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Conseils et remarques : Dissertation, commentaire de texte, exercice sur texte

Publié le 23/03/2015

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Venons-en enfin à l'exercice sur texte qui concerne uniquement l'épreuve de philosophie des baccalauréats de technicien. Il constitue, tout comme le commentaire de texte pour les autres séries, le troisième sujet des séries techniques. Comment se présente cet exercice ? Il s'agit de répondre à une série de questions figurant au bas du texte. En général, on demande à l'élève de dégager l'idée centrale du texte, de préciser le sens de certains concepts ou de certaines expressions, et enfin de rédiger, à propos du texte, un essai critique. Telles sont les différentes étapes de ce sujet. Indiquons que pour l'explication des concepts importants, il est souvent judicieux de s'aider du contexte. On se demandera toutefois si, dans un contexte différent, les concepts ou les expressions à expliquer auraient la même signification. La dernière question de l'exercice sur texte demande aux élèves de rédiger un « essai critique «. Pour savoir ce que signifie cette expression, écoutons ce que nous disent les instructions officielles : « Les candidats seront enfin invités à rédiger un essai critique et personnel sur l'un des problèmes concernés par le texte. Cet essai visera à dégager le problème, à préciser son sens et son intérêt philosophique et à exposer les conditions de son élucidation. « Il s'agit là, d'une certaine façon, d'une dissertation condensée.

 

Mettons un point final à ces conseils et à ces remarques en souhaitant aux élèves qui préparent l'épreuve de philosophie bon courage et bonne chance.

« Conseils et remarques 11 fonction du sujet choisi. Imposer en philosophie un code de la dissertation, c'est ruiner tout effort de réflexion. Par exemple il est néfaste de faire croire aux élèves qu'une dissertation doit impérativement obéir au rythme à trois temps de la thèse, de l'antithèse et de la synthèse. Si cette façon de procéder peut s'avérer utile dans certains cas, il ne faut pas s'imaginer pour autant que tous les sujets doivent se régler sur ce schéma. Passons maintenant au rôle important que joue l'introduction dans une disserta­ tion. Nous conseillons en premier lieu aux élèves de rédiger intégralement l'introduc­ tion au brouillon. Ce conseil vaut aussi pour la conclusion. Hormis ces deux parties du devoir, il est tout à fait inutile, voire nuisible, de rédiger l'ensemble de sa copie au brouillon. Heureusement cette sotte manie qui faisait que certains élèves, le jour du baccalauréat, n'avaient pas le temps de recopier, semble être en voie de disparition. L'introduction a une double fonction. Non seulement elle présente au lecteur les grandes articulations du devoir, mais encore elle transforme le sujet en une question ou en une série de questions. Ici l'on peut se demander ce qu'il en est lorsque, comme cela arrive fréquemment, le sujet revêt lui-même la forme d'une question. Il est bien entendu qu'il ne faut pas alors se croire dispensé du travail préalable d'analyse et de réflexion. Voudrait-on répondre immédiatement à la question posée qu'à coup sûr on manquerait le sens du sujet. Dès lors que le sujet se présente sous l'aspect d'une question, il convient de s'interroger sur les présupposés de celle-ci. Le corps de la dissertation est rédigé directement au propre à partir du canevas détaillé que l'on a au préalable établi. Il peut fort bien être divisé en un certain nombre de grandes parties qui correspondent à autant de questions importantes. Le développement de chaque partie peut à son tour se subdiviser en plusieurs paragraphes. Ces divisions et ces subdivisions sont liées et obéissent à une progression dans l'analyse. Bref, la progression suppose une série de transitions et débouche sur la conclusion. La conclusion clôt le sujet. Mais elle ne se contente pas d'être un résumé de la dissertation. Tout comme l'introduction la conclusion présente en effet une double fonction. Elle ne peut véritablement clore un sujet qu'en s'efforçant de faire apparaître le lien qui existe entre celui-ci et d'autres sujets voisins. La clôture est ainsi du même coup ouverture. Mais cette ouverture ne doit pas être artificielle. Rien n'est plus désagréable à lire que des conclusions bâclées dans lesquelles l'on s'efforce d'élargir à tout prix l'horizon. Il convient toujours que le lien que l'on établit entre le sujet traité et des thèmes plus généraux soit fondé. De même qu'il faut bannir des introductions les formules éculées du type : « de tout temps les hommes ont pensé que ... », il faut absolument proscrire des conclusions ces phrases creuses qui, quel que soit le sujet abordé, affirment avec une singulière constance que « ce sujet nous a amené à nous poser la question de la place de l'homme dans l'univers ». Examinons à présent quelques défauts fréquents. L'on doit d'abord se garder de parler de quelque chose que l'on connaît mal, voire pas du tout. Il faut aussi éviter de »

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