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L'esprit religieux n'existe-t-il que dans les religions ?

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. »   Expliquons ces termes qui cernent le champ de la métaphysique avec rigueur. Bien que la métaphysique soit apparentée à la religion par son objet (il s'agit de l'âme, du monde comme totalité, de Dieu) elle en diffère par sa méthode. La religion repose sur la révélation alors que la métaphysique prétend nous enseigner par les seules forces de la raison ce que sont l'âme, le monde et dieu. Les prétendues connaissances métaphysiques sont des connaissances rationnelles. C'est la prétention rationnelle à connaître l'absolu que Kant va soumettre à sa critique.  Précisons qu'il s'agit de connaissances spéculatives, théorétiques qui se proposent simplement de déterminer leur objet, tandis qu'une discipline pratique (et non spéculative) comme la morale veut réaliser son objet, traduire dans une action concrète une idée de la raison. ·        « ... La métaphysique qui s'élève au-dessus des instructions de l'expérience en ne s'appuyant que sur de simples concepts (et non pas comme les mathématiques en appliquant ces concepts à l'intuition). » Rappelons que pour Kant il y a trois sortes de jugements : des jugements analytiques qui sont a priori (les corps sont étendus) ; des jugements synthétiques a posteriori (quand je dis cette boîte est rouge. Le prédicat rouge ne saurait être tiré du concept général de boîte.

L'esprit religieux, à savoir le sentiment intérieur du sacré qui se manifeste par la croyance en un être suprême et par une pratique rituelle, n'habite que les religions. Mais, l'esprit religieux n'est pas réservé aux religions. Dès que l'homme se sent solidaire des autres dans un projet qui transcende son individualité, il se sent relié à eux comme religieusement.

« exprime les principes de la physique moderne (celle de Newton), qui ne cherche plus les causes des phénomènes,mais en donne les lois sous forme d'équations mathématiques.Ne pas faire de Hume un sceptique. L'empirisme de Hume est aussi une critique de l'empirisme, puisqu'il montre quel'expérience nous donne moins d'informations que ce que nous croyons communément. C'est pourquoi, Hume secaractérise lui-même comme un «sceptique mitigé». Mais il ne faut pas se tromper sur le sens de ce scepticisme. Ilest «mitigé », parce que, contrairement au scepticisme classique, Hume ne nie pas la possibilité de touteconnaissance. Au contraire, il est au service de la connaissance, en faisant le tri entre les vrais et les fauxproblèmes. Kant, ayant lu Hume qui dit-on l'a réveillé de son "sommeil dogmatique", dira: "J'ai donc dû supprimer le savoir pourlui substituer la croyance." Ces croyances semblent même être le soutien le plus efficace pour la vie pratique : je ne sortirais pas de chez moi sije n'étais convaincu de l'existence du couloir derrière la porte - alors même que je ne le perçois pas directement aumoment où je m'apprête à ouvrir la porte pour sortir. L'esprit est donc constitué tout autant d'habitudes que deconnaissances dûment établies. 11. La croyance et la foi On ne peut cependant mettre les croyances religieuses sur le même plan que les autres. Tout d'abord, elles sontcodifiées dans des dogmes, elles ont un contenu précis qui tranche avec le vague de nos croyances ordinaires.D'autre part, l'utilisation habituelle du verbe «croire» en fait une nuance faible du «savoir » : si je crois que j'ai laisséce papier sur mon bureau, cette croyance pourra ou non être confirmée et je pourrais dire, en le voyant : je saismaintenant que ce papier est sur mon bureau. Tandis que je ne peux pas dire que la croyance en l'immortalité del'âme, par exemple, soit provisoire et attende une confirmation par l'expérience. • La croyance est un assentiment à des affirmations dont la démonstration ou la preuve est insuffisante. Enrevanche, dans la foi, la question de l'insuffisance des preuves ne se pose pas.Dans le christianisme, la vérité révélée oblige à distinguer entre croyance ordinaire, croyance religieuse et foi.L'incertitude est balayée par la foi ; dans cette dernière, la confiance est absolue, et ce, sans recours auxarguments rationnels ou aux preuves.Si la croyance religieuse est encore habité par le doute, la foi l'évacue. Aussi peut-on distinguer le « croire que »,du « croire à » et du « croire en ». Le « croire que » traduit-trahit une opinion, une conjecture. Le « croire à »exprime une implication plus personnelle. Et enfin, le « croire en » manifeste une conviction, une confiance absolue. Dans une perspective rationaliste, on peut dire que : L'opinion est subjectivement et objectivement insuffisante. La foi est subjectivement suffisante et objectivement insuffisante. La science est subjectivement et objectivement suffisante. • On ne peut pas dire qu'il s'agirait d'un doute à l'égard de la connaissance, comme si quelqu'un disait : nous nepouvons pas savoir. (Cette position porte le nom d'agnosticisme.) Mais il existe un domaine par-delà toute possibilitéde questionnement, non pas tant sans réponse que sans question : « Nous sentons que même si toutes lespossibles questions scientifiques ont trouvé leur réponse, nos problèmes de vie n'ont pas même été effleurés.Assurément il ne subsiste plus alors de question; et cela même constitue la réponse» (Wittgenstein, Tractatuslogico-philosophicus, 6.52). 111. Une foi rationnelle possible? »

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