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LE DIALOGUE PERMET-IL DE PARVENIR A LA VERITE ?

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« LE DIALOGUE PERMET-IL DE PARVENIR A LA VERITE ? INTRODUCTION : POSITION DU PROBLEME. - Il y a dialogue quand deux personnes ou deux groupes de personnes discutent ensemble à propos d’un désaccord. Un dialogue, au sens fort, n’est pas une simple conversation, mais un débat à travers lequel on essaie de se mettre d’accord. - La vérité est la qualité d’un énoncé conforme à la réalité. Le discours vrai s’oppose aux discours faux, qu’il s’agisse du mensonge (où l’on dit ce qu’on sait être faux dans l’intention de tromper l’autre), de l’erreur (où l’on dit, sans le savoir, ni le vouloir, quelque chose qui n’est pas conforme à la réalité), ou de l’illusion (où l’on croit que quelque chose est vrai parce que c’est ce qu’on désire croire). Il y a de multiples façons de dire le faux, il n’y en a qu’une de dire le vrai ! La vérité est donc ce sur quoi on peut se mettre tous d’accord. - Il semble évident, à première vue, qu’en cas de désaccord, la confrontation des points de vue est le meilleur moyen de s’entendre sur ce qu’il en est en réalité. Cependant nous voyons bien aussi que le dialogue ne permet pas toujours de s’entendre, de parvenir à une vérité reconnue par tous... Et souvent, il est impossible à l’issue du débat d'opinions de savoir ce qu’il en est... - Comment comprendre cette contradiction : est-ce le dialogue en lui-même qui est une méthode incertaine, ou son efficacité dépend-elle de certaines conditions extérieures, des intentions et des dispositions des interlocuteurs ? Lesquelles ? - Dresser une liste de conditions sans laquelle aucun dialogue n'est possible signifierait que tout débat, tout entretien, n'est pas nécessairement dialogue, que seul un authentique dialogue permettrait de parvenir à la vérité. Mais quelque soient les obstacles au dialogue, une exigence s'impose pour qu'un dialogue puisse parvenir à un accord : que ce soit bien la vérité du discours qu'ils visent. La question nous invite donc à interroger la finalité de nos discours, la finalité du langage, sans laquelle aucun dialogue authentique n'est possible. C'est pourquoi il faut à la fois “aimer à réfuter” (un interlocuteur qui accepte tout ce que je dis n'est d'aucune utilité pour savoir si ce que je dis est vrai) et “aimer à être réfuté”, c'est à dire rechercher la vérité et non pas croire l'avoir trouvée. Sans quoi, il n'y aurait plus de vérité et donc plus la possibilité de bien vivre-ensemble. Le texte de Platon du Gorgias nous fournira une piste de recherche : n'y voit-on pas la pensée philosophique à l'oeuvre dans sa recherche de la vérité ? DEVELOPPEMENT : EXAMEN DU PROBLEME. 1) C’est par le débat et la discussion qu’on parvient à la vérité. - Une affirmation et son contraire ne peuvent être vraies en même temps : la vérité est par définition un énoncé sur lequel il est possible de se mettre d’accord. En cas de désaccord, il faut donc dialoguer. - En général, le dialogue est un échange de paroles, un acte de langage, qui met en scène des interlocuteurs. Echanger des paroles, c'est échanger des mots pour ne pas en venir aux mains et pour transmettre à l'autre ce que l'on pense, l'informer. (Mais Socrate dans le Gorgias de Platon montrait que certaines discussions utilisent les mots comme des armes, faites pour frapper et pour vaincre. L'égalité entre les interlocuteurs est alors perdue car l'un l'emporte sur l'autre. Dans ce cas, la discussion s'accomplit à la manière d'un spectacle, d'un combat et personne n'en sort instruit). - Tout dialogue apporte la dimension de l’altérité (qualité de ce qui est autre) : parler, c'est toujours parler de quelque chose à quelqu'un : d'un objet à un sujet. La confrontation au point de vue de l’autre, la confrontation à un autre point de vue, fait apparaître les limites de chacun des points de vue, sa dimension subjective. Dans un débat, chacun met l’autre en question, l’oblige »

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