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Est ce pour prévenir la récidive que la justice punit ?

Publié le 01/09/2005

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justice
JUSTICE (lat. justifia, conformité au droit; sentiment d'équité)
Gén. Terme qui connaît maintes acceptions : il faut en effet d'abord distinguer la justice comme institution de fait (droit positif) de la justice en tant que conformité au droit naturel ou rationnel. La justice institution peut régir de façon injuste une société donnée : ce qui est légal n'est pas forcément légitime. Or, la justice peut encore se définir comme équité, c.-à-d. non plus simplement comme conformité au droit, mais comme juste application de la règle générale au cas particulier : elle est alors la vertu même de celui qui juge. Dr. L'institution judiciaire, composée des institutions publiques (tribunaux, ...) et des individu dont la fonction sociale est d'appliquer le droit positif. Mor. Si le droit positif peut être injuste, il faut distinguer légalité et légitimité ".La justice se définit alors plutôt comme respectueuse et garante de la dignité humaine. moralité. Phi. Aristote définit la justice comme cette vertu civique ou « disposition à accomplir des actions qui produisent et conservent le bonheur pour une communauté politique ». Or, la perfection de la justice est alors l'équité qui se soucie plus de l'esprit de la loi que de sa lettre. La vraie justice peut ainsi modifier la règle générale pour y substituer un décret. Elle est donc corrective en son essence. Voir: justice distributive.


justice

« Ce n1est pas pour prévenir la récidive que la justice punit A l'exception de la peine de mort, aucune peine, aussi lourde soit-elle, n'a jamais empêché un criminel notoire de récidiver.

La justice punit non pour prévenir la récidive, mais pour prévenir le désordre social.

La peine n'est pas dissu si e D 'une part, comme le dit justement Nietzsche, le «châtiment endurcit et refroidit; il «En tant que citoyens, nous devons empêcher les actions injustes puisque c'est le monde que nous nous partageons, malfai ­ teurs, victimes et specta ­ teurs , qui est en jeu.

» Hannah Arendt, Considérations morales concentre; il aiguise le sentiment d'être étran­ ger; il augmente la force de résistance» (La Généa­ logie de la morale).

D'autre part, il est cer­ taines formes de cri- minalité (la pédophi ­ lie en est une) qui sont réitératives, malgré les peines très lourdes dont elles font l'objet.

La punition ne ré s ue l'on punisse ou pas un meurtrier, l'homicide qu'il a com­ mis est de toute façon irréparab l e.

Même après trente ans de prison, s'il doit à nouveau tuer, il le fera.

La justice puni! ., non pour empêcher le crime et sa réitération, mais pour rappeler à l'ensemble des membres de la société que nul n'est au-dessus de la loi.

Il n'y a pas d'ordre possible 'u.

ti e L a loi est la loi.

Qui­ conq ue la transgresse doit être sanctionné.

La justice est bafouée si un crime reste impuni.

Si la justice est bafouée, c'est l'ordre collectif qui est mis en péril.

Qu'un seul homme puisse com­ mettre un crime sans être inquiété, et ce sont les fondements même de la société qui vacillent.

Dès lors, il ne reste plus de rempart contre la violence .

Punir a une portée morale et politique.

L'application de la loi n 'empêche pas la récidive.

Là n'est pas son but.

Il s'agit bien plus de réaffirmer la cohésion sociale, laquelle repose sur une justice sans fai lle.. »

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