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Les peuples ont-ils les gouvernants qu'ils méritent ?

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L'Un ne dispose pas d'autre pouvoir d'asservissement que celui qui lui est concédé de nuire aux peuples. La servitude de l'Un admet-elle sa suppression ? Oui, le peuple peut rompre avec elle, non seulement il le peut grâce à sa force, mais il s'en délivre parfois. D'où naît cependant qu'il ne réussit pas toujours ses révoltes ? Ici s'inaugure une conjecture ouvrant sur une critique de la domination, renonçant ostensiblement à l'annonce d'un régime parfait. La Boétie découvre un rapport essentiel au politique : la politique s'instaure sur une division qui la fonde. Cette division produit de la force (les alliés du roi) simultanément à l'efficacité d'un imaginaire. La sujétion résulte d'une approbation. Soit selon la voie d'une servitude par excuse : le peuple n'accuse pas le roi de méfaits, seulement ses ministres, chacun exceptant le prince de l'accusation, préférant croire que le pouvoir est bon, quoique détourné par les ministres. Soit, selon la voie d'une servitude recouvrant une « volonté de servir ».

« et, au travers d'un urbanisme géométrique, un ordre social transparent, la lecture du premier livre demeureindispensable puisque la narration des voyages du navigateur s'y fait expérience d'assouplissement de l'esprit,mise en scène de l'opinion à rectifier, et explication du statut de la philosophie.Pour qui entend prononcer aujourd'hui ce terme, utopie, une autre conversion s'impose. Trop d'usagesdépréciatifs sont destinés à discréditer les appels à penser et agir en politique. L'utopie, littéralement lieu denulle part, qui est aussi souvent une uchronie — d'aucun temps — se place sous le signe d'une libération del'esprit. Ainsi en va-t-il des Solariens qui, vivant sous la dictature de la vertu, couplent leur cité modèle àl'idéal d'une réforme de l'ordre social chrétien existant (Campanella, 1602). Les citoyens se soumettent par méchancetéLes citoyens ne se laissent opprimer qu'autant qu'entraînés par une aveugle ambition et regardant plus au-dessous qu'au-dessus d'eux, la domination leur devient plus chère que l'indépendance, et ils consentent àporter des fers pour en pouvoir donner à leur tour», dit Rousseau. C'est parce qu'ils ont eux-mêmes unetendance au despotisme que les hommes se soumettent aux despotes. [Le propre des despotes est de conquérir le pouvoir et de s'y maintenir par la violence, contre la volonté du peuple. Les citoyens ne peuvent se soumettre à un despote ques'ils y sont contraints par la force ou s'ils sont trompés.] Montesquieu, dans L'Esprit des lois, établit une classification des régimes politiques.«Le consentement des hommes réunis en société est le fondement du pouvoir. Celui qui ne s'est établi que parla force ne peut subsister que par la force.» Denis Diderot, Encyclopédie, art. «Pouvoir»Alors que la démocratie est fondée sur la vertu, le despotisme, lui, est basé sur la crainte. Cette crainte estentretenue par l'usage arbitraire de la violence. En effet, les despotes ne se maintiennent que parce qu'ils ontl'appui de la force armée.Contre celle-ci, les citoyens isolés et désarmés ne peuvent rien faire. Machiavel, dans Le Prince, dit que pour garder le pouvoir, l'on ne doitpas hésiter à être immoral, à mentir, à renier sa parole, à tuer. Lepeuple n'est donc pas responsable si, à force de mensonges et detrahisons, un tyran parvient à endormir sa méfiance. C'est à Laurent de Médicis, le nouveau gouverneur de Florence, queMachiavel, retiré dans sa propriété près de San Casciano à quelqueslieues de la cité dont il a été chassé, dédie ce traité de réalismepolitique, où, s'interrogeant sur les destinées de l'Italie, il explique lafaçon de sauvegarder le pouvoir et même d'accéder à la gloire.La tradition, héritée des moralistes latins, estimait que la gloire du chefrepose sur une bonne gestion allant de pair avec une conduiteconforme aux exigences de la morale. A l'opposé, Machiavel estime qu'il« est nécessaire au Prince qui se veut conserver qu'il apprenne àpouvoir n'être pas bon. » C'est que les hommes, que le Prince a àgouverner, ne sont pas naturellement bons.Le texte présenté est extrait du « Prince » (1513), chapitre XVIII, «Comment les Princes doivent garder leur foi ». Machiavel expose sa manière de concevoir, et de garder, le pouvoir. 1) Il y a deux manières de combattre.2) Le Prince doit pratiquer et la bête et l'homme. 3) Et plus exactement les bêtes que sont le renard (la ruse) et le lion (la force). 1) L'impersonnalité du « il faut », au début de cet extrait, suggère l'intemporalité du savoir ici révélé. Car au-delà de la diversité (empirique) des actions, il convient de remonter au principe. Savoir rationnel, que celui quia réfléchi sur le pouvoir (Machiavel) est capable de formuler dans une classification, qui définit une fois pourtoutes les « deux manières de combattre ».Certes, o peut supposer que ce savoir repose sur l'expérience (dans la dédicace du « Prince », Machiaveldéclare que sa connaissance des actions des grands personnages est prise « par longue expérience ») maisce savoir se structure selon un principe qui est celui de la division (une dualité) qui est celle même des êtresvivants dans la nature : l'homme d'une part (dans son unicité), les animaux d'autre part (les bêtes dans leurdiversité). Chacun a sa manière de combattre (car gagner ou garder le pouvoir est un combat) qui lui estpropre (particulière, qui lui appartient e propre). D'un côté les lois (intitulées dans leur diversité par « les »), »

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