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La religion est un monde de pure fiction. Nietzsche

Publié le 19/03/2020

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religion

« Ce monde de fiction a tout entier sa racine dans la haine de la nature, il est l’expression d’un profond malaise causé par la réalité [...] Le seul qui ait besoin de mentir pour s’évader de la réalité, qui est-il ? Celui qui en souffre. Mais souffrir de la réalité signifie être soi-même une réalité manquée. »

«Dans le christianisme, ni ia morale ni la religion n’ont quelque point de contact que ce soit avec la réalité [...] Ce monde de pure fiction se distingue du monde des rêves par un trait qui est fort à son désavantage, c’est que ce dernier reflète la réalité, tandis que l’autre ne fait que la fausser, la dévaluer, la nier. »

« Une fois que l’on eut inventé le concept de “nature” pour l’opposer en tant que tel à celui de “Dieu”, “naturel” ne put que devenir l’équivalent de “condamnable”. »

« La vie est à mes yeux instinct de croissance, de durée, d’accumulation de force, de puissance: là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin. Ce que j’affirme, c’est que cette volonté de puissance fait défaut à toutes les valeurs supérieures de l’humanité — c’est que, sous les noms les plus saints, régnent sans partage des valeurs de décadence, des valeurs nihilistes. »

« Je fus le premier à voir la véritable opposition qui existe entre, d’une part l’instinct en voie de dégénérescence qui se dresse contre la vie dans une rancune souterraine et d’autre part, une formule d'acquiescement supérieur, née de la plénitude et de la surabondance, un oui sans réserve à la vie, et même à la douleur, et même à la faute, à tout ce qu’il y a de déroutant et de problématique dans la vie... »

religion

« L Fiction / 175 chrétienne que des« causes imaginaires[ ...

] des effets imaginaires[ ...

] des êtres imaginaires[ ...

] une science imaginaire de la nature [ ...

] une psychologie imaginaire [ ...

] une théologie imaginaire».

Les principaux concepts théologiques (péché, remords, châtiment, tentation, etc.) sont passés au crible d'une critique impitoyable.

Le principe en est que la religion développe des «arrière-mondes»,.

des mondes imagi­ naires grâce auxquels elle évalue la réalité, l'interprète.

Mais ce qu'il y a de nouveau chez Nietzsche, réside dans le fait qu'il comprend tout cela comme un signe de décadence et cherche quels sont les motifs de celui qui a besoin de croire.

· « Une fois que l'on eut inventé le concept de "nature" pour l'opposer en tant que tel à celui de "Dieu", "naturel" ne put que devenir l'équivalent de "con­ damnable".

» Si la religion est pire que le rêve, qui est lui aussi une fiction, è'est que le rêve n'est qu'une déformation de la réalité, alors que la religion nie la nature.

Si l'on relit saint Paul et les Epîtres aux Ephésiens, on voit à l'œuvre cette opposition massive de la nature d'une part et de Dieu de l'autre.

Tout ce qui est bon au regard.

de la nature devient insignifiant aux yeux de Dieu, et inversement, ce qui paraît sage aux yeux de Dieu passe pour fou aux yeux du monde.

De ce point de vue précis, Nietzsche a parfaitement raison : le christianisme oppose en bloc Dieu et le monde, et affirme que Dieu frappe d'inanité tout ce qui est naturel.

Ainsi « natu­ rel» devient synonyme de «condamnable».

L'inven­ tion de la théologie clîrétienne sert à dévaluer la vie, à la fausser, à la nier.

« Toute coutume naturelle, toute institution naturelle (Etat, org·anisation judiciaire, mariage, assistance aux. »

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