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Tombé-je malade comme une machine tombe en panne ?

Publié le 27/02/2008

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«La maladie ne nous apparaît plus comme un parasite vivant sur l'homme et vivant de l'homme qu'elle épuise. Nous y voyons, la conséquence d'une déviation, initialement minime, de l'ordre physiologique. Elle est, en somme, un ordre physiologique nouveau, auquel la thérapeutique doit avoir pour but d'adapter l'homme malade.» Dans cette perspective la douleur ne signale pas la maladie, elle est « un fait de maladie », elle est maladie. e) K. Goldstein et la maladie comme comportement catastrophique. ? Pour Goldstein, enfin, le caractère anormal de la maladie ne saurait renvoyer ni à une norme statistique ni à une norme idéale supra-individuelle. La maladie ne peut-être définie que par une norme individuelle, c'est-à-dire par référence de l'individu à lui-même. « Les symptômes pathologiques sont l'expression du fait que les relations entre organisme et milieu qui répondent à la norme ont été changées par le changement de l'organisme et que beaucoup de choses qui étaient normales pour l'organisme normal ne le sont plus pour l'organisme modifié. La maladie est ébranlement et mise en péril de l'existence.

« • Pour Goldstein, enfin, le caractère anormal de la maladie ne saurait renvoyer ni à une norme statistique ni à unenorme idéale supra-individuelle.

La maladie ne peut-être définie que par une norme individuelle, c'est-à-dire parréférence de l'individu à lui-même.

« Les symptômes pathologiques sont l'expression du fait que les relations entreorganisme et milieu qui répondent à la norme ont été changées par le changement de l'organisme et que beaucoupde choses qui étaient normales pour l'organisme normal ne le sont plus pour l'organisme modifié.

La maladie estébranlement et mise en péril de l'existence.

Par conséquent la définition de la maladie demande pour point de départla notion d'être individuel.

La maladie apparaît lorsque l'organisme est modifié de telle façon qu'il en vient à desréactions catastrophiques dans le milieu qui lui est propre.

» • La maladie apparaît donc comme une rupture de la relation d'équilibre régnant entre un individu et son milieu.

Estmalade celui qui n'est plus apte à s'adapter à son milieu qui lui devient dangereux et auquel il réagitcatastrophiquement.

Mais la maladie n'en est pas pour autant absence de normes : le malade n'est pas seulementporteur d'un désordre, il est porteur d'une nouvelle norme de vie, mais d'une norme inférieure en tant qu'elle n'admetnul écart des conditions dans lesquelles elle est valable.

«Ce que Goldstein a relevé chez ses malades, c'estl'instauration de nouvelles normes de vie par une réduction du niveau de leur activité, en rapport avec un "milieunouveau mais rétréci (...) Le malade est malade pour ne pouvoir admettre qu'une norme (...) Le malade n'est pasanormal par absence de norme, mais par incapacité d'être normatif.

» (Canguilhem).

Contrairement donc à ce quepensaient A.

Comte et Cl.

Bernard « la maladie n'est pas une variation sur la dimension de la santé, elle est unenouvelle dimension de la vie » (Canguilhem). 3) la maladie comme fait social La maladie possède par ailleurs des liens étroits avec le refus ou l'acceptation des normes sociales et culturelles quis'entremêlent avec l'écologie.- On peut être tenu, et se tenir, pour malade en raison d'une non-conformité à une norme sociale, éthique ouesthétique.

La masturbation, par exemple, est considérée au xixe siècle comme une «maladie» qu'il convient de«soigner» (cf.

Tissot, De l'onanisme, 1760); de même assiste-t-on de nos jours à l'apparition de l'obésité commemaladie.- L'ordre social pourra aussi rejeter dans la maladie les sujets considérés comme nuisibles.

Cf.

les analyses deFoucault sur l'usage fait du concept de folie (les établissements où l'on enferme les « fous » à partir du XVIIe siècleont des structures semi-juridiques).

Cf.

aussi l'utilisation de la psychiatrie à des fins de répression politique enU.R.S.S.- C'est en fonction des capacités intégratives des structures sociales que certains troubles du comportement serontou non considérés comme des «maladies».

Ainsi M.

Mead a-t-elle souligné que la société balinaise, où la culture estessentiellement symbolique, se montre capable d'assimiler, donc de considérer comme normales, des personnalitésque notre culture considérerait comme schizophrènes. conclusion La maladie est un désordre, une désadaptation, nuisible ou non, de l'être à son milieu.

La maladie est donc unerégression et représente en ce sens la contre-partie de l'évolution adaptative à quoi se ramène la santé.. »

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