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La recherche de la vérité est-elle compatible avec la croyance ?

Publié le 12/02/2012

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     «  La croyance forte ne prouve que sa force, et non la vérité de ce qu’on croit. « (Friedrich Nietzsche). Au quotidien, croyance et vérité sont souvent opposées, mais sont malheureusement parfois confondues. Nous allons alors tenter de les différencier. On définit le plus souvent la vérité comme l’adéquation de la pensée et des choses (St Thomas D’Aquin). Sa recherche requiert un soin très particulier ; elle ne peut aboutir sans trois critères essentiels : l’évidence (=qualité de l’idée qui la rend inaccessible au doute) , la correspondance (un terme donné doit être assigné avec plusieurs autres termes) et la cohérence (une proposition doit être cohérente avec d’autres propositions). Plus simplement, la vérité correspond à son objet quand elle conduit à son objet (James).  Elle est prouvée grâce à des démonstrations et des preuves.  Inversement,  la croyance est l’adhésion à une idée : elle n’est pas prouvée, mais suppose la vérité dont elle a l’apparence. Elle est formé de deux composantes : la composante logique (la proposition) et la composante psychologique (l’assentiment). Toutefois, le problème est de savoir si vérité et croyance sont compatibles, c’est-à-dire pouvant s’accorder entre elles. Si certaines représentations les font s’harmoniser, d’autres au contraire les éloignent. Dans quelle mesure ces deux notions bien différentes peuvent-elles concorder ? 

« 2 Tout d’abord, il est clair que ces fondements sont à la base même du problème de compatibilité entre savoir et cro ire : il ne peut y voir ni recherche n i interpellation sans eux, et donc aucun lien possible entre les deux notions.

Premièrement , nous énoncerons les raisons qui nou s font tenir pour vraie une représentation.

Celles-ci sont nombreuses et très différentes, malgré un objectif commun.

On peut donner son assentiment à une croyance de deux façons, ces dernières dictant différemment les raisons de croire.

Premièrement, il peut-être donné de manière consciente, pour de bonnes raisons, c’est- à-dire après réflexion.

Par exemple, on peut adhérer à une idée pour prendre une décis ion (le juge, après avoir entendu les arguments des deux parties, délibèrera et prononcera sa décisio n), pour se rassurer et se sentir bien (les chrétiens croient en Dieu pour avoir une sorte de soutien moral au quotidien, pour savoir qu’ils peuvent se raccrocher à « quelqu’un » dans les moments difficiles, pour que leur vie ait un sens etc..) ou bien parce qu’un fait nous y contraint (A pense que le chien de B n’écoute rien.

B donne des ordres élémentaires à son chien qui s’exécute derechef .

A est forcé d’admettre que le chien de B est obéissant).

De plus, l’assentiment peut- être donné de façon automatique, sans réflexion : c’ est un préjugé.

O n peut adhérer à une idée pour des raisons subjectives (A et B sont en couple.

A est jaloux et croit de ce fait que B le trompe) .

Ensuite, nous mettrons en avant les raisons qui font qu’un individu pe ut être amené à rechercher la vérité.

Malgré un chemin bien souvent compliqué et semé d’embûches, l’Homme accorde un soin particulier à quérir le vrai en faisant abstraction du mensonge et de l’erreur.

Ceci requiert une cert aine rigueur de la pensée .

Plusi eurs raisons le poussent à rechercher cette vérité.

Par exemple, il peut vouloir se défaire d’un ou plusieurs mensonges dont il connaît l’existence : il cherche alors à combler un doute (A dit à B qu’il a une réunion Or, B le surprend dans un bar et veut alors découvrir la vérité.).

De surcroît, il peut vouloir se distinguer intellectuellement pour s’élever au -dessus d’ une opinion parfois candide (Tel président ne parvient pas à résoudre une grosse crise financière.

Le sujet A en déduit qu’il est incompéte nt, mais ne pense pas au fait que la situation présentait sûrement une impasse, qu’il était impossible de satisfaire la population entière avec les mesures imposées , que n’importe quel président qui soit aurait eu du mal à arranger les choses etc..).

De plus, il peut vouloir développer son aptitude à penser par lui -même et son autonomie à surmonter les difficultés.

Il espère alors passer du préjugé à la connaissance et de la croyance à la certitude .

Enfin, un sujet peut rechercher une vérité pour permettre une avancée, qu elle que soit la nature de celle -ci .

(recherche de l’ existence d’une vie extra -terrestre).

Selon James, la valeur d’utilité d’une croyance peut passer parfois devant sa valeur de vérité.

En omettant cette dernière, croire peut donner un espoir, rassurer, donner un sens à la vie.

Il faut toutefois être vigilant afin de ne pas confondre ces deux notions.

Nous verrons dans un second temps que croyance et recherche de vérité peuvent être compatibles dans. »

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