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Conscience et liberté ?

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conscience Par exemple, tel geste sera considéré comme arrogant dans une culture et poli dans une autre. Que reste-t-il alors du choix que notre conscience semblait guider; si nous ne sommes pas aussi libres de nos représentations et de nos actions que nous le pensions ?Prise de conscience et expérience de la liberté.Analysons un acte machinal : il s'accomplit sans que la conscience l'éclaire. « Je ne m'en suis pas rendu compte », disons-nous. Se rendre compte, c'est réaliser ce que l'on fait, c'est-à-dire se représenter l'acte au moment de son accomplissement, être présent à l'acte. Cette présence à l'acte, c'est la conscience. En cela, l'acte machinal se distingue d'une action consciente, délibérée et volontaire. Le cas du somnambule est exemplaire : il est inconscient de ce qu'il fait. Qu'un obstacle surgisse et sa conscience s'éveille, il redevient capable de représentation et réflexion.

« Conscience et conditionnement social Toutefois, de quoi ai-je conscience ? Suis-je maître de mes représentations ? Sur le plan anthropologique, l'individu ne choisit pas laculture grâce à laquelle il éveille sa conscience du monde, des autres et de lui-même. L'enfant sauvage, privé de tout contact humain,n'accède pas au niveau de conscience qui caractérise l'être humain. Néanmoins, la nécessité d'un bain culturel fait qu'un milieus'impose à l'individu, sans qu'il soit libre de l'accepter ou non. Il s'ouvre sur sa propre pensée par la médiation nécessaire d'unelangue, véhicule de valeurs et de pensée qui s'enracinent dans sa conscience. Chacun est marqué par cette imprégnation culturelle,morale, religieuse, esthétique, etc. Ainsi, histoire, traditions, origine sociale et familiale, sont autant d'éléments qui ne dépendent pasde l'individu et sans lesquels il ne pourrait devenir conscient humainement. Le conditionnement social montre une forme de soumission,voire d'esclavage de la conscience.Mais alors, qu'en est-il du libre arbitre ? Conscience et cause libre. Prenant conscience des causes de nos actions, nous réalisons bien souvent que nous ne pouvions pas prendre une autre décision. Celaindiquerait qu'une nécessité nous pousse, nous détermine à agir, sans que nous en ayons conscience, alors que nous pensions êtrelibres de penser et d'agir. La liberté de la conscience ne serait alors qu'un leurre, une illusion.N'est-il pas troublant, par exemple, de saisir le lien entre nos désirs et des éléments de notre vie psychique qui sont inconscients ? Lapsychanalyse nous montre à quel point notre conscience est déterminée par cet inconscient actif à notre insu. Rêves, idées quitraversent notre esprit, actes manqués, manifestent cette activité. Il semble donc que, plus nous prenons conscience de ce que noussommes, et plus nous réalisons les limites de la liberté de notre conscience. Dans le même esprit, Spinoza dira: "J'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui estdéterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée. Dieu, parexemple, existe librement bien que nécessairement parce qu'il existe par la seule nécessité desa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même librement parce qu'il existe par la seulenécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même et connaît toutes choseslibrement, parce qu'il suit de la seule nécessité de sa nature que Dieu connaisse toutes choses.Vous le voyez bien, je ne fais pas consister la liberté dans un libre décret mais dans une librenécessité.Mais descendons aux choses créées qui sont toutes déterminées par des causes extérieures àexister et à agir d'une certaine façon déterminée. Pour rendre cela clair et intelligible, concevonsune chose très simple : une pierre par exemple reçoit d'une cause extérieure qui la pousse, unecertaine quantité de mouvement et, l'impulsion de la cause extérieure venant à cesser, ellecontinuera à se mouvoir nécessairement. Cette persistance de la pierre dans le mouvement estune contrainte, non parce qu'elle est nécessaire, mais parce qu'elle doit être définie parl'impulsion d'une cause extérieure. Et ce qui est vrai de la pierre il faut l'entendre de toute chosesingulière, quelle que soit la complexité qu'il vous plaise de lui attribuer, si nombreuses quepuissent être ses aptitudes, parce que toute chose singulière est nécessairement déterminée parune cause extérieure à exister et à agir d'une certaine manière déterminée.Concevez maintenant, si vous voulez bien, que la pierre, tandis qu'elle continue de se mouvoir,pense et sache qu'elle fait effort, autant qu'elle peut, pour se mouvoir. Cette pierre assurément, puisqu'elle a conscience de son effort seulement et qu'elle n'est en aucune façon indifférente, croira qu'elle est très libre et qu'elle nepersévère dans son mouvement que parce qu'elle le veut. Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et quiconsiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent. Un enfant croitlibrement appéter le lait, un jeune garçon irrité vouloir se venger et, s'il est poltron, vouloir fuir. Un ivrogne croit dire par un libredécret de son âme ce qu'ensuite, revenu à la sobriété, il aurait voulu taire. De même un délirant, un bavard, et bien d'autres de mêmefarine, croient agir par un libre décret de l'âme et non se laisser contraindre. " Avez-vous compris l'essentiel ? 1 À quoi est due l'illusion humaine de la liberté pour Spinoza ?2 En quoi consiste la vraie liberté pour Spinoza ?3 Quelle conception de la liberté Spinoza réfute-t-il ? Réponses: 1 - À l'ignorance des causes qui déterminent les pensées et les actions humaines.2 - Elle consiste à agir en fonction de sa nécessité propre, ce qui pour l'homme signifie être conscient des causes.3 - La liberté de la volonté fondant la liberté de choix ou « libre arbitre «, thèse défendue par Descartes. Progrès de la conscience et libération. Cependant, cette prise de conscience elle-même n'est-elle pas le signe d'une liberté qui transcende les facteurs qui la menace ou la nie?Nous pouvons en effet repenser les valeurs imposées par notre culture. Nous pouvons aussi décider d'engager une analyse de notrevie psychique. Cela indique que notre conscience a un pouvoir: celui de s'élever au-dessus des éléments qui, tout en lui permettant des'éveiller à l'humain, risquent de l'étouffer, de l'aliéner. Notre responsabilité est là : répondre de..., c'est avoir conscience et assumer,voire se donner les moyens de devenir autre, ou du moins meilleur; le progrès de la conscience est la tâche de chacun, il témoigne desa liberté. C'est en terme de devenir qu'il faut penser le rapport entre conscience et liberté, dans un processus historique de libération. »

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