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La volonté peut-elle nous manquer ?

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L'expérience du manque de volonté

A. La faiblesse de la volonté.

L'expérience de la faiblesse de la volonté est chose courante. Il n'y a rien, dit-on, de si facile que de résister à une tentation quand on ne lui a pas cédé, et rien de plus difficile que de lui résister une fois que l'on a été vaincu par elle. De même, un tempérament velléitaire ne sait pas s'en tenir à ce qu'il avait voulu, hésite, fait volte-face, choisit le parti opposé avant de revenir une nouvelle fois sur ce qu'il veut. La lâcheté ou la paresse peuvent également se comprendre ainsi comme faiblesse d'une volonté incapable de réaliser les fins qu'elle se propose.

B. L'absence de volonté.

Plus radicale est l'absence de volonté. L'indécision, l'incapacité à se décider, sont le propre de qui ne veut prendre position, de qui se refuse à juger.

Aussi forts que puissent être nos désirs, nous n'avons pas toujours la volonté de les réalisr. D'autre part, l'indétermination, le manque de réflexion, de claivoyance paralysent la volonté.

MAIS...

Manquer de volonté, c'est être mort. La vie me pousse à vouloir, que je veuille mourir, ou que je veuille ne plus rien vouloir du tout parce que je crois que telle est la condition de mon bonheur.

Introduction

A - La faiblesse de la volonté.
B - L'absence de volonté.
C - Le nihilisme.

A - Je prétends me délivrer de ma responsabilité.
B - Je ne suis pas ce que je crois être.
C - Je ne peux pas connaître la liberté de ma volonté.

A - La volonté doit être éduquée.
B - La volonté doit suivre un principe.
C - La volonté doit se vouloir elle-même.

Conclusion

« 3. Le bon usage de la volonté. A. La volonté doit être éduquée. Si le principe de ma volonté est en moi sans toutefois être à ma disposition, je peux néanmoins tenter de porterremède à mon manque de volonté par une culture de celle-ci qui puisse m'en donner le bon usage. C'est le sens del'ascèse stoïcienne telle que nous l'a livrée Épictète dans ses Entretiens et son Manuel: la volonté peut s'éduquer,se cultiver par un exercice, conformément à la nature et à la destination de ma volonté. B. La volonté doit suivre un principe. En ce sens, il faut que la volonté suive des principes pour pouvoir s'accomplirpleinement. Car livrée à elle-même, non éclairée, la volonté peut manquer derectitude dans les fins qu'elle se propose. «On veut toujours son bien, mais onne le voit pas toujours», écrit Rousseau au chapitre iii («Si la volonté généralepeut errer») du livre Il du Contrat social. Ces principes que suit la volontépeuvent en effet lui être extérieurs et se constituer d'éléments empiriques: lavolonté est alors condamnée, selon Kant, à dépendre de principes externes, àne pas être libre et autonome. Seule la raison pratique peut donner uneautonomie à la volonté, c'est-à-dire la faculté de n'obéir qu'à sa propre loi, enla soumettant à la loi morale. Le principe de la moralité réside dans l'autonomie, soit la faculté de sedéterminer soi-même de par une législation rationnelle. L'homme est lié à sondevoir par une loi qui ne lui est pas extérieure. Aucun intérêt ne vient leforcer à faire son devoir, aucune force étrangère à sa propre volonté ne vientle contraindre.Si le devoir procédait d'une contrainte, l'homme ne serait pas libre maishétéronome, c'est-à-dire sous la dépendance d'une loi qui ne procède pas delui-même. Le devoir ne se définit que par l'autonomie de la volonté. Être libreet moral, c'est agir conformément à sa propre volonté législatrice universelle.Cette loi du devoir, bien qu'en nous, vise l'universalité. Le principe suprême dudevoir est inconditionné et absolu. La volonté n'y est pas intéressée, et elle n'est pas non plus motivée par la crainte d'un châtiment ou d'une sanction s'il y a désobéissance. Dansl'accomplissement du devoir, la volonté est fondée sur un principe d'autonomie : "L'autonomie de la volonté estcette propriété qu'a la volonté d'être à elle-même sa loi (indépendamment de toute propriété des objets du vouloir).Le principe de l'autonomie est donc : de choisir de telle sorte que les maximes de notre choix soient comprises enmême temps comme lois universelles dans ce même acte de vouloir." C. La volonté doit se vouloir elle-même. Soumise à une loi qui lui est propre, la volonté, affranchie par là-même de toute entrave qui pourrait l'aliéner, peutainsi, pleinement libre, se vouloir elle-même, c'est-à-dire vouloir la liberté. Le bon usage de ma volonté est en effetcelui qui lui donne pour fin la liberté: ma volonté ne peut plus me manquer dès lors que, délivrée de toutedétermination extérieure, elle ne prend pour fin que la liberté. »

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