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Les sciences humaines peuvent-elles adopter les méthodes des sciences de la nature ?

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PLAN

Introduction : la réponse négative à la question posée présuppose une distinction substantielle (au sens métaphysique) entre la matière et l'esprit

I - Au moins partiellement, les mécanismes qui expliquent le monde inanimé, expliquent aussi le monde humain

Il - L'intérêt qu'il y a à utiliser des méthodes mathématiques en sciences humaines

Conclusion : on peut utiliser certaines méthodes des sciences naturelles en sciences humaines, et vice versa

« Dissertations I -Au moins partiellement, les mécanismes qui expliquent le monde inanimé, expliquent aussi le monde humain 53 Si l'homme est un système émergeant d'un monde physique et biologique, son activité la plus élevée doit, au moins dans une certaine mesure, refléter des contraintes physiques et biologiques sous-jacentes. L'homme et les choses partagent, jusqu'à un certain point, l'espace et le temps, les forces et la matière. On ne voit pas pourquoi ni comment toutes les conditions et tous les mécanismes qui expliquent le monde non humain s'arrêteraient, tout d'un coup, devant l'homme. Ainsi l'hypothèse qu'au moins jusqu'à un certain point les mêmes mécanismes qui expliquent le comportement des systèmes physiques ou vivants autres que l'homme, expliquent l'homme, semble plus prometteuse, du point de vue du progrès de la connaissance, que l'hypothèse de deux substances, l'une matérielle, l'autre spirituelle, complètement différentes. De plus, l'application des mêmes méthodes dans toutes les sciences ne s'accompagne pas forcément d'un dénigrement de la nature humaine. Il faudrait voir, méthode par méthode, de quoi il s'agit au juste. 11 -L'intérêt qu'il y a à utiliser des méthodes mathématiques en sciences humaines Faut-il employer les mathématiques en sciences humaines ? Les mathématiques sont la science des êtres et des structures universels, immuables, éternels, déterminés, alors que l'homme est sensible à ,son individualité et pense qu'il est libre et maître, en partie, de son évolution. Grâce à leur pouvoir déductif, à la façon dont le sens est véhiculé, à leur générativité, les mathématiques sont un modèle déterministe, le meilleur moyen de découverte qui, associé à la physique, a produit la science naturelle la plus développée, la physique mathématique. On a beaucoup à gagner à utiliser les mathématiques si on veut avoir une connaissance de l'homme et de son comportement. Elles peuvent montrer un isomorphisme profond entre l'esprit et le monde, des analogies structurelles cachées à l'observation entre l'inanimé et l'animé, avantage capital comme moyen de découverte. Sans cette isomorphie homme/monde, l'adéquation, même partielle, des théories aux faits, resterait inexpliquée. D'aucuns nient cette analogie et comparent la théorie à une espèce biologique capable de survivre en termes darwiniens (appel au hasard, survie de plus apte), mais le mystère de l'adéquation de la théorie reste entier. A la vertu de révéler »

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