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LA FORMATION DES CONCEPTS SCIENTIFIQUES - Bachelard

Publié le 21/01/2020

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Il semble que le savoir scientifique acquis soit toujours essayé, toujours contrôlé, toujours critiqué. Un peu de doute potentiel reste toujours en réserve dans les notions scientifiques [...]. On ne l’élimine pas par une expérience réussie. Il pourra renaître, s’actualiser quand une autre expérience est rencontrée. Et, précisément, à la différence de la connaissance commune, la connaissance scientifique est faite de la rencontre d’expériences nouvelles ; elle prend son dynamisme de la provocation d’expériences qui débordent le champ d’expériences anciennes. On n’est donc jamais sûr que ce qui fut fondamental le restera. Le dogmatisme scientifique est un dogmatisme qui s’émousse. Il peut trancher un débat actuel et cependant être un embarras quand l’expérience enjoint de « remettre en question » une notion. Tout savoir scientifique est ainsi soumis à une autocritique. On ne s’instruit, dans le sciences modernes, qu’en critiquant sans cesse son propre savoir.

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différente de la science : non plus le temps de chaque raisonnement expérimental — qui peut en effet se conclure par l’acquisition d’une vérité —, mais le temps plus long de la succession des démarches expérimentales, au cours duquel des expériences nouvelles seront nécessairement mises au point. Par rapport à un tel parcours, il devient légitime d’affirmer qu’aucune « expérience réussie » ne peut venir à bout du « doute potentiel » : ce qu’elle élimine — et c’est déjà bien —, c’est, à court terme, le caractère hypothétique de l’« explication anticipée ». Mais, à plus long terme, aucune expérience ne peut en effet garantir l’impossibilité de découvrir ultérieurement un nouveau phénomène problématique, qui contraindra à reprendre le travail.

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« CORRIGÉ 18 CORRIGÉ [Introduction] L'image commune du savoir scientifique lui attribue volontiers la mise au point de vérités stables, définitives - oubliant qu'une telle conception est peu compatible avec l'idée, par ailleurs communément affirmée, d'un progrès du savoir.

Si lon s'attache à étudier de près l'élaboration de la science et, en particulier, le rôle qu'y tient l'expérience, on constate au contraire que la science doit refuser tout dogmatisme et, par conséquent, être toujours prête à retravailler les vérités qui lui semblaient acquises.

[I.

L'autocritique de la science] Bachelard affirme en premier lieu la coexistence, dans la science, du savoir acquis et de son contrôle ou de sa critique.

Tout s'y passe comme si ce qui est ainsi élaboré comme vrai, renfermait simultanément un principe d'inquiétude, qui oblige à tester, contrôler et critiquer les concept. »

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