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L'homme peut-il refuser toute contrainte ?

Publié le 06/09/2004

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Sans elles, tout le monde peut faire n'importe quoi, y compris limiter la liberté des autres. Les lois rendent possible ma liberté en limitant celle des autres. Elles rendent possible la liberté des autres en limitant la mienne. Être libre, c'est respecter la loi sans y être contraint La dignité de l'homme repose sur sa capacité à se déterminer en fonction d'une volonté morale et. non pas en vertu de ses penchants qu'il ne peut que subir. Comme le dit si bien Rousseau: "Quand chacun fait ce qui lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d'autres et cela ne s'appelle pas un état libre."   Rousseau ajoute que "Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité d'Homme". La liberté est un droit non aliénable et naturel à l'Homme et il est de l'essence de ce droit d'être non aliénable. Qu'est ce que l'aliénation ? Dans son sens philosophique, l'aliénation équivaut à l'hétéronomie de la raison (hétéro(autre)nomie(loi) : condition d'une personne qui reçoit d'autrui la condition à laquelle elle se soumet).

C'est sans contrainte que nous sommes réellement libres. Rien ne saurait légitimement limiter cette liberté inaliénable. L'homme qui veut être libre doit nécessairement refuser tout ce qui est contraignant. MAIS, c'est aussi la contrainte de la loi qui me libère, car on ne peut pas être libre tout seul. Refuser toute contrainte et obligation, ce serait refuser la société sans laquelle il ne peut pas y avoir de réelle liberté concrête et effective.

  • I) Pour être libre, l'homme doit refuser toutes les contraintes.

a) Etre libre, c'est ne pas être contraint.

b) La société emprisonne les individus.

c) "Ni Dieu, ni maître": le credo des anarchistes

  • II) La contrainte ne s'oppose pas à la liberté.

a) L'apprentissage de la liberté.

b) La liberté n'est pas la licence.

c) Etre libre, c'est respecter la loi sans y  êtr contraint.

.../...

« [La liberté conçue comme pure autodétermination, libre arbitre et inconséquent arbitraire serait incompatible avec l'existence de la société.

La loi, si elle limite notre liberté, en est pourtant également la condition.] Il faut apprendre à être libreDans le domaine de l'éducation, ainsi que le montre Kant, la contrainte se veut libératrice.

La disciplineconsiste à inculquer les principes de la moralité afin que le sujet devienne capable d'autonomie et de liberté.Or, être autonome, c'est être capable de vouloir par soi-même; ce qui implique que le choix ne dépend plus deforces contraignantes. La liberté n'est pas licenceÊtre libre, ce n'est pas faire n'importe quoi, n'importe comment.

Si la loi m'interdit quelquefois de faire ce dontj'ai envie, elle ne m'interdit jamais de faire ce que je veux.

Par exemple, je peux avoir envie de "griller un feurouge", et cela la loi me l'interdit.

Mais ce que je veux, c'est pouvoir circuler librement, et je sais bien que lesfeux tricolores en sont la condition de possibilité.

Pour Montesquieu, "la liberté est la possibilité de faire tout ce que les lois permettent" (De l'esprit des lois, tome I). La liberté est ledroit de faire tout ceque les loispermettent (Del'esprit des lois) Si chacun dans un État était autorisé à faire tout cequi lui plaît, très rapidement naîtraient des conflits.

Leplus fort l'emporterait et le plus faible serait esclave.L'absence de contrainte ne conduit donc nullement àla liberté.

Celle-ci ne peut exister que là où il y a deslois donnant à chacun des droits mais aussi desdevoirs, conditions du droit des autres. Sans elles, tout le monde peut faire n'importe quoi, y compris limiter la liberté des autres.

Les lois rendentpossible ma liberté en limitant celle des autres.

Elles rendent possible la liberté des autres en limitant lamienne. Être libre, c'est respecter la loi sans y être contraintLa dignité de l'homme repose sur sa capacité à se déterminer en fonction d'une volonté morale et.

non pas envertu de ses penchants qu'il ne peut que subir.

Comme le dit si bien Rousseau: "Quand chacun fait ce qui luiplaît, on fait souvent ce qui déplaît à d'autres et cela ne s'appelle pas un état libre." Rousseau ajoute que "Renoncer à sa liberté, c‘est renoncer à sa qualitéd'Homme".

La liberté est un droit non aliénable et naturel à l'Homme et ilest de l'essence de ce droit d'être non aliénable.

Qu'est ce quel'aliénation ? Dans son sens philosophique, l'aliénation équivaut àl'hétéronomie de la raison (hétéro(autre)nomie(loi) : condition d'unepersonne qui reçoit d'autrui la condition à laquelle elle se soumet).

Êtrehétéronome est en termes kantien être mineur, c'est à dire penser parautrui, préjuger.

"La minorité, c'est l'incapacité de se servir de sonentendement sans la direction d'autrui" (Kant).

L'hétéronomiereprésente les ténèbres de l'ignorance que doivent illuminer les clartésde la raison, c'est à dire les lumières du rationalisme critique dont ladevise est "aît le courage de te servir de ton propre entendement".

Lecontraire de l'hétéronomie, c'est l'autonomie : condition d'une personnequi détermine elle-même la loi à laquelle elle se soumet, autrement dit,l'autonomie c'est l'acte de penser par soi-même.

Être autonome, c'estse donner à soi même des principes d'actions et de pensées.

Dans sonsens politique, un Homme qui s'aliène devient l'esclave d'un autre, or, sion peut vendre ou céder un bien matériel à une autre personne, il esthors de question de pouvoir aliéner sa liberté qui est un droitincommunicable, imprescriptible, "le droit de propriété n'étant que deconvention et d'institution humaine, tout Homme peut à son grèsdisposer de ce qu'il possède mais il n'en est pas de même pour des dons essentiels de la nature tels que la vie et la liberté dont il est permis à chacun de jouir et dont on n'a pas ledroit de se dépouiller.

En sautant l'une, on dégrade son être , en sautant l'autre, on l'anéantit ; et comme nul. »

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