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L'homme occupe-t-il une place privilégiée dans la nature ?

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« Qui se considérera de la sorte s'effrayera de soi-même, et, se considérant soutenu dans la masse que la nature lui a donnée, entre ces deux abîmes de l'infini et du néant, il tremblera dans la vue de ces merveilles, et je crois que sa curiosité se changeant en admiration, il sera plus disposé à les contempler en silence, qu'à les rechercher avec présomption. « Nous touchons là au second sens de l'effroi devant l'infinité et le silence de l'univers. Il faut vaincre la présomption scientifique. Il faut réapprendre à l'homme à trembler, il faut lui faire comprendre que par la raison il ne comprendra jamais ni l'univers, ni lui-même. L'univers est vide de Dieu, et il est offert à la recherche scientifique. Il faut montrer au savant que ses recherches sont dérisoires, que le seul vrai souci est le souci de Dieu. Et c'est en montrant qu'il y a une disproportion extrême entre l'infini qui nous submerge et notre condition faible et mortelle, qu'on pourra affirmer : « Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes au prix de la réalité des choses [...] ne cherchons point d'assurance et de fermeté. Notre raison est toujours déçue par l'inconstance des apparences ; rien ne peut fixer le fini entre les deux infinis qui l'enferment et le fuient. «      Ce qu'il y a d'effrayant dans le monde tel que le conçoit le XVII ième savant, est qu'il est un univers froid, dont Dieu s'est retiré, et où l'infini nous engloutit, où la nature ne nous parle plus.

Les facultés de l'homme le placent au sommet de la hiérarchie des êtres et font de lui une créature privilégiée et supérieure au sein de la nature. 

MAIS...

L'homme n'a pas une place privilégiée dans la nature. Il n'est qu'un élément dans un grand système qui le dépasse. Le monde pourrait très bien exister sans les hommes.

a) L'homme est le seul être raisonnable.
b) L'homme est libre.
c) L'homme est le maître de la nature.

a) L'être humain peut disparaître.
b) L'homme fait partie d'un grand Tout.
c) L'homme dépend de la nature.

.../...

« l'accès à une sphère autre, seulement politique, et qui permet à l'homme de s'épanouir en tant qu'homme, deviser le bonheur, d'entretenir avec les autres hommes des liens libres, libérés de tout enjeu vital.Plus étranges peuvent paraître les deux autres thèses, liées, d'Aristote, affirmant que la cité est une réaliténaturelle, et surtout, qu'elle est antérieure par nature à l'individu. Cela signifie que l'homme n'est pasautosuffisant : il n'est qu'une partie d'un tout : la cité, comme la mai est partie du corps. Pas plus que la mainn'existe réellement sans le corps, l'individu humain n'existe sans la cité. C'est d'elle qu'il reçoit son humanité,son développement, son statut moral.« Mais l'homme qui est dans l'incapacité d'être membre d'une communauté, ou qui n'en éprouve nullement lebesoin, parce qu'il se suffit à lui-même, ne fait en rien partie de la cité et par conséquent est ou une brute,ou un dieu »Ne pas appartenir à la « polis », lei d'humanité, c'est être soit infra-humain, soit supra-humain. L'homme est libreUn autre privilège de l'homme par rapport à la nature, c'est sa liberté. En effet, les animaux n'obéissent qu'àleur instinct. Ils ne décident pas de ce que sera leur existence. Seul l'homme possède la liberté de faire deschoix et de se déterminer lui-même. "La faculté de se perfectionner, à l'aide des circonstances, développe successivement toutes les autres, etréside parmi nous tant dans l'espèce que dans l'individu, au lieu qu'un animal est au bout de quelques mois cequ'il sera toute sa vie, et son espèce au bout de mille ans ce qu'elle était la première année de ces mille ans.Pourquoi l'homme seul est-il sujet de devenir imbécile ? N'est-ce point qu'il retourne ainsi dans son étatprimitif, et que, tandis que la bête, qui n'a rien acquis et qui n'a rien non plus à perdre, reste toujours avecson instinct, l'homme, reperdant par la vieillesse ou d'autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquérir, retombe ainsi plus bas que la bête même?" ROUSSEAU L'homme naturel est capable de progresser, de se perfectionner. C'est même ce qui va lui permettre dedévelopper des techniques, et d'inventer la société, quittant ainsi l'état de nature. De ce fait, Rousseau vasouligner, à la suite du texte cité, que c'est précisément cette perfectibilité qui pourrait être la cause de tousles malheurs de l'homme.Qu'est-ce qui distingue l'homme de l'animal ? Tandis que l'animal est figé dans une conduite totalementinstinctuelle, l'homme, lui, est capable de se perfectionner, en utilisant son environnement à son profit. Ce quile prouve, c'est que l'homme peut régresser, alors que 'animal ne le peut pas.On trouve ici la distinction essentielle entre l'homme et l'animal, qui du même coup permet de comprendrel'opposition entre nature et culture. Parce qu'il est capable de progresser, de s'améliorer lui-même, et passeulement de comprendre des choses nouvelles, l'homme est de loin supérieur à l'animal. Mais encore lui faut-ilsavoir utiliser ce don : la guerre comme la médecine sont des fruits de cette perfectibilité. L'homme est maître et possesseur de la natureL'homme occupe une place particulière dans la nature. En ce qu'il latransforme selon ses besoins et désirs.Dans la sixième partie du « Discours de la méthode » (1637), Descartesmet au jour un projet dont nous sommes les héritiers. Il s'agit depromouvoir une nouvelle conception de la science, de la technique etde leurs rapports, apte à nous rendre « comme maître et possesseursde la nature ». Descartes n'inaugure pas seulement l'ère du mécanisme,mais aussi celle du machinisme, de la domination technicienne dumonde.Si Descartes marque une étape essentielle dans l'histoire de laphilosophie, c'est qu'il rompt de façon radicale et essentielle avec sacompréhension antérieure. Dans le « Discours de la méthode »,Descartes polémique avec la philosophie de son temps et des sièclespassés : la scolastique, que l'on peut définir comme une réappropriationchrétienne de la doctrine d'Aristote.Plus précisément, il s'agit dans notre passage de substituer « à laphilosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles » une «philosophie pratique ». La philosophie spéculative désigne lascolastique, qui fait prédominer la contemplation sur l'action, le voir surl'agir. Aristote et la tradition grecque faisaient de la science uneactivité libre et désintéressée, n'ayant d'autre but que de comprendrele monde, d'en admirer la beauté. La vie active est conçue comme coupée de la vie spéculative, seule dignenon seulement des hommes, mais des dieux.Descartes subvertit la tradition. D'une part, il cherche des « connaissances qui soient fort utiles à la vie »,d'autre part la science cartésienne ne contemple plus les choses de la nature, mais construit des objets deconnaissance. Avec le cartésianisme, un idéal d'action, de maîtrise s'introduit au coeur même de l'activité deconnaître. »

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