÉPRESSION

Publié le 02/02/2019

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On recourt parfois à la thérapie de groupe pour soigner les dépressions. Les relations particulières qui s’établissent au sein du groupe sont utilisées comme facteur de guérison ou de changement.

 

▼ Le cerveau

 

d'un sujet déprimé (en haut), montre des zones de faible activité métabolique différentes de celles que l’on observe sur le cerveau d’une personne saine (en bas).

de se sentir heureux. Ce déséquilibre perturberait les centres psychomoteurs qui, dans le cerveau, commandent l’activité. Ce facteur expliquerait que les dépressifs se sentent démunis et incapables d’accomplir des tâches quotidiennes.

 

Les facteurs psychologiques de la dépression

 

Les dépressions endogènes dépendent de toute une série de facteurs psychologiques. Selon la théorie freudienne, les traumatismes vécus par les dépressifs pendant l’enfance auraient développé en eux une forte dose de colère et d’agressivité, qu’ils refouleraient en nourrissant vis-à-vis d’eux-mêmes des sentiments d’inutilité et de culpabilité. Ces derniers se révéleront lors de la dépression.

 

Une autre théorie parle de structure d’échecs acquise. Après une succession d’échecs, le sujet s’imagine qu’il ne pourra jamais rien réussir et entre dans la spirale de la dépression qui ne cessera de s'aggraver si on ne la traite pas. Bien que les scientifiques, les psychiatres et les psychothérapeutes divergent sur les causes possibles de la dépression, ils s’accordent tous pour la considérer comme une maladie grave et complexe, dont la prise en charge thérapeutique pose nombre de problèmes.

La thérapeutique des états dépressifs vise à diminuer la souffrance et la durée des accès ainsi qu’à éviter le passage à l’acte suicidaire. On recourt à trois moyens (psychothérapie, chimiothérapie ou électrochocs) en fonction de la nature de la dépression et de la personnalité du patient. L’hospitalisation s’avère indispensable lors des états mélancoliques et de dépression grave.

 

Les traitements

 

La psychothérapie convient aux patients qui ne présentent pas de symptômes graves ou chez lesquels le facteur psychologique déclenchant est évident. La thérapie est soit individuelle (le patient parle avec son thérapeute en tête-à-tête), soit pratiquée en groupe (plusieurs patients parlent ensemble de leurs difficultés sous l’égide d’un psychothérapeute). Le sujet déprimé trouve du réconfort à pouvoir partager ses problèmes et à recevoir aide et conseil. La psychothérapie de groupe est aujourd’hui très utilisée pour venir en aide à ceux qui souffrent de troubles tels que l’obésité, l’alcoolisme ou bien encore auprès des femmes battues. Ces perturbations psychologiques peuvent générer des dépressions.

 

Les antidépresseurs constituent la chimiothérapie spécifique de la dépression. Ils permettent d’augmenter ou de diminuer les neuromédiateurs (substances qui transmettent les influx entre les cellules nerveuses). Les antidépresseurs augmentent les fonctions NA (noradrénaline), 5HT (sérotonine) et DA (dopamine). Ils produisent leurs effets de manière différée, de huit à quinze jours, et n’entraînent pas de dépendance.

 

L’électrochoc s’adresse aux sujets atteints d’une dépression profonde, lorsque les autres formes de traitement ont échoué. Il consiste à faire passer dans le cerveau du patient, préalablement anesthésié, un courant de basse fréquence. Les recherches en ce domaine montrent que l’électrochoc agit en excitant la réactivité du cerveau à la noradrénaline. Certains neuropsychiatres considèrent que ce traitement est extrêmement efficace et sans danger, même s’il a pour effet secondaire de provoquer une perte temporaire de mémoire.

« La dépression Selon certains chercheurs, la dépression aurait une origine génétique.

Cette hypothèse se fonde sur le fait que l'incidence de la dépression est beaucoup plus élevée dans certaines familles et qu'il pourrait donc y avoir une prédisposition héréditaire.

C'est le cas pour la dépression maniaque en parti culier, dont le gène respon­ sable aurait été localisé sur le chromosome 11.

Une autre hypothèse communément admise par les psychiatres attribue le déclenchement de la dépression à un déséquilibre biochimique affectant soit l'équilibre hormonal, soit des sub­ stances concernées par la chimie du cerveau.

Des études ont révélé que la dépression se signale par­ fois, soit par la présence anormalement élevée de glucocorticoïdes dans le sang (c'est-à-. »

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