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Le concept de nature

Publié le 29/01/2016

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Pour rendre raison des diversités humaines (que l'on ne peut pas expliquer tota­lement par des conditions de milieu), l'on parle de cultures.

 

L'homme transforme la nature. Est-ce là un phénomène naturel? Cela signifie-t-il un autre ordre, c'est-à-dire une transcendance? Et la transforme-t-il sagement, ou follement comme l'apprenti sorcier? Car l'homme dispose du pouvoir de détruire plusieurs fois la terre, et qu'il n'ait pas encore davantage usé de cette surpuis­sance tient du miracle (puisque les dirigeants politiques ne sont pas, loin s'en faut, des sages).

« ment difficile à justifier parfaitement, même si la finalité morale de ce projet est excellente.

Pour rendre raison des diversités humaines (que l'on ne peut pas expliquer tota­ lement par des conditions de milieu), l'on parle de cultures.

L'homme transforme la nature .

Est-ce là un phénomène naturel? Cela signifie-t-il un autre ordre, c'est-à-dire une transcendan ce? Et la transf orme-t-il sagement, ou fo llement comme l'apprenti sorcier ? Car l'homme dispose du pouvoir de détruire plusieurs fois la terre, et qu'il n'ait pas encore davantage usé de cette surpuis­ sance tient du miracle (puisque les dirigeants politiques ne sont pas, loin s'en faut, des sages) .

ll est patent aussi que l'homme pollue effroyablement sa demeure la Te rre ; cer­ tains , qui vénèrent la Te rre comme un être vivant, envi­ sagent l'extermination de la majeure parie de notre espèce pour sauver la planète.

La technique moderne montre avec assez d'évidence que l'homme est autre que naturel (voilà pourquoi l'on dit de lui qu'il est un être >).

L'on peut aussi et enf m prendre pour argument de ce> la liberté, le libre arbitre : l'homme est la seule espèce qui mente, triche, fraude, torture, promette, espère, et invente de multiples cultures; il est dénué d'instinct et ses actes sont souvent imprévisibles ; malgré les sciences humaines, nous ne savons toujours pas ce qu'est l'homme, ni s'il existe quelque fmalité sur cette terre pro­ mise à la destruction à cause de l'extinction programmée du soleil (si les lois phy­ siques sont justes et si aucun événement imprévu n'intervient) .

Pouvons-nous, après ces considérations, continuer de parler de la nature comme s'il s'agissait d'une entité, d'un être, et comme si cet être était déchif frable ? LA NATU RE EST -ELLE MÈRE OU MARÂT RE? La question est ancienne.

La terre est un mixte d'horreurs, d'atrocités, et de splen­ deurs et beautés.

Darwin n'aurait jamais pu concevoir sa théorie de la survie des plus aptes s'il n'avait pas été, comme les gnostiques, sensibilisé à l'extrême par les carnages constants, par l'omniprésence de la mort.

Mais jamais les peintres impressionnistes (pour ne parler que d'eux) n'auraien t pu représenter leurs entrevisions paradisiaques si la beauté ne nous environnait pas.

Qui démêlera cette contradiction ?. »

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