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Fiche de lecture l'avenir d'une illusion Freud

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Dans cet oeuvre, Freud analyse la civilisation d'un point de vue psychologique. Pour cela, il commence par définir la culture ou civilisation. Pour vivre en société, d'après Freud, il faut respecter des contraintes: le premier est celui de l'assimilation totale de certains interdits nécessaires pour vivre en société, en groupe, c'est la base de la civilisation: interdiction du cannibalisme, de l'inceste et de tuer. Cela concerne tous les individus. Certains interdits, en revanche, ne concernent qu'une partie des individus, et ne sont donc pas intériorisés : leur bien-fondé est remis en question par ceux qui les subissent. De la même manière, la création artistique peut être envisagée comme un moyen de contrainte sociale. Pour Freud en effet, la satisfaction narcissique qui découle de la création artistique, que ce soit pour son auteur comme pour tous les individus qui se trouvent apparentés à cette culture, maintient la force du groupe social. A travers l'art, les masses dominées s'identifient à la culture des dominants et cherchent à la préserver. Mais le principal biais de soumission de l'homme à la culture se trouve dans les représentations religieuses. Face aux dangers de la...

« L’avenir d ’une illusion de Freud proc ède de ces refoulements collectifs dans la relat ion au p è re . Freud utilise m ême la comparaison avec la psychopathologie pour souligner le d é ni de r é alit é et la confusion hallucinatoire qui sont à l’œ uvre dans la religion. Ainsi, il souligne que les hommes d ’Eglise sont moins sujet à une n é vrose individuelle parce qu’ils embrassent particuli èrement bien la n évrose collective. La religion ainsi envisag ée, le travail de critique rationnelle de celle -ci peut s’ apparenter au traitement psychanalytique, et l’on peut estimer que l’humanit é au moins la civilisation Europ éenne est arriv ée au stade de son d é veloppement o ù elle peut abandonner ses m écanismes de d éfenses psychiques, et d éconstruire les principes religieux afin d ’acc éder à « l’é tat r é el des choses » . Freud toutefois pose la question de l’utilit é de cette gu érison : si la culture trouve ainsi un moyen de coh ésion, et l’humanit é des voies de d édommagements, pourquoi vouloir sortir de la n évrose religieuse ? La Révolution fran ç aise y a é chou é. La Révolution russe est alors en train de montrer des signes pr écurseurs d ’é chec, et Freud de s’interroger sur l’opportunit é d ’un tel travail psychanalytique collectif. D ’ailleurs, l’é ducation toute enti ère est tourn ée vers l ’endoctrinement religieux des enfants et le bridage de leurs pulsions sexuelles. Et pourtant, Freud est optimiste. Il estime qu ’à la fin des religions : foi dans la science, dans la pouss ée é volutive, dans le primat de l’intelligence. Il reste conscient des critiques que l’on peut adresser à sa th éorie du n écessaire « primat de l’intellect » . Tout d ’abord, l’id ée de l’av ènement d ’un monde gouvern é par la raison est elle -m ême une illusion, puisque la vie pulsionnelle demeure plus forte que la raison. Par ailleurs, une fois é radiqué l’endoctrinement du cat échisme, il faudra bien canaliser les pulsions de l’enfant au cours de son d éveloppement, afin d ’en faire un ê tre socialisable. Il faudra mettre en place un syst ème é ducatif tout aussi rigide et contraignant que la religion. Certes, mais m ême s’ il doit promouvoir une é ducation restrictive, le postulat du primat de l ’intellect reste fond é sur l’exp érimentation scientifique, qui nous ouvre la voie du ré el, et m ême si les forces pulsionnelles restent à l’œ uvre, il est une vé rit é psychologique individuelle et collective que dans tout processus psychologique, qu ’il soit individuel ou collectif, « l’infantilisme est destiné à ê tre surmont é » . »

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