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Comment expliquer l'origine et l'évolution du vivant ?

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Je vais maintenant démontrer que l'emploi continuel d'un organe, avec des efforts faits pour en tirer un grand parti dans des circonstances qui l'exigent, fortifie, étend et agrandit cet organe ou en crée de nouveaux qui peuvent exercer des fonctions devenues nécessaires.( ... ) Relativement aux habitudes, il est curieux d'en observer le produit dans la forme particulière et la taille de la girafe (camelo-pardalis) : on sait que cet animal, le plus grand des mammifères, habite l'intérieur de l'Afrique, et qu'il vit dans des lieux où la terre, presque toujours aride et sans herbage, l'oblige de brouter le feuillage des arbres, et de s'efforcer continuellement d'y atteindre. Il est résulté de cette habitude soutenue depuis longtemps, dans tous les individus de sa race, que ses jambes de devant sont devenues plus longues que celles de derrière, et que son col s'est tellement allongé, que la girafe, sans se dresser sur ses jambes de derrière, élève sa tête et atteint à six mètres de hauteur (près de vingt pieds) ( ... ). Les efforts dans un sens quelconque, longtemps soutenus ou habituellement faits par certaines parties d'un corps vivant, pour satisfaire des besoins exigés par la nature ou par les circonstances, étendent ces parties, et leur font acquérir des dimensions et une forme qu'elles n'eussent jamais obtenues, si ces efforts ne fussent point devenus l'action habituelle des animaux qui les ont exercés. Les observations faites sur tous les animaux connus, en fournissent partout des exemples. En veut-on un plus frappant que celui que nous offre le kangourou? Cet animal, qui porte ses petits dans la poche qu'il a sous I'abdomen, a pris l'habitude de se tenir comme debout, posé seulement sur ses pieds de derrière et sur sa queue et de ne se déplacer qu'à l'aide d'une suite de sauts, dans lesquels il conserve son attitude redressée pour ne point gêner ses petits. Voici ce qui en est résulté : 1° Ses jambes de devant, dont il fait très peu d'usage et sur lesquelles il s'appuie seulement dans l'instant où il quitte son attitude redressée, n'ont jamais pris de développement proportionné à celui des autres parties et sont restées maigres, très petites et presque sans force ; 2° Les jambes de derrière, presque continuellement en action, soit pour soutenir tout le corps, soit pour exécuter les sauts, ont au contraire obtenu un développement considérable et sont devenues très grandes et très fortes ; Y Enfin, la queue, que nous voyons ici fortement employée au soutien de l'animal et à l'exécution de ses principaux mouvements a acquis dans sa base une épaisseur et une force extrêmement remarquable.

« Je vais maintenant démontrer que l'emploi continuel d'un organe, avec des efforts faits pour en tirer un grand partidans des circonstances qui l'exigent, fortifie, étend et agrandit cet organe ou en crée de nouveaux qui peuventexercer des fonctions devenues nécessaires.( ... ) Relativement aux habitudes, il est curieux d'en observer le produit dans la forme particulière et la taille de la girafe(camelo-pardalis) : on sait que cet animal, le plus grand des mammifères, habite l'intérieur de l'Afrique, et qu'il vitdans des lieux où la terre, presque toujours aride et sans herbage, l'oblige de brouter le feuillage des arbres, et des'efforcer continuellement d'y atteindre. Il est résulté de cette habitude soutenue depuis longtemps, dans tous lesindividus de sa race, que ses jambes de devant sont devenues plus longues que celles de derrière, et que son cols'est tellement allongé, que la girafe, sans se dresser sur ses jambes de derrière, élève sa tête et atteint à sixmètres de hauteur (près de vingt pieds) ( ... ). Les efforts dans un sens quelconque, longtemps soutenus ou habituellement faits par certaines parties d'un corpsvivant, pour satisfaire des besoins exigés par la nature ou par les circonstances, étendent ces parties, et leur fontacquérir des dimensions et une forme qu'elles n'eussent jamais obtenues, si ces efforts ne fussent point devenusl'action habituelle des animaux qui les ont exercés. Les observations faites sur tous les animaux connus, enfournissent partout des exemples. En veut-on un plus frappant que celui que nous offre le kangourou? Cet animal, qui porte ses petits dans la pochequ'il a sous I'abdomen, a pris l'habitude de se tenir comme debout, posé seulement sur ses pieds de derrière et sursa queue et de ne se déplacer qu'à l'aide d'une suite de sauts, dans lesquels il conserve son attitude redressée pourne point gêner ses petits. Voici ce qui en est résulté : 1° Ses jambes de devant, dont il fait très peu d'usage et sur lesquelles il s'appuie seulement dans l'instant où ilquitte son attitude redressée, n'ont jamais pris de développement proportionné à celui des autres parties et sontrestées maigres, très petites et presque sans force ; 2° Les jambes de derrière, presque continuellement en action, soit pour soutenir tout le corps, soit pour exécuterles sauts, ont au contraire obtenu un développement considérable et sont devenues très grandes et très fortes ; Y Enfin, la queue, que nous voyons ici fortement employée au soutien de l'animal et à l'exécution de ses principauxmouvements a acquis dans sa base une épaisseur et une force extrêmement remarquable. " Lamarck, Philosophie zoologique, pp. 240 - 256. Quel est le moteur de l'évolution ? L'adaptation. Les êtres vivants évoluent sous l'effet du milieu en s'adaptant à lui. Le défaut d'emploi d'unorgane finit par le faire disparaître, par contre l'emploi fréquent d'un organe le développe. La fonction créel'organe. Ainsi, les girafes ont un long cou car, pour survivre, elles doivent brouter le feuillage des arbres. L'hérédité des caractères acquis. En l'absence de cette hérédité, l'évolution serait celle de l'individu et non del'espèce. La modification acquise au cours d'une existence se transmet à la descendance. Tels sont les deux facteurs essentiels de l'évolution des espèces. A ces deux facteurs, Lamarck en ajoute untroisième. La génération spontanée c'est à dire l'apparition incessante d'êtres vivants à partir de la matière inerte.Lamarck suppose son existence car elle permet de comprendre pourquoi il existe encore des formes vivantesélémentaires. Selon Lamarck, l'évolution est un processus finalisé dont les acteurs sont les êtres vivants s'adaptant activement àleur milieu. b) La réfutation du lamarckisme En 1861 Pasteur montre que la vie ne peut naître spontanément de la matière non organique. Le vivant ne peutnaître que du vivant. En effet, le lait le bouillon, le sang, peuvent se conserver à l'air, sans altération, pourvu quecet air soit purifié de ses germes. Donc les micro-organismes qui prolifèrent sur la viande pourrie ne sont pas nésspontanément de la matière ; ils étaient en germe dans l'air. Peu après, A. Weismann remettait en question l'hérédité des caractères acquis. On a beau couper les queues dessouris pendant des générations de souris, celles-ci ne transmettent pas le caractère acquis aux générations quisuivent. Récemment la biologie moléculaire a porté le coup de grâce au concept d'hérédité des caractères acquis enmontrant par de nombreuses expériences que l'adaptation de l'individu à son milieu ne peut entraîner unemodification du code génétique et par suite être transmise. c) Le darwinisme »

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