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Mes pensées m'appartiennent-elles ?

Publié le 20/07/2005

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3. TRANSITION

Il arrive que ma langue "fourche", il arrive que je ne sache plus trés bien "ce que je dis", il arrive aussi que ma pensée puisse me dépasser en prenant un pouvoir tel que je ne puis en être le maître: en ce sens mes pansées ne m'appartiennent plus.    

II. Des pensées qui ne m'appartiennent : des pensées, volantes, aveugles et sourdes qui semblent ne plus émaner de moi-même.

Une pensée est une représentation de l'esprit. C'est un objet de l'univers intérieur humain qui s'appuie et se construit à travers des images diffuses et oniriques.

La pensée n'existe que si elle est exprimée, autrement elle reste une partie d'une élaboration mentale ( proche de la conscience ). La pensée est tout ce qui affecte ma conscience , elle se trouve reliée à la pensée, à l'intelligence, à la conscience. Mes pensées semblent être ce qu'il y a de plus intérieures et de plus intimes à moi-même. En ce sens, je peux dire qu'elles m'appartiennent: elles sont une part de moi et une de mes propriétés. Que signifie alors cette possibilité que mes pensées ne puissent m'appartenir? Mes pensées m'appartiennent-elles vraiment ? Si celles-ci ne m'appartiennent pas, qui peut alors en être le propriétaire ? La possibilité pour moi de ne pas m'imputer mes propres pensées signifie que celles-ci ne viennent  pas de moi d'où viennent-elles ? Si je ne suis pas maître en ma propre maison, qui peut se prétendre maître ? Si mes pensées ne m'appartiennent pas, c'est qu'elles me sont alors étrangères, et je suis moi-même étranger à moi-même.

Comment ce  qu'il y a en moi de plus intime en moi peut-il m'être étranger? Mes pensées sont elles aliénées voire m'aliénéer? En ce sens l'enjeu ultime est de savoir s'il subsiste encore un monde de liberté lorsque mes pensées semblent m'échapper.

 

  • Problématique :

Les pensées semblent suivre des mécanismes qui fonctionnent sans moi, sans sujet, mais m'est il possible de m'approprier mes pensées?

  • I.  Mes pensées m'appartiennent: elles émanent de ma  conscience, et la conscience se veut souveraine en toutes choses

 

1. Travail définitionnel sur la nature de la pensée.

2. La pensée n'appartient qu'à l'homme lui-même

 

  • II. Des pensées qui ne m'appartiennent : des pensées, volantes, aveugles et sourdes qui semblent ne plus émaner de moi-même

 

1. die fliegende Gedanken : les pensées qui passent sans que je puisse les saisir, les tenir, des pensées volantes qui semblent n'appartenir qu'à elles-mêmes

2.  Comment ma propre pensée peut-elle m'échapper?

 

  • III. les pensée s'appartiennent

 

1. L'illusion d'un homme qui serait souverain en son âme

2. Les pensées sont un acte libre que seul l'homme doit régir : il n'ya pas de pensées qui puissent ne pas émaner de moi sans nuire à ma pleine liberté.

 

« Il arrive que ma langue "fourche", il arrive que je ne sache plus trés bien "ce que je dis", il arrive aussi que mapensée puisse me dépasser en prenant un pouvoir tel que je ne puis en être le maître: en ce sens mes pansées nem'appartiennent plus. II. Des pensées qui ne m'appartiennent : des pensées, volantes, aveugles et sourdes qui semblent ne plusémaner de moi-même 1. die fliegende Gedanken : les pensées qui passent sans que je puisse les saisir, les tenir, des pensées volantes quisemblent n'appartenir qu'à elles-mêmes Texte : Leibniz Nouveaux Essais sur l'entendement humain (écrits en 1704, publiés en 1765),préface, Édition Janet, Paris, 1866. Il y a mille marques qui font juger qu'il y a à tout moment une infinité de perceptions en nous, mais sansaperception 1 et sans réflexion, c'est-à-dire des changements dans l'âme même dont nous ne nous apercevons pas, parce que ces impressions sont ou trop petites et en trop grand nombre, ou trop unies, en sorte qu'elles n'ont riend'assez distinguant à part; mais jointes à d'autres, elles ne laissent pas de faire leur effet et de se faire sentir aumoins confusément dans l'assemblage. C'est ainsi que l'accoutumance fait que nous ne prenons pas garde aumouvement d'un moulin ou à une chute d'eau, quand nous avons habité tout auprès depuis quelque temps. Ce n'estpas que ce mouvement ne frappe toujours nos organes, et qu'il ne se passe encore quelque chose dans l'âme qui yréponde, à cause de l'harmonie de l'âme et du corps, mais ces impressions qui sont dans l'âme et dans le corps,destituées des attraits de la nouveauté, ne sont pas assez fortes pour s'attirer notre attention et notre mémoire,attachées à des objets plus occupants. Car toute attention demande de la mémoire, et souvent, quand nous nesommes point admonestés 2, pour ainsi dire, et avertis de prendre garde à quelques-unes de nos propres perceptions présentes, nous les laissons passer sans réflexion et même sans être remarquées. Mais si quelqu'un nous en avertitincontinent 3 après et nous fait remarquer, par exemple, quelque bruit qu'on vient d'entendre, nous nous en souvenons et nous nous apercevons d'en avoir eu tantôt quelque sentiment. Ainsi c'étaient des perceptions dontnous ne nous étions pas aperçus incontinent, l'aperception ne venant dans ce cas que de l'avertissement aprèsquelque intervalle, tout petit qu'il soit. Et pour juger encore mieux des petites perceptions que nous ne saurionsdistinguer dans la foule, j'ai coutume de me servir de l'exemple du mugissement ou du bruit de la mer, dont on estfrappé quand on est au rivage. Pour entendre ce bruit comme l'on fait, il faut bien qu'on entende les parties quicomposent ce tout, c'est-à-dire les bruits de chaque vague, quoique chacun de ces petits bruits ne se fasseconnaître que dans l'assemblage confus de tous les autres ensemble, c'est-à-dire dans ce mugissement même, etqu'il ne se remarquerait pas si cette vague, qui le fait, était seule. Car il faut qu'on soit affecté un peu par lemouvement de cette vague et qu'on ait quelque perception de chacun de ces bruits, quelque petits qu'ils soient;autrement on n'aurait pas celle de cent mille vagues, puisque cent mille riens ne sauraient faire quelque chose. 1 - Aperception : fait de s'apercevoir, conscience.2 - Quand nous ne sommes point admonestés : quand on ne nous y fait pas penser.3 - Incontinent : tout de suite. 2. Comment ma propre pensée peut-elle m'échapper? Texte : kANT, Qu'est-ce que les Lumières? « Les Lumières se définissent comme la sortie de l'homme hors de l'état de minorité, où il se maintient par sapropre faute. La minorité est l'incapacité de se servir de son entendement sans être dirigé par un autre. Elle est dueà notre propre faute quand elle résulte non pas d'un manque d'entendement, mais d'un manque de résolution et decourage pour s'en servir sans être dirigé par un autre. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propreentendement ! Voilà la devise des Lumières.La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes, alors que la nature les aaffranchis depuis longtemps de toute direction étrangère, restent cependant volontiers, leur vie durant, mineurs ; etqu'il soit si facile à d'autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si commode d'être mineur. Si j'ai un livre qui metient lieu d'entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui juge de mon régime à maplace, etc., je n'ai pas besoin de me fatiguer moi-même. Je ne suis pas obligé de penser, pourvu que je puisse payer; d'autres se chargeront pour moi de cette besogne fastidieuse. Que la plupart des hommes finissent par considérerle pas qui conduit à la majorité, et qui est en soi pénible, également comme très dangereux, c'est ce à quoi nemanquent pas de s'employer ces tuteurs qui, par bonté, ont assumé la tâche de veiller sur eux. Après avoir rendutout d'abord stupide leur bétail domestique, et soigneusement pris garde que ces paisibles créatures ne puissentoser faire le moindre pas hors du parc où ils sont enfermés, ils leur montrent ensuite le danger qu'il y aurait demarcher tout seul. Or ce danger n'est sans doute pas si grand que cela, étant donné que quelques chutes finiraientbien par leur apprendre à marcher. » Les maximes suivantes du sens commun n'appartiennent pas à notre propos en tant que parties de la critique dugoût; néanmoins elles peuvent servir à l'explication de ses principes. Ce sont les maximes suivantes : 1. Penser parsoi-même; 2. Penser en se mettant à la place de tout autre; 3. Toujours penser en accord avec soi-même. Lapremière maxime est la maxime de la pensée sans préjugés, la seconde maxime est celle de la pensée élargie, latroisième maxime est celle de la pensée conséquente. La première maxime est celle d'une raison qui n'est jamais »

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