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L'acte humain en tant que moral

Publié le 08/05/2012

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Les actes humains ne se révèlent pas seulement à notre conscience comme volontaires et libres, mais encore comme moraux, c'est-à-dire comme affectés d'une propriété qui les fait bons ou mauvais et qui spécifie directement les actes élicites de la volonté et indirectement les actes impérés. - Cette propriété des actes humains se présente comme étant à la fois objective (ou matérielle), c'est-à-dire comme qualifiant l'acte en lui-même, qui sera objectivement bon ou mauvais suivant qu'il est ou non conforme à la loi morale, et subjective (ou formelle), c'est-à-dire comme qualifiant l'acte, non plus en lui-même, mais en tant qu'il procède de la volonté libre, et faisant l'acte subjectivement bon ou mauvais selon la rectitude ou le défaut de rectitude de la volonté...

La raison objective. KANT s'est beaucoup préoccupé de soustraire le jugement pratique de la raison aux fantaisies subjectives de la raison individuelle : aussi veut-il que ce jugement puisse toujours être universalisé. Auguste CoMTE, de son côté, dans le même dessein d'assurer l'objectivité parfaite de la raison pratique, exclut toute référence à la loi éternelle, c'est-à-dire, suivant sa doctrine, à l'imagination individuelle. Ces inquiétudes se comprennent dans des systèmes où la raison humaine est grevée d'une radicale subjectivité (nominalisme, théorie des formes a priori). Dans le contexte de notre doctrine, elles sont au contraire sans objet, car nous savons que la raison est essentiellement ordonnée à l'être et qu'elle se meut, quand elle est fidèle à sa loi, dans l'objectivité...

« doit aroir est bon absolument; l'acte qui n'a pas tout l'être qu'il derrait aroir, est maurais en proportion de cette déficience.

Reste à savoir en quoi consiste, pour un acte humain, le fait de posséder ou non l'être qu'il doit avoir.

Ce problème est celui de la nature et des .~ources de la moralité objective.

A.

Nature de la moralité objective.

169 La question de savoir en quoi consiste la nature objective du bien et du mal revient à.savoir quelle est la norme de la mora­ lité objectire.

Nous venons de dire que cette norme, en général, consiste dans le fait, pour un acte humain, d'avoir ou non l'être qui lui revient.

Or cet être n'est évidemment pas une chose, mais seulement une qualité, plus précisément une rela­ tion, puisqu'il est de l'essence de tout acte de tendre, directe­ ment ou indirectement, à une fin.

Ainsi le bien et le mal, dans l'acte humain, se définiront-ils objectirement par la conrenance ou la non-conrenance de cet acte arec la fin dernière de l'homme.

Mais comme cette convenance ou cette non-convenance doivent être connues par la raison humaine, puisque l'homme est un être raisonnable et libre, nous disons que la norme immédiate du bien et du mal moral réside dans l'accord ou le désaccord des actes moraux arec la raison humaine.

1.

Le bien et le mal intrinsèques.

a) Acte et objet.

En matière de moralité objective, actes et objets (ou fins) sont une seule et même chose.

En effet, l'acte, par définition même, est spécifié objectirement par son objet (ou sa fin).

Cela résulte à l'évidence de ce que nous venons de dire : la moralité objective de l'acte réside fondamentalement dans sa relation avec la fin, et par conséquent avec l'objet, la fin étant l'objet vers lequel on tend.

Il s'ensuit qu'admettre l'exis­ tence d'une moralité objective, c'est admettre du même coup qu'il y a des objets en eux-mêmes bons ou maurais.

Encore faut-il bien comprendre ce que cela signifie.

Ontolo­ giquement, tout être est bon dans la mesure même où il est être (Ill, 227) : de ce point de vue, un « être intrinsèquement mauvais» est une contradiction dans les termes et une notion impensable.

Un objet ne pourra donc être qualifié bon ou maurais que relatirement à l'appétit, selon qu'il satisfait ou contrarie un désir ou un besoin.

A ce titre, tout objet de désir est bon,. »

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