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N’être soumis à rien ni à personne, être sans contraintes, est-ce suffisant pour être libre ?

Publié le 17/09/2015

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Il s’agit maintenant de s’interroger sur le libre arbitre : l’homme aurait la faculté de se choisir et même, comme le dit Sartre, de s’inventer ; en effet, « l’existence précède l’essence », c’est-à-dire qu’il n’existe pas de nature humaine. L’homme existe avant de se définir. La célèbre formule sartrienne, « L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait », signifie que le libre arbitre est absolu et que rien n’est jamais déterminé à l’avance. L’homme est absolument libre et absolument responsable.

 

Mais la position de Sartre n’admet aucune influence autre que notre choix, sans cesse remis en question. Une totale indétermination - agir sans motif - ne suffit pas à rendre compte de la liberté.

 

Être libre suppose la maîtrise de soi, la réflexion, la raison : volonté et liberté sont intimement liées. Certes, la liberté d’indifférence est toujours la liberté, mais être vraiment libre, c’est choisir rationnellement, c’est-à-dire clairement et distinctement, comme le préconise Descartes (Méditations, IV).

 

Bien sûr, on peut penser, comme Spinoza, que le libre arbitre est une illusion, et que, comme l’univers, l’homme est soumis à la nécessité et au déterminisme. Être libre ne peut donc pas se définir comme être indépendant : au contraire, « une chose est dite libre quand elle existe par la seule nécessité de sa nature ».

« • Pensez à la liberté comme autonomie et à la nécessit é des lois : être libre, c'est se donner à soi-même sa propre loi (cf Kant).

• Pensez à Rousseau : « La prof ession de foi du Vicaire savoyard » dans l'É mile.

• Organi sation du plan 1.

L'ho mme dispose d'un certain nombre de liberté s, et chaque fois qu'il y a contrainte, c'est-à-d ire une violence, il n'est plus libre.

Être libre serait donc bien n'être soumis à rien ni à personne.

2.

Être libre se définirait-il par l'indétermination totale? Il suffirait pour être libre d'agir sans motif.

Au contraire, être libre, n'est-ce pas plu­ tôt savoir pourquoi on agit ? 3.

Ainsi, s'il est nécessa ire pour être libre d'être politiquement indé­ pendant, cela ne suffit pas.

Il faut surtout exercer sa volonté qui se donne à elle-même sa propre loi, c'est-à-dire que la liberté n'est pas l'indépen­ dance à l'é gard de toute loi.

CORRIGÉ [Dissertation rédigée] [Introduction] Définir la liberté par l'indépendance, est-ce déterminer suffisamment la liberté ? Ou : l'ensemble des caractères qui appar tiennent au concept de liberté est-il suffisamm ent déterminé par ce terme d'indé pend ance ? Ou encore : la liberté peut-elle se déf inir par l'absence de contra intes, l'indé­ pendance signifiant n'être soumis à rien ni à personne, être sans entraves ? Le terme liberté est ambigu.

Le sens commun définit la liberté comme le pouvoir de faire ce qui plaît ou le pouvoir de se libérer des contraintes, ces contraintes étant d'ordre social, politique, familial, etc.

Ê tre libre s'identifie-t-il alors à cette définition négative de la liberté qui est de n'être soumis à rien ni à personne ? [1.

Être libre, est-ce vivre sans contrai ntes ?] Partons de la conception naïve de la liberté telle qu'on la trouve affir­ mée par Calliclès dans le Gor gias de Platon .

Ce personnage fait un éloge des passions : « Pour bien vivre, il faut laisser prendre à ses passions tout l' accroissement possible, au lieu de les réprimer », dit-il dans le Gor gias.. »

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