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MOT ET ALEYIN, LE COMBAT SANS FIN

Publié le 01/10/2013

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Les différentes versions du mythe tendent ici à se contredire, les unes narrant d'emblée le retour en grâce de Môt, les autres insistant au contraire sur sa déchéance. Certaines versions racontent le combat qui finit par avoir lieu entre les deux rivaux. Aleyin l'emporte, moins puissant mais plus endurant : la patience de la pluie finit par avoir raison de l'énergie du Soleil. Puis les rivières se calment, le déluge cède la place aux nuages et au froid . L'hiver succède à l'automne, puis vient le printemps. L'eau continue à couler sur le monde.

« ALEYIN RENTRE EN GRÂCE La mort de l' un permet la résurrection de l'autre ; le monde a besoin d'un maître .

Aleyin vivant, la pluie revient, les rivières se gonflent, menacent bientôt de déborder.

Anat se voit sommée de rendre compte de ces désordres: avec l'aide d'une des filles de El, Sapas, elle part à la recherche de son frère.

L es différentes versions du mythe tendent ici à se contredire, les unes narrant d'emblée le retour en grâce de Môt, les autres insistant au contraire sur sa déchéance.

Certaines versions racontent le combat qui finit par avoir lieu entre les deux rivaux.

Aleyin l'emporte, moins puissant mais plus endurant : la patience de la pluie finit par avoir raison de l'énergie du Soleil.

Puis les rivières se calment, le déluge cède la place aux nuages et au froid.

L'hiver succède à l'automne, puis vient le printemps .

L.:eau continue à couler sur le monde.

L es deux déesses pleurent la mort du Soleil, qu 'elles ont enter­ ré dans le désert.

Le règne d'Aleyin est un temps de deuil, qui voit la terre reprendre des forces dans la tristesse et la fro idure .

Anat elle-même descend dans la tombe de Môt, accompagnée de la veuve de ce dernier.

Toutes deux boivent leurs propre s larme s.

Les pleurs des déesses arrosent le monde .œ ~ Mlifauu.,..

Fille de Baal et sœur d'Aleyin , Anat apparaît comme une figure ambiguë.

Sa présence est presque anecdotique dans le panthéon phénicie n, mais le personnage aurait pu donner lieu à une mythologie plus conséquente .

Son rôle principal, en effet, est d'assurer la survie des dieux qui, comme on le voit dans fhistoire de Môt et Aleyin , passe par la mort et le sacrifice.

c·~st elle qui tient les clés d'une immortalité dont on sait - L'Epopée de Gilgamesh le prouve assez- qu'elle obséda longtemps les Mésopotamiens .

LEs TMLETTES DE RAs 5HAMtA Datant du xur siècle av.

J .-C ., les tablettes cunéiformes de Ras Shamra (le nom moderne de la ville d'Ougarit.

en Syrie) constituent la principale source d'information sur le mythe de Môt et Aleyin, qui leur est sans doute ant érieur de plusieurs centai nes d'a n nées.

Ces tablettes, bien conservées même si elles présentent quelq ues lacunes, sont des poèmes narratifs qui nous donnent une bonne idee de la littérature phénicienne : phrases courtes et simples, bien rythmées, volontiers répétitives.

Les dieux y apparaissent comme des personnages menant une vie concrète, reprenant souvent les gestes des mortels.. »

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