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Le pouvoir de l'État est-il facteur de liberté ou d'expression ?

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■ Le but poursuivi par l'État est en principe d'assurer la sécurité et la liberté des citoyens. Mais on peut relever une contradiction qui lui est inhérente :
 1. l'Etat garantit un espace de liberté à chaque individu en réalisant l'ordre social ;
 2. il exerce un pouvoir de coercition sur chacun en s'érigeant au-dessus de la société.
 ■ L'État prétend donc, au nom de la sécurité, garantir la liberté de tous en la limitant, ce qui ouvre la porte à l'oppression.


a) La liberté naturelle

b) La liberté civile

 

 

« biens.Autrement dit, de ces données économiques dépend la société civile : telle manière de vivre ensemble, deconstituer des groupes, classes, familles etc. 3) Conséquences politiques qu'entraînent les diverses formes sociales.— L'État (les institutions politiques, juridiques, militaires etc., l'organisation du pouvoir qui le caractérise) n'est paslibrement choisi par les citoyens ni librement défini par des penseurs ou philosophes.— Un État, tel qu'il existe à tel ou tel moment de l'histoire, est en fait le reflet de la forme sociale historique qui luicorrespond, sans qu'il y ait indépendance réelle du pouvoir politique à l'égard de la société civile. (Plus précisémentencore, selon Marx, le pouvoir de l'État est nécessairement le pouvoir organisé d'une classe en vue de l'oppressiond'une autre). Prendre conscience de ce problème, ce n'est pas nécessairement invalider la perspective d'une authentiquerépublique, telle que Montesquieu, Rousseau, ou Condorcet, l'ont conçue, mais s'engager dans une réflexion sur lesconditions et les exigences auxquelles doit se conformer un État pour être véritablement républicain : la « chosepublique», dès lors qu'elle existe comme telle, ne peut véritablement être oppression. Platon rappelait dans Les Loisque l'intérêt individuel, lorsqu'il est bien compris, ne peut réellement s'opposer à l'intérêt général : mettre en bonneplace le bien commun, ce n'est pas renoncer à soi, mais au contraire assurer l'épanouissement de tous et dechacun. Encore faut-il que le bien commun ne soit pas usurpé, détourné, et finalement réduit à une simpleapparence. La nécessité des lois, par exemple, pourra être évaluée dans l'horizon de ce bien commun, et comprise àpartir des fondements de la société. 2. THÈMES ENVISAGEABLES. • On pourra reprendre la distinction du droit et du fait, et envisager les situations où l'État fonctionne effectivementcomme pouvoir oppressif alors même qu'il se donne comme gardien ou promoteur de la liberté.• On réfléchira sur la fonction libératrice des lois et de la puissance publique au regard de la violence des rapportsd'exploitation de l'homme par l'homme.• On essaiera de repérer les thématisations idéologiques où se reflète le problème étudié : approche du libéralismeéconomique et de sa critique des réglementations, reprise du débat sur le rôle social et économique de l'État, étudedu sens de l'expression « état de droit » (à distinguer notamment de la « raison d'État »), etc.N. B. Cf.. pour approfondissement de ces questions le corrigé qui suit. Introduction • L'État est, à l'évidence, distinct de la Nation, qui désigne une entité historique, géographique ou naturelle, maisnon point juridique. Que représente-t-il exactement ? L'ensemble des organes administratifs et juridiques d'unesociété. Quel est donc le sens de l'intitulé du sujet ? La société organisée, dotée d'un gouvernement et d'organesadministratifs, est-elle l'adversaire de la liberté, de la manière d'être de celui qui agit indépendamment descontraintes externes, qui jouit des institutions de la cité, qui se détermine rationnellement ? On remarquera queliberté n'est pas ici un terme univoque : si elle désigne l'absence de contraintes externes, elle peut égalementrenvoyer à un ensemble de déterminations rationnelles, mais aussi à d'autres modalités. • Quel questionnement nous suggère l'intitulé ? L'État permet-il d'accéder à la rationalité ? Ne serait-il pas, aucontraire, lié à un mal intrinsèque et inhérent au pouvoir politique ? Dans ce dernier cas, comment l'État conduirait-ilà l'universel et à la moralité ? En dehors de l'État, ne peut-on rêver d'une société transparente et réconciliée avecelle-même ? (Ce fut le grand rêve du XIXe siècle, et même du XXe !) • Le problème essentiel est celui de savoir si l'État renvoie à un mal affectant plus ou moins nécessairement toutpouvoir politique. Ce dernier renvoie-t-il à quelque mal moral qui en serait constitutif ? • L'enjeu, l'importance décisive de la question apparaît évident car, selon une réponse affirmative ou négative, nousaboutirons à un type d'action fort différent, à une vision spécifique de la liberté politique. A. L'État est l'ennemi de la liberté. Pourquoi l'État serait-il l'ennemi de la liberté ? La question posée n'a rien d'évident. Elle suppose, nous l'avons vu,que l'État, comme tout pouvoir politique, serait lié à un mal intrinsèque qui les affecterait, que tous deux (pouvoir,État) dénatureraient l'homme et ne l'humaniseraient nullement. État et pouvoir s'avéreraient le mal absolu, car ilséloigneraient d'une réalité sociale transparente. Ainsi, l'État se constituerait-il et s'affirmerait-il contre la libertéindividuelle, contre les droits de la personne et du sujet, contre l'« Unique » désireux de faire surgir son « moi ».Tentons de mieux comprendre ce type d'approche, où l'État est désigné comme l'ennemi de la liberté, comme sonennemi vrai et réel, comme le principe même du mal.Que désigne, en effet, l'État ? À coup sûr, l'Ordre et l'Autorité. Il n'est pas d'État sans ordre, car il a pour fin demaintenir ce dernier dans la société : ordre, autorité et unité, voici ce qui caractérise l'État, qui serait l'ennemimême de toute liberté. Telle est, par exemple, l'analyse de Proudhon, qui affirme le caractère rigoureusementcontradictoire des concepts d'État et de liberté. Pourquoi ? Il faut poser le problème du pouvoir et dugouvernement, lesquels, selon Proudhon, sont profondément oppressifs, quasiment liés à un mal. « Être gouverné,c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné [...] par des êtres qui »

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