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La conscience règne mais ne gouverne pas

Publié le 24/02/2005

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conscience
  Cf . l'analyse de Kant du petit Karl : dire « je » et prendre c de soi change tout. En se percevant comme ct, l'enfant accède au statut de sujet.   Comment le c peut-elle gouverner ? La représentativité de la c Il est certes nécessaire que la c prenne -fût-ce violemment- le pouvoir afin de fonder le sujet, mais elle doit avoir la sagesse de l'abandonner, une fois que ce pouvoir est légitimement établi et que les rôles ont été, par elles, précisément définis. Elle peut ainsi prendre en compte les exigences du corps ou agir sur les mécanismes qui régissent le psychisme, et peut-être renverser la prégnance du déterminisme  social ou du moins l'atténuer. C, image de la personne. De la même  façon que celui qui incarne la souveraineté représente le peuple ou l'entité dont il donne l'image sans pour autant exercer les pleins pouvoirs, la c se constitue en image du sujet dont elle figure la partie visible. Lacan a bien montré l'importance dans la constitution du sujet de l'avènement de la c à l'image (cf.stade du miroir).

Gouverner sa vie veut dire avoir une pleine maôtrise de tous les éléments qui la constituent. Hélas, l'homme ne peut prétendre à une telle maîtrise. J'ai, certes, conscience d'être ce que je suis, mais je n'ai aucune emprise sur ce qui fait que je suis moi-même et non quelqu'un d'autre. L'homme est un roi nu, un souverain sans sceptre. Mais, avoir conscience c'est aussi connaître. Connaître c'est maîtriser. Tout ce dont j'ai conscience peut donc être soumis à ma volonté. Je gouverne en maître absolu ce qui entre dans le champ de ma connaissance.

conscience

« qui est souvent la trace d'un choc vécu durant l'enfance.

En ce sens je suis un être passif et agi, qui n'a ni lecontrôle de lui-même, ni de son passé, un être scindé.

Le but de la cure est de faire en sorte que je prenneconscience de ce conflit, que je reprenne la maîtrise de mon histoire.

Au lieu de subir ce que je ne connais pas, jechoisirai en toute conscience.

Au lieu de la « politique de l'autruche » de l'inconscient, il y aura le choix d'un sujet maître de lui-même.Enfin, notre passage est important en ce que Freud y explique les résistances à la psychanalyse.

« Dans le cours des siècles, la science a infligé à l'égoïsme naïf de l'humanité deux graves démentis ».

Avec Copernic , elle a montré à l'homme qu'in n'était pas au centre de l'univers.

Avec Darwin , elle est en train de montrer que l'homme est un animal comme les autres, qu'il y a en lui une origine animale.Ces deux sciences ont blessé l'orgueil humain, ont montré à l'homme que son sentiment de supériorité était naïf eterroné.

C'est pourquoi les thèses de Copernic valut un procès à Galilée , devant l'Inquisition en 1633.

C'est pourquoi les thèses de Darwin sont jugées à l'époque scandaleuse.

Les hommes refusent ce qui les blesse et y opposent une farouche résistance.

Or, continue Freud : « Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pasmaître dans sa propre maison. » L'individu est pluriel : il n'est pas seulement une conscience maîtresse d'elle-même ; il subit un inconscient qui lepousse à agir malgré lui.

Redécouvrir et explorer cette zone d'ombre en nous, cette force qui nous rend passif, cedéchirement de l'homme reste le principal acquis de la psychanalyse. Les rôles peuvent-ils s'inverser ? Pour une prise de pouvoir de la c 2. En critiquant les prétentions de la c, le phil ou le scientifique met en oeuvre des facultés hautement cteset montre ainsi la supériorité de l'objet qu'il critique. a. C = faculté de réflexion de ce qui n'est que donné pour un être qui en serait dépourvu : elle impliquela possibilité de mise à distance de ce qui n'est pas elle et qui pourrait avoir une emprise sur elle(passion, Ic, déterminismes divers, puissance du corps...).

En outre, par en voulant rabaisser la c, son but est tjrs de rétablir sa souveraineté (Fr contre lespuissances de l'Ics, Nie contre esprit faibles et un corps omnipotent(cf.

importance de la notion dediscipline et maîtrise de soi), M contre substructures).

b. Il semble nécessaire d'accorder la prééminence à la c : c'est d'elle que le sujet tire sa légitimité.

On peutétablir un parallèle entre la constitution d'une Nation et celle d'un sujet.

Cf.

analyse de la formation de laNation par la personne du Roi chez de Jouvenel, Du Pouvoir .

Le point d'attache de la multitude des sujets/états psychiques est fourni par le roi/c : le roi incarne et constitue la « c » commune de ce quin'était auparavant q'un agrégat disparate.

Cf.

conception empiriste (notamment celle de Diderot) de la c,comme ce qui lie un « faisceau » d'impressions psychiques et qui partant, donne sa consistance et sonidentité au moi. c. Cf .

l'analyse de Kant du petit Karl : dire « je » et prendre c de soi change tout.

En se percevant comme ct, l'enfantaccède au statut de sujet.

Comment le c peut-elle gouverner ? La représentativité de la c Il est certes nécessaire que la c prenne –fût-ce violemment- le pouvoir afin de fonder le sujet, mais elledoit avoir la sagesse de l'abandonner, une fois que ce pouvoir est légitimement établi et que les rôles ontété, par elles, précisément définis.

Elle peut ainsi prendre en compte les exigences du corps ou agir surles mécanismes qui régissent le psychisme, et peut-être renverser la prégnance du déterminisme socialou du moins l'atténuer.

a. C, image de la personne.

De la même façon que celui qui incarne la souveraineté représente le peuple oul'entité dont il donne l'image sans pour autant exercer les pleins pouvoirs, la c se constitue en image dusujet dont elle figure la partie visible.

Lacan a bien montré l'importance dans la constitution du sujet del'avènement de la c à l'image (cf.stade du miroir).

Cet auteur souligne la double dimension de cettedernière : projection idéale du corps et modelage de sa réalité effective.

Or cette idée trouve uneparfaite illustration dans le domaine politique (Louis Marin).

L'i du roi, loin d'être une simple reproductionde son apparence immédiate, est en fait une manifestation et un instrument de son pouvoir.

Ainsi la forcese transforme en pouvoir : du corps physique du roi(de fait radicalement étranger au peuple ou à toutorganisme exécutif ), on passe à son corps en i, puis à celle du pouvoir absolu qui exerce sa puissance b. 3.. »

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