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John Stuart Mill; Faut-il vraiment louer la technique ?

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technique
Tout le monde déclare approuver et admirer nombre de grandes victoires de l'art sur la nature : joindre par des ponts des rives que la nature avait séparées, assécher des naturels, creuser des puits, amener à la lumière du jour ce que la nature avait enfoui à des profondeurs immenses dans la terre, détourner sa foudre par des paratonnerres, ses inondations par des digues, son océan par des jetées. Mais louer ces exploits et d'autres similaires, c'est admettre qu'il faut soumettre les voies de la nature et non pas leur obéir ; c'est reconnaître que les puissances de la nature sont souvent en position d'ennemi face à l'homme, qui doit user de force et d'ingéniosité afin de lui arracher de son propre usage le peu dont il est capable, et c'est avouer que l'homme mérite d'être applaudi quand ce peu qu'il obtient dépasse ce que l'on pouvait espérer de sa faiblesse physique comparée à ces forces gigantesques. Tout éloge de la civilisation, de l'art ou de l'invention revient à critiquer la nature, à admettre qu'elle comporte des imperfections, et que la tâche et le mérite de l'homme sont de chercher en permanence à les corriger ou à les atténuer. John Stuart Mill Corrigé. Dans ce texte, John Stuart Mill défend la thèse selon laquelle « tout éloge de la civilisation, de l'art ou de l'invention revient à critiquer la nature », ou, pour le dire autrement : la présence de la technique atteste de l'imperfection de la nature. Ce faisant, il met en évidence l'attitude paradoxale de l'homme à l'égard de la nature : la louer d'un côté ; la « critiquer » de l'autre. Le texte débute par un constat : « tout le monde déclare approuver et admirer nombre de grandes victoires de l'art sur la nature », constat illustré et confirmé par maints exemples. Or, si l'on est cohérent, logique, cela revient à...

« D éveloppemen t Première pa r t ie. (Sens de l a thèse) : l a techn ique mér i te ces louanges. L a techn ique pe r me t de l i bé re r l’homme pa r rappo r t à l a na t u re. H u man i té /an i ma l i té. Cf t héo r ie de l’évol u t ion. Homo-sapiens s’est i mposé, et pa r rappo r t à la f i x i té an i ma le, et pa r rappo r t aux au t res b ranches « h u ma i nes ». I mpo r ta nce des i ns t r u men ts. L i bé ra t ion de l’homme / la na t u re ; ma is égalemen t l ibéra t ion de l’ homme / souff rance du t rava i l (la t i n t r i pa l i u m qu i désigne u n i ns t r u men t de to r t u re). E f f icaci té accrue / la seule ma i n. H is to i re de l’h uman i té//développemen t des techn iques, no tammen t à pa r t i r du 17°s. Ex tension du mach i n isme. L’homme ne subi t p l us l a na t u re. E n ce sens, l’éloge à l’éga rd de la techn ique est lég i t i me. E f f icaci té accrue cer tes, ma is égalemen t amél io ra t ion de l a qua l i té de v ie qu i i n f l ue considé rab lemen t su r la san té de l’homme : san té du corps (cf médecine) ; san té de l’âme. E n ou t re, el le pe r met le rapp rochemen t des hommes, accroî t les échanges. L’ Homme, « créa teu r » de l a techn ique ne peu t que loue r son œuv re et les résu l ta ts qu i en découlen t. I L appa ra i t con t rad ic to i re de la cr i t iq uer, de l a dén ig rer. C’est la r a ison pou r laquel le i l ne cesse de la développer. Les louanges à l’égard de l a techn ique deviennen t synonymes de la tou te-pu issance de l’homme, à te l le poi n t que l’on a t tend de la techn ique qu’el le pu isse résoud re tous les p roblèmes. Si el le ne le fa i t pas encore, el le le fera u n jou r ou l’au t re. Tous les espoi rs semb len t pe rm is. On peu t donc « célébre r sa g randeur, ses bienfa i ts », tou t comme on le fera i t à l’égard de D ieu. T ransi t ion : E loge légi t i me semble-t - i l à l’égard de l a techn ique. Commen t comp rend re les at taques à son égard ? Deuxième pa r t ie : rem ise en question. L a techn ique : accusée des p i res maux. (Ex. pol l u t ion ;….) L a techn ique, sou rce d’amél io ra t ion, se révèle en réa l i té cause de bien g rands maux, voi re du p i re, à savoi r dét r u i re la p lanè te. (Déforesta t ion, réchau ffemen t,…). Le cycle na t u re l se voi t bou leverser et le p i re est à augu rer. I n f l uence néfas te v is ib le ma is égalemen t p l us sub t i le. Lo i n de nous l i bé rer, el le semble bien nous asserv i r t ce, de d ive rse man iè res (Nécessi té d’un app ren t issage. Pl us l’ i ns t r u men t, la mach i ne est complexe, p rop re à u ne fonct ion dé te r m i née, p l us l’app ren t issage sera a rdu. + mach i ne que nous u t i l isons sans en comp rend re le fonct ionnemen t ! Esclavage : Que fa i re sans ? ; a t ten te va i ne dans les m i racles de la techn ique) L a techn ique mod i f ie, t ra nsfo rme les r appo r ts que nous avons, et à l’éga rd de l a na t u re, et à l’égard de nos p roches, qu i n’appa ra issen t que sous la modal i té de l’u t i l i té. Développemen t cr i t iq ue de la techn ique, à te l poi n t qu’on en v ien t à dési re r u ne v ie p l us saine, p l us na t u re l le, moi ns a r t i f ic iel le. T ransi t ion. B i lan m i t igé et l ibe r té i l l usoi re. Pou r au tan t, peu t-n re tou r ne r en a r r iè re ? T ro is ième pa r t ie : l’ impossib le retou r en a r r ière. L’usage ra isonnab le de l a techn ique. Se passer de la techn ique ? I mpossib le. Cer tes, beaucoup p rônen t le re tou r à u ne v ie simp le, sans tous les appo r ts néfas tes de l a cul t u re et, ce de façon à re-conqué r i r u ne l ibe r té pe rdue. (Écologie, etc.) Ma is cela ne sign i f ie n u l lemen t de sa passer de l a techn ique ma is seu lemen t de moi ns de soph is t ica t ion. Ce sera i t d’ai l leu rs u ne i l l us ion. Cet te quête a néanmoi ns du sens, à cond i t ion de res te r r a isonnable. Retou r ne r à la na t u re, au sens st r ic t, est con t rad ic toi re : cet te « na t u re » n’ex is te p l us, voi re même, n’a jama is exis té ! Se réfé re r à »

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