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Etre temporels nous fait-il libres ou esclaves ?

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Entraîné dans le temps, je suis confronté à mon « non-être ». Mon présent m'échappe; mon passé est déjà in- , existant et mon futur, qui n'est pas encore, est, lui aussi, souffle ténébreux. Donc si, en tant qu'être temporel, je suis non-être, je saisis ici mes limites. Le temps est cause de mon impuissance car il me signale, en permanence, mes manques et mes bornes. On ne peut descendre deux fois le même fleuve et, en outre, le temps consacre mon impuissance par la mort qu'il contient en lui. N'est-ce pas dans le temps que tout est engendré et détruit ? L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive; Il coule, et nous passons ![...]Éternité, néant, passé, sombres abîmes,Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?LAMARTINE, Le Lac. Corruption temporelle et mort signifient esclavage, dépendance totale, condition de servitude.

- temporel : voici un terme qui, notez-le, relève d'une double acception : soit « qui est dans le temps et relatif au temps « (1), soit « qui est relatif au siècle et aux affaires humaines, par opposition à ce qui relève du spirituel « (2). À l'évidence, le sens (1) prime ici, mais l'examen du sens (2) peut présenter un intérêt, bien que ce sens (2) tende à régresser (tout au moins dans le langage courant). En effet, le verbe être qui précède « temporel « indique qu'il s'agit ici d'un état, ce qui s'applique mal au sens (2).

 - faire: déterminer quelqu'un dans sa manière d'être, attribuer une qualité, etc. Le verbe détient ici une acception opératrice : faire, c'est construire, créer, etc.

 - libre : qui est indépendant; qui se détermine lui-même pour des raisons ou des motifs.

 - esclave : qui est sous la dépendance absolue d'un maître, d'une force quelconque, etc.

« Analyse du sujet Attention aux malentendus ou contresens : le sujet doit être strictement délimité et circonscrit. Nul ne vous demande si le temps nousfait libres ou esclaves, mais bel et bien si le fait d'être situé dans le temps nous plonge dans une situation de liberté ou d'esclavage. Enfait, l'intérêt du sujet provient du fait que l'intitulé pose l'homme comme un être quasi incarné dans le temps. * Prenez également bien garde à l'énoncé. Par sa forme même, il indique une certaine possibilité de plan : le choix semblant êtrepossible entre deux types d'attitudes (libres ou esclaves), nous sommes (implicitement) dirigés vers une structure dialectique (sauf sila dichotomie l'emporte). Bien sûr, il n'y a pas ici d'évidence : toutefois, la lecture du sujet est signe de quelque chose, elle oriente versune certaine structure. * Définissez les termes avec le maximum de précision : - temporel : voici un terme qui, notez-le, relève d'une double acception : soit « qui est dans le temps et relatif au temps » (1), soit « qui est relatif au siècle et aux affaires humaines, par oppositionà ce qui relève du spirituel » (2). À l'évidence, le sens (1) prime ici, mais l'examen du sens (2) peut présenter un intérêt, bien que cesens (2) tende à régresser (tout au moins dans le langage courant). En effet, le verbe être qui précède « temporel » indique qu'il s'agitici d'un état, ce qui s'applique mal au sens (2).- faire: déterminer quelqu'un dans sa manière d'être, attribuer une qualité, etc. Le verbe détient ici une acception opératrice : faire,c'est construire, créer, etc.- libre : qui est indépendant; qui se détermine lui-même pour des raisons ou des motifs.- esclave : qui est sous la dépendance absolue d'un maître, d'une force quelconque, etc. * Le sens de l'intitulé est le suivant : être relatif au temps-à la forme unifiant la conscience par l'accord du passé et de l'avenir àtravers le présent - nous transforme-t-il en êtres indépendants et se déterminant eux-mêmes ou en êtres sous la dépendance absolued'une réalité ? * Quel questionnement sera ici le nôtre ? Expérimenter le changement perpétuel transformant le présent en passé, n'est-ce point uneexpérience destructrice, faisant de nous des réalités où ne s'exerce pas notre liberté ? Le temps, destruction et mort, ou bien pouvoirlibre de l'homme ? Sommes-nous défaits par le temps ou engendrés positivement par lui ? * Le problème ? Le temps n'est-il pas la base ou le fondement de toute création ? le tremplin de l'invention humaine ? * L'enjeu ? Ici, la réponse à la question et au problème est grosse d'un gain spéculatif : si le temps est le soubassement de notredynamisme créateur, alors je gagne un allié dans mon itinéraire existentiel. Plan Quel plan choisir ? Nous vous proposons un plan dialectique, par thèse, antithèse et synthèse. Introduction Problématique : le temps n'est-il pas le le fondement de toute création ? A) Être temporels nous fait esclaves (thèse) Le temps est la marque de mon impuissance et me transforme en esclave.Nous ne pouvons rien faire en dehors du temps, qui forme notre soubassement et marque, en même temps, notre fin. Je ne puiséchapper au temps qui est mon maître. Transition : le temps n'est-il pas aussi ce par quoi je crée des projets ? B) Être temporels nous fait libres (antithèse) Dans le temps, je construis librement mes projets. Transition : puis-je en demeurer austade des antinomies ? C) Être temporels nous fait libres et authentiques (synthèse) À la limite, ma condition temporelle est compatible avec l'authenticité. Conclusion Être temporels nous fait libres. »

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