Devoir de Philosophie

allemand

Publié le 09/05/2026

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« Le Devoir/ La raison Dans la mesure où l’homme est libre et qu’il est capable dans des cas de situations limites de s’inventer bourreau, (voir l’exemple d’Adolph Eichmann) on pourrait se demander si les devoirs de respect des uns vis-à-vis des autres que la morale enseigne ne sont pas les meilleurs moyens d’empêcher les hommes de se nuire mutuellement et de préserver un minimum de concorde entre eux. Au fait, qui était Adolph Eichmann ? https://youtu.be/Omk3iyCcYXA?si=o1EKJqWz0XSxXqZK Si l’homme n’est pas programmé par avance à faire le mal et à commettre le pire comme on l’a vu chez Sartre, s’il est capable d’infliger des souffrances à autrui, le devoir de s’empêcher et de respecter les autres semble se présenter comme un rempart contre la barbarie.

La conscience d’avoir des devoirs est ce qu’on appelle la conscience morale.

C’est à travers notre conscience morale que nous avons connaissance de ce qui est bien et mal, de ce qui est juste ou injuste.

Obéir à nos devoirs permettrait de bien agir et se soustraire à nos devoirs nous conduirait à commettre des fautes sur le plan moral.

Qu’est-ce donc alors qu’un devoir ? Un devoir représente une règle d’action qui dicte ce qu’il faut faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire.

Il semble permettre aux hommes de cohabiter plus ou moins pacifiquement en évitant la logique du pire celle qui consiste à commettre des injustices voire des actes inhumains.

On pourrait se demander alors si l’éducation morale, dont la fonction est d’enseigner un ensemble de devoirs, ne sauve pas l’humanité en lui évitant de sombrer dans la monstruosité. Si les devoirs moraux peuvent jouer ce rôle de remparts et s’ils sont en mesure de prévenir le risque de commettre des actes abjects vis-à-vis d’autrui alors il conviendrait de s’intéresser de plus près à leur rôle, leur pouvoir et leur fondement. D’autant plus que Cicéron présente le devoir comme préoccupation centrale de la philosophie : « Aucune partie de la vie, en effet, que ce soit dans les affaires publiques ou privées, 1 celle du forum ou celle de la maison, qu’on y réfléchisse à part soi-même ou qu’on en discute avec autrui, ne peut échapper au devoir.

Toute la dignité de la vie revient à le pratiquer, toute ignominie vient de ce qu’on le néglige ». Cicéron Du devoir, I, 4. Les parents en effet dans la sphère familiale ont le devoir d’éduquer leurs enfants et les citoyens dans la sphère politique ont le devoir d’obéir à la loi.

La notion de devoir implique l’idée d’une dette à régler vis-à-vis de quelqu’un, ses parents, ses enfants, l’État.

Avoir des devoirs c’est être débiteur vis-à-vis de quelqu’un d’autre qui devient bénéficiaire ou créditeur de ce que je lui dois.

Le devoir on le voit permet donc d’établir un lien entre les hommes que le mal ou l’action immorale a tendance à défaire ou à rompre. Plus tard au 18ème siècle Rousseau écrira : « Hommes, soyez humains, c’est votre premier devoir.

» On voit donc l’importance du devoir : s’il est accompli l’homme s’élève en direction de toute sa dignité ; s’il s’y soustrait, son écart, sa désobéissance le rabaisse sur le plan moral. Obéir à ses devoirs élève, s’en détourner entraîne l’homme à un niveau inférieur à l’animal. D’ailleurs les animaux n’ont pas de devoirs.

C’est la présence de la raison en moi qui fait que je m’interroge, que je me pose des fins, que je me pose la question de savoir ce que je dois faire, ce que je dois être, ce que je dois penser… L’animal est tout ce qu’il est quasiment dès la naissance (voir cours sur la liberté).

Réglé par l’instinct il n’a pas à être autre que ce qu’il est.

L’homme au contraire est un être en devenir qui se fixe ou à qui l’on fixe des devoirs qu’il réalisera dans l’avenir.

On m’impose la règle d’étudier plusieurs heures dans la semaine telle matière et je me fixe le devoir de réussir mes études. Contrairement à l’animal l’homme n’est pas achevé, il se parachève ou se réalise tout au long de sa vie en se fixant des devoirs vis-à-vis de lui-même et des autres.

L’animal subit la 2 règle qui s’impose à lui de manière nécessaire et extérieure. L’homme obéit à des devoirs qui sont des règles ou commandements en vue de l’avenir.

Un devoir fixe une orientation à notre action alors que la règle de l’instinct fixe un comportement présent. Dieu s’il existe comme être parfait ne doit sans doute pas avoir de devoir.

L’homme se situe donc à mi-chemin entre l’animal et Dieu dans une position intermédiaire.

Le devoir est la marque même de notre imperfection à l’égard de Dieu mais de notre supériorité à l’égard de l’ensemble de la création.

L’homme en tant qu’homme ne peut pas ne pas avoir de devoirs c’est là sa condition.

Prétendre ne pas avoir de devoirs c’est se faire l’égal de Dieu de manière arrogante ; ou se considérer soi-même comme identique à l’animal.

C’est pourquoi Pascal écrivait : « Il est dangereux de trop faire voir à l’homme combien il est égal aux bêtes sans lui montrer sa grandeur.

Et il est encore dangereux de lui trop faire voir sa grandeur sans sa bassesse (…), mais il est très avantageux de lui représenter l’un et l’autre.

» Pascal, Pensées 121. L’homme a nécessairement des obligations, des devoirs surtout si on le définit avec Aristote comme un animal politique.

En vivant en contact avec autrui en société tout individu doit suivre un certain nombre de règles communes qu’il s’agisse des lois en vigueur et des devoirs dont il prend connaissance par l’intermédiaire de ce qu’on a appelé plus haut : la conscience morale. C’est la conscience morale qui fait connaître les devoirs que je dois respecter afin de vivre de manière harmonieuse avec les autres. On envisagera donc le devoir à l’égard d’autrui, lequel permet d’éviter les dérives qui conduisent à abuser de la personne des autres individus avec lesquels nous sommes en relation.

Nous allons considérer dans cette perspective les conditions de l’action morale chez Kant et la place fondamentale qu’occupe pour lui le devoir.

D’où provient la conscience morale c’est-àdire la connaissance de nos devoirs, la connaissance de ce qui est bien chez Kant ? 3 I / L’obéissance au devoir pur imposé par la raison comme condition de possibilité de l’action morale chez Kant. Selon Kant c’est notre raison pure c’est-à-dire notre raison seule qui nous enseigne nos devoirs au-delà ou en dehors de notre expérience personnelle sociale, éducative, culturelle en générale.

Il existe certes des devoirs qui proviennent de l’expérience c’est-à-dire du vécu, des influences qui s’exercent sur nous depuis notre enfance.

Nous avons tous reçu une éducation morale qui a façonné notre rapport avec les autres. Nous avons appris depuis notre plus jeune âge ce que l’on doit faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire.

Nous avons tous été initiés à l’importance par exemple de dire la vérité, de ne pas mentir, de respecter le bien d’autrui, de ne voler personne. Ces devoirs, on pourrait le croire ont donc une source a posteriori et se sont imposés à notre esprit de manière hétéronomique mais l’originalité de la pensée de Kant consiste dans l’idée que selon lui cette éducation résulte d’un sens moral profond dont la source se situe dans la raison de l’homme. C’est dans la mesure où la raison nous enseigne seule du haut de son pouvoir, abstraction faite de notre vécu, le sens de ce qui est bien et mal que l’éducation morale prend forme.

Si les adultes enseignent à leurs enfants ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire c’est qu’ils font usage de leur raison et découvrent en elle, du haut de son autorité, des devoirs que les enfants découvriraient eux-mêmes s’ils étaient capables d’en faire usage pleinement aussi. L’enseignement morale malgré l’apparence ne trouve pas son fondement selon Kant dans l’expérience mais dans la raison humaine partagée universellement.

Si l’éducation morale dérivait de l’expérience les valeurs morales seraient changeantes, relatives suivant les cultures, les régions du monde, les pays divers et variés. Or selon Kant le sens de ce qui est bien et mal, juste et injuste est partagé par les hommes en général et chaque individu en tant qu’être de raison approuve ce qui est bien et désapprouve le mal.

C’est pourquoi les hommes ont mauvaise conscience et 4 peuvent être rongés par le remords après avoir mal agit.

Voici ce qu’écrit Kant à propos de la mauvaise conscience : “ Tout homme a une conscience et se trouve observé, menacé, de manière générale tenu en respect (respect lié à la crainte) par un juge intérieur et cette puissance qui veille en lui sur les lois n’est pas quelque chose de forgé (arbitrairement) par luimême, mais elle est inhérente à son être.

Elle le suit comme son ombre quand il pense lui échapper.

Il peut sans doute par des plaisirs ou des.... »

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