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Violence acquise ou innée?

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Violence innée ou acquise ? Par David Martens Chapitre I Introduction Violence - (lat. violentia ; vis (lat.) la force) Caractère de qqn susceptible de recourir à la force brutale, caractère de quelqu'un qui est emporté, agressif ; brutalité : ensemble des actes caractérisés par des abus de la force physique, des utilisations d'armes, des relations d'une extrême agressivité. Grand Dictionnaire Encyclopédique - Larousse La violence est un thème tellement vaste, que l'exploiter entièrement dans ce travail relève pratiquement de l'impossible. Présente partout, on en parle tous les jours. Actuellement, elle est même devenue un élément à part entière dans notre vie. A la télévision, à la radio, dans la presse, la violence prolifère jusqu'à en avoir des nausées : guerres, émeutes, agressions, viols,... Jadis, si dans certains pays comme l'Islande, un cambriolage était à la tête de toutes les informations, ici, c'était considéré comme un cas tout à fait normal et sans importance vu l'énorme quantité des méfaits commis. Maintenant, à force de la côtoyer, nous nous sommes habitués à la violence, voir même devenus indifférents. A cause de cette indifférence, l'Homme est même allé jusqu'à détruire la nature, sciant ainsi la branche sur laquelle il est assis. Aujourd'hui, nous assistons à un véritable drame dû au réchauffement climatique. Malgré les avertissements réguliers (et de plus en plus fréquents) de la nature, l'être humain continue, tête baissée, à abattre des forêts, polluer l'atmosphère, souiller les océans et j'en passe. Comme chacun subit aujourd'hui l'effet des médias et de leurs annonces tristes et monotones, je ne vais pas enfoncer le clou dans la plaie, et parler des différents cas de violence dans mon TFE. Ce travail consistera plutôt à trouver l'origine de la violence et la manière dont elle évolue, surtout chez les enfants. Pourquoi ? Car les enfants sont de futurs adultes. Ce sont eux qui formeront l'avenir et qui dirigeront le monde. C'est pourquoi, pour ne pas se jeter dans la gueule du loup et finir à la catastrophe, la compréhension du phénomène de violence chez les jeunes personnes est donc primordiale. Pourquoi peut-on devenir violent ? La violence, on la voit, on la sent, on l'entend. C'est bien. Mais pourquoi tous ces gens deviennent-ils violents ? Au lieu de combattre la violence directement, pourquoi ne pas s'attaquer à l'origine de sa formation ? La violence commence par les contraintes. L'Homme a toujours été soumis à des obligations. En effet, dès le plus jeune âge, le bambin « doit » et ne « peut pas » : « Tu dois être sage », «  tu ne peux pas faire des bêtises ». Ensuite, l'enfant entre à l'école : il « doit » écouter le professeur et « doit » faire ses devoirs. Cette exigence se répète par la suite dans le milieu du travail. Ainsi, la révolte s'installe petit à petit lorsque l'Homme est surmené. Il ne manque plus que les événements autour de lui ne se passent pas comme il le souhaite ou selon ses habitudes, et sa colère éclate. Le phénomène de la violence n'est pas nécessairement déterminé par un coup de revolver ou une petite délinquance en constante augmentation. Il est plutôt devenu une forme d'expression. Grâce à elle, l'être humain arrive à apaiser sa tension, à « calmer ses nerfs ». Par ailleurs, le cas des familles recomposées ou bien séparées peut être un facteur engendrant également la violence. En effet, dans de nombreux foyers, le rapport parents-enfants a été modifié : chaque conflit prend une dimension vitale, où personne n'est capable d'accepter le point de vue de l'autre. Dans ce genre de relation d'intolérance, le moindre problème peut se traduire par de nombreux désaccords et diverses altercations. La famille finit parfois par se scinder irrémédiablement en coupant tout contact entre les membres. Ainsi, les enfants subissant un divorce, rejetés des conflits parentaux et abandonnés à eux-mêmes se réfugient dans le seul moyen pour eux de prouver leur existence : la violence. De plus, les problèmes économiques et le chômage n'améliorent pas les circonstances. Tiraillés entre les médias proclamant des crises et les travaux intérimaires ne leur garantissant aucune certitude, les personnes en difficulté sociale finissent par lâcher prise sous l'effet de l'inquiétude, du pessimisme et de l'insécurité. D'autre part, en voyant autour d'eux des citoyens fortunés et sans aucune difficulté sociale, leur seule réponse se traduit par la violence. Pour les psychanalystes, la violence est liée à la survie. En général, elle prend la forme d'autodéfense ou d'une tentative de faire subir à l'autre ce qu'on a subi soi-même. Aujourd'hui, ce fléau touche toutes les couches sociales chez les adolescents. Le manque de repères, l'absence de conscience et de limites présents chez ces jeunes individus sont une source de phénomènes désagréables comme l'agressivité et la révolte. Bien qu'elles n'aient pas de cause ni d'adversaire précis, la haine et la rage sont devenues leur vertu. Chapitre II - Pourquoi ce sujet ? Exemple dans ma famille Le thème de la violence m'interpelle depuis mon enfance car j'ai souvent été confronté à celle-ci. Premièrement, un cas dans ma famille m'a rapproché de ce sujet de façon significative en me montrant jusqu'où une jeune personne peut arriver sous la pression de la société et des problèmes parentaux. En effet, la révolte contre la vie, contre le système éducatif et contre le cercle familial a entraîné l'individu vers l'alcoolisme, la drogue et la violence. De plus, lors de mes transports en ville, j'ai vécu quelques fois diverses confrontations. En effet, l'année passée a été une année particulièrement fatidique. J'ai été accosté dans le métro, et attaqué non seulement verbalement mais aussi physiquement. Heureusement, dans la plupart des cas, mes « bonnes jambes » m'ont permis de finir sain et sauf. Depuis lors, je me suis interrogé sur le problème : comment en plein jour, dans le métro bondé de voyageurs, peut-on se faire agresser sans que « personne ne remarque rien » ? C'est sur ce point qu'on rejoint une des idées émises précédemment : l'indifférence et la peur. Par ailleurs, un autre événement qui m'a interpellé était un cambriolage. Mes parents en déclarant les faits aux agents, se sont entendu dire : « soyez heureux que vous n'étiez pas la ! ». Non seulement, tous leurs biens ont été dérobés, mais ils doivent se considérer « heureux » de ne pas avoir été présents. A ce moment, on peut remettre en cause la question de sécurité. Les sans-abris dénigrés constamment, et vivant dehors, sans protection, sans aucune aide sociale sont peut-être au final plus en sécurité que les personnes au statut normal, qui (pourtant) travaillent durement pour gagner leur vie, pendant que d'autres en profitent pour les spolier sans scrupules. Les biens matériels ont décidément changé la façon de penser de l'être humain : jalousie et haine, bienvenus ! Aujourd'hui, ce n'est pas une bonne clef ni une porte solide qu'il faut avoir, mais des bonnes jambes et une connaissance en arts martiaux pour se défendre... Conscient de l'énormité du sujet, je laisserai aux mains des spécialistes le problème des guerres, des génocides, des manifestations et autres cas de violence. Je développerai le phénomène de la violence personnelle, dont la mienne, et me pencherai sur son origine. Dans tous les cas, je pense que chaque forme de violence est issue du même conflit : le manque d'amour. Réalisation d'un film sur la violence Ayant l'intention de faire des études de cinématographie dans le futur, l'écriture de ce TFE va me donner une base quant à l'analyse psychologique des personnages. J'ai d'ailleurs déjà démontré cette violence dans un de mes court-métrages. De plus, avant de partager une idée, il faut d'abord la comprendre. En effet, sa diffusion entraîne sans aucun doute des critiques et beaucoup de questions. Il faut savoir ainsi se défendre et oser se positionner face au sujet en évoquant ses propres arguments. De ce fait, j'espère atteindre par ce travail une meilleure perception de la violence dans tous ses états. Se connaître soi-même Pour finir, l'accomplissement de cet ouvrage devrait m'apporter une meilleure compréhension du psychisme humain. En effet, certains comportements, certaines attitudes s'avèrent souvent incompréhensibles, chez les adolescents en particulier. En prenant conscience du problème de la jeunesse actuelle, je devrais pouvoir y retrouver ma personne et ainsi, apprendre à me connaître moi-même. Chapitre III - Violence acquise L'éducation Certains disent qu'on naît comme Tabula rasa et que nous apprenons tout au fil de notre vie, y compris la violence. Ainsi, le lieu social, l'éducation, la situation de vie sont des éléments importants influençant notre manière d'agir. Actuellement, la formation d'un enfant est chose difficile. Non seulement il faut l'initier à la vie, dès le plus jeune âge, mais de l'autre côté, le défendre contre toute agression du monde extérieur. Dès la naissance, le bambin découvre le monde grâce à ses sens et tout ce qui l'entoure ; l'expérience constitue d'ailleurs le moyen d'apprentissage le plus rapide. Quand j'étais plus jeune, ma maman m'interdisait de toucher les plaques chaudes de la cuisinière. Comme chacun le sait, les petits n'aiment pas écouter les parents. J'ai fini par ne plus m'approcher de cette source de chaleur seulement après m'être brûlé les mains...et avoir eu mal ! L'être humain est en quelque sorte destiné à souffrir pour apprendre. La perception du monde de l'enfant est stimulée par différents facteurs. Tout d'abord, il doit se soumettre aux règles du foyer. S'il a de la chance, ses parents seront conscients et lui inculqueront une pédagogie convenable. Malheureusement, certains jeunes sont trop souvent laissés à leur propre sort, victimes du désintérêt de leur famille. En effet, ne voit-on pas de plus en plus d'adolescents vagabonder dans les rues le soir et ne sachant que faire ? Pourquoi les parents ne s'inquiètent-ils pas ? Leur attitude irresponsable débouche fréquemment sur une forme de délinquance. Sous l'effet de l'ennui, les jeunes gens cherchent à s'amuser, ce qui se traduit régulièrement par de l'agressivité. Témoin de disputes entre ses parents et privé d'amour familial, l'enfant se perd dans les ruelles sombres de la ville fréquentées par des individus peu recommandables. De plus, d'autres facteurs mettent la pression sur les adolescents : ainsi la religion, quelquefois à l'origine de conflits et de manifestations, ou bien l'école, dont les règles ne plaisent pas toujours à chacun. Cet établissement, censé être un lieu paisible où l'enfant s'épanouit intellectuellement, devient aujourd'hui source de violence. Une étude réalisée par l'UNICEF et l'Ecole de psychologie de Casablanca a démontré que 87% des étudiants ont été victime de châtiments corporels et verbaux, alors que 73% des professeurs avouent avoir frappé des élèves. Les enfants plongés constamment dans un climat d'agressivité et qui n'ont vu que cette image négative chez leurs parents, pensent que c'est la seule manière d'agir pour atteindre un but. Ainsi, il faut se chamailler, s'injurier et être violent pour survivre. Ceci ramène à la théorie de catharsis (Aristote) qui justifie le soulagement des émotions négatives et désagréables par des agissements agressifs. David Berkowitz écrit que « le fait que j'aie atteint mon but implique que le comportement est renforcé ; ainsi, à long terme, j'ai plus de chances de me comporter de nouveau de façon agressive ». Plus tard, par rancune envers les parents, les éducateurs, la société ou la politique, le risque de ne plus se contrôler et agir violemment s'amplifie. Si l'on ajoute à cela la jalousie et la haine contre les riches qui ont réussi dans la vie, ces émotions se traduiront souvent par un besoin d'agresser, de violer ou peut-être même de tuer. Certains philosophes sont donc d'avis que la violence a pour unique raison, une provocation extérieure. John Paul Scott, professeur émérite à l'université d'Etat de Bowling Green a émis l'idée que « toutes les données actuellement disponibles indiquent que le comportement de lutte chez les mammifères supérieurs, y compris les humains, a pour origine une stimulation externe, et il n'existe aucune donnée témoignant d'une stimulation interne spontanée. »

« 1) Introduction Violence – (lat. violentia ; vis (lat.) la force) Caractère de qqn susceptible de recourir à la force brutale, caractère de quelqu’un qui est emporté, agressif ; brutalité : ensemble des actes caractérisés par des abus de la force physique, des utilisations d’armes, des relations d’une extrême agressivité. Grand Dictionnaire Encyclopédique – Larousse La violence est un thème tellement vaste, que l’exploiter entièrement dans ce travail relève pratiquement de l’impossible. Présente partout, on en parle tous les jours. Actuellement, elle est même devenue un élément à part entière dans notre vie. A la télévision, à la radio, dans la presse, la violence prolifère jusqu’à en avoir des nausées : guerres, émeutes, agressions, viols,… Jadis, si dans certains pays comme l’Islande, un cambriolage était à la tête de toutes les informations, ici, c’était considéré comme un cas tout à fait normal et sans importance vu l’énorme quantité des méfaits commis. Maintenant, à force de la côtoyer, nous nous sommes habitués à la violence, voir même devenus indifférents. A cause de cette indifférence, l’Homme est même allé jusqu’à détruire la nature, sciant ainsi la branche sur laquelle il est assis. Aujourd’hui, nous assistons à un véritable drame dû au réchauffement climatique. Malgré les avertissements réguliers (et de plus en plus fréquents) de la nature, l’être humain continue, tête baissée, à abattre des forêts, polluer l’atmosphère, souiller les océans et j’en passe. Comme chacun subit aujourd’hui l’effet des médias et de leurs annonces tristes et monotones, je ne vais pas enfoncer le clou dans la plaie, et parler des différents cas de violence dans mon TFE. Ce travail consistera plutôt à trouver l’origine de la violence et la manière dont elle évolue, surtout chez les enfants. Pourquoi ? Car les enfants sont de futurs adultes. Ce sont eux qui formeront l’avenir et qui 22 »

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