Devoir de Philosophie

LA RÉPUBLIQUE DE WEIMAR

Publié le 09/04/2011

Extrait du document

 

 

analyse du sujet • Question de cours. Le sujet est extrêmement vaste. Le candidat devra donc s'attacher à mettre en valeur les grandes lignes de l'histoire de la République. • Une idée-force doit dominer ce devoir : l'extrême fragilité de cette République, née dans des conditions particulières, qui n'a jamais bénéficié d'un consensus général des principales forces du pays et qui a souffert en outre de circonstances extérieures très difficiles. développement Introduction • Avec l'abdication de Guillaume II, le 9 novembre 1918, le IIe Reich créé par Bismarck s'effondre. Il avait duré moins de 50 ans. Le triomphe de 1871 l'avait fait naître. La défaite de 1918 suffit à l'abattre. • La puissance allemande s'était pourtant affirmée durant les dernières décennies. Puissance militaire soulignée par les victoires de Sadowa et Sedan. Puissance économique qui avait rapidement porté l'Allemagne au deuxième rang mondial. Puissance scientifique et culturelle illustrée par les noms prestigieux de ses savants et de ses artistes.

 

« • Le pouvoir exécutif est confié à un président élu pour sept ans au suffrage universel.

Ses pouvoirs sont trèsétendus.

Il choisit le chancelier, nomme et révoque les fonctionnaires, dispose d'un veto suspensif de deux ans surles lois votées par l'assemblée qu'il peut dissoudre.

En cas de crise, il peut gouverner par décrets. • Le pouvoir législatif est confié à deux assemblées.

Le Reichstag, élu pour quatre ans, investit le chancelier et voteles lois.

Le Reichsrat représente les dix-sept États du Reich ou « länder », mais le rôle de la Prusse a étévolontairement limité. Ainsi la République de Weimar s'efforce de ressembler aux démocraties occidentales.

Mais de puissantes forces lamenacent.

Les monarchistes et les militaires, qui propagent déjà la thèse du « coup de poignard dans le dos », nefont que tolérer provisoirement la République.

Les communistes, affiliés au Komintern, critiquent violemment cetterépublique « bourgeoise » et vilipendent les socialistes qualifiés de sociaux-traîtres. II.

La recherche d'un équilibre 1.

Crises et agitations (1919-1924) • L'agitation politique.

Débarrassée de la menace révolutionnaire spartakiste, l'extrême droite relève la tête.Tentatives de coups d'État et assassinats politiques se multiplient.

Tentative de Kapp et von Liittwitz, en 1920, quela Reichswehr, indifférente au sort d'une république qu'elle méprise, se refuse à combattre par la force.

Nombreuxassassinats politiques perpétrés par le groupe terroriste « Consul » : celui du catholique Erzberger, signataire dutraité de Versailles, en 1921, ou celui de Rathenau, ministre des Affaires étrangères, accusé d'avoir tenté unrapprochement avec la France, en 1922, sont les plus significatifs.

En 1923, Hitler, appuyé par le prestigieuxLudendorff, tente un putsch à Munich. • L'effondrement financier.

Provoquée par les difficultés consécutives au paiement des réparations, par l'occupationde la Ruhr par les Français (une grève générale s'ensuit affectant deux millions d'ouvriers, qui doivent être soutenuspar l'État), une terrible inflation terrasse le pays en 1923.

Le dollar, qui valait 4 marks en 1914 et 9 en 1919, envaut 200 en janvier 1922, 18 000 en janvier 1923, 100 millions en septembre et 4 200 milliards en novembre. • Les épargnants ruinés.

Cette catastrophe financière ébranle profondément la société allemande.

Les épargnantssont ruinés.

Les ouvriers, bien que leurs salaires soient fixés quotidiennement, et surtout les fonctionnaires dont lestraitements sont mensuels, sont lourdement frappés.

Mais les magnats de l'Industrie (souvent accusés d'être àl'origine de cette inflation) sont les grands bénéficiaires de la crise : leurs dettes se trouvent pratiquementépongées et ils peuvent parfaire la concentration industrielle en rachetant à vil prix les très nombreuses petitesentreprises en difficulté. 2.

Une stabilisation équivoque • La stabilisation monétaire.

En 1924, le docteur Schacht, directeur de la Reichsbank, crée une nouvelle monnaie,gagée non sur l'or (les caisses sont vides) mais sur l'économie du pays : le rentenmark.

Parallèlement l'Étatentreprend de sérieuses mesures d'économie ; le budget se trouve en équilibre d'autant plus facilement quel'inflation a pratiquement annulé ses dettes.

Le plan Dawes, qui limite les réparations, et l'appui des financiersaméricains permettent de rétablir la confiance dans la monnaie. • La prospérité économique.

La restauration monétaire attire en Allemagne de nombreux capitaux étrangers, surtoutaméricains.

La General Electric investit chez Siemens et General Motors contrôle Opel.

L'industrie allemande,fortement concentrée peut améliorer ses méthodes de production, développer les progrès techniques : laproductivité augmente.

Les entreprises allemandes développent leurs exportations.

Toutefois cette prospéritérepose sur un fort endettement à court terme auprès des financiers anglo-saxons. • La stabilisation politique.

Le retour au calme se reflète aussi dans les élections.

Lors des élections législatives, en1924, les extrémistes, communistes et nazis, sont en net recul.

La mort d'Ebert permet l'élection à la présidence, en1925, du vieux maréchal Hindenburg, candidat de la droite et des conservateurs.

Il est auréolé de son prestige devainqueur de Tannenberg et bénéficie du soutien inconditionnel de l'armée.

Le temps des putschs est terminé.

Larépublique semble renforcée.

Mais le Président ne cache pas ses convictions monarchistes ! III.

La mort par impuissance 1.

La crise économique et sociale L'Allemagne, très dépendante des finances américaines et des exportations, subit de plein fouet la crise financièreet le marasme des affaires encore aggravé par les mesures protectionnistes décidées par la plupart des États.

Laproduction industrielle est gravement affectée.

La crise sociale en est la conséquence inéluctable : on enregistre,en 1932, près de 6 millions de chômeurs, près du quart de la population active. 2.

La crise politique • Le réveil des extrémismes.

La crise favorise l'agitation des partis extrémistes.

Les communistes obtiennent 17 %. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles