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Nos pensées et nos actes ont-ils une origine sexuelle ?

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Mais les deux clartés qu'elle nous apporte : savoir, que la vie instinctive de la sexualité ne saurait être complètement domptée en nous et que les processus psychiques sont en eux-mêmes inconscients, et ne deviennent accessibles et subordonnés au moi que par une perception incomplète et incertaine, équivalent à affirmer que le moi n'est pas maître dans sa propre maison ». FREUD, « Essais de psychanalyse appliquée ». Devant l'insistance persuasive de ses patients qui lui demandent de les écouter, Freud est bientôt obligé de se taire et d'abandonner la suggestion. Il invente alors une méthode d'investigation à laquelle il donne le nom de «psychanalyse». Ce traitement repose sur l'obligation pour le malade de tout dire, de laisser libre cours à sa parole. Dès lors, Freud apprend à écouter et, peu à peu, dans le déroulement parfois labyrinthique du discours de ses patients, troué de silences lourds d'affects où se marquent les résistances, il décèle l'importance de la sexualité dans la constitution des névroses. Prenant le récit des hystériques à la lettre, Freud croit, pendant quelque temps encore, que c'est par violence sexuelle ou perversion du père que les femmes deviennent hystériques. Aussi est-il à l'affût des souvenirs de ses patientes pour y découvrir un traumatisme réel. Mais la mort de son père, en 1896, l'amène, moins d'un an après, à une incontournable et bouleversante découverte : celle du complexe d'OEdipe. Le complexe d'OEdipe et l'enfant pervers On connaît les deux crimes d'OEdipe-Roi : il a tué son père et épousé sa mère.

« « Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme, dès que c'est suffisamment important, parceque ta conscience te l'apprendrait alors. Et quand tu restes sansnouvelles d'une chose qui est dans ton âme, tu admets, avec uneparfaite assurance, que cela e s'y trouve pas. Tu vas mêmejusqu'à tenir « psychique » pour identique à « conscient », c'est-à-dire connu de toi, et cela malgré les preuves les plus évidentesqu'il doit sans cesse se passer dans ta vie psychique bien plus dechoses qu'il ne peut s'en révéler à ta conscience. Tu te comportescomme un monarque absolu qui se contente des informations quelui donnent les hauts dignitaires de la cour et qui ne descend pasvers le peuple pour entendre sa voix. Rentre en toi-mêmeprofondément et apprends d'abord à te connaître, alors tucomprendras pourquoi tu vas tomber malade, et peut-êtreéviteras-tu de le devenir.C'est de cette manière que la psychanalyse voudrait instruire lemoi. Mais les deux clartés qu'elle nous apporte : savoir, que la vieinstinctive de la sexualité ne saurait être complètement domptéeen nous et que les processus psychiques sont en eux-mêmesinconscients, et ne deviennent accessibles et subordonnés aumoi que par une perception incomplète et incertaine, équivalent àaffirmer que le moi n'est pas maître dans sa propre maison ».FREUD, « Essais de psychanalyse appliquée ». Devant l'insistance persuasive de ses patients qui lui demandent de les écouter, Freud est bientôt obligé dese taire et d'abandonner la suggestion. Il invente alors une méthode d'investigation à laquelle il donne le nomde «psychanalyse». Ce traitement repose sur l'obligation pour le malade de tout dire, de laisser libre cours àsa parole. Dès lors, Freud apprend à écouter et, peu à peu, dans le déroulement parfois labyrinthique dudiscours de ses patients, troué de silences lourds d'affects où se marquent les résistances, il décèlel'importance de la sexualité dans la constitution des névroses. Prenant le récit des hystériques à la lettre,Freud croit, pendant quelque temps encore, que c'est par violence sexuelle ou perversion du père que lesfemmes deviennent hystériques. Aussi est-il à l'affût des souvenirs de ses patientes pour y découvrir untraumatisme réel. Mais la mort de son père, en 1896, l'amène, moins d'un an après, à une incontournable etbouleversante découverte : celle du complexe d'OEdipe. Le complexe d'OEdipe et l'enfant pervers On connaît les deux crimes d'OEdipe-Roi : il a tué son père et épousé sa mère. Si cette tragédie de Sophoclenous émeut si profondément, dit Freud, c'est parce qu'elle a saisi une «compulsion» que nous reconnaissonstous pour l'avoir, dans notre enfance, ressentie. Chacun d'entre nous «fut un jour, en germe, en imagination,un oedipe et s'épouvante devant la réalisation de son rêve transposé dans la réalité». Freud a désormais lacertitude que le fantasme est plus important que la réalité et à l'idée du «père pervers», responsable del'hystérie, il substitue l'idée de la «fille perverse». Dès lors, brisant les tabous, il ne tarde pas à découvrir que,dès la petite enfance, les pulsions sexuelles qui modulent le développement ultérieur de la vie psychique sontà l'oeuvre. Mais alors que, chez l'adulte, elles se soumettent à la domination des «zones génitales», favorisantl'acte sexuel et entrant au service de la fonction de reproduction, chez l'enfant, elles se manifestentindépendamment les unes des autres, à partir de sources organiques multiples qui jouent le rôle de zonesérogènes (la bouche, l'anus, l'urètre, l'épiderme...) et n'ont d'autres buts qu'elles-mêmes, procurant à ellesseules plaisirs et jouissances. C'est la raison pour laquelle, Freud n'hésite pas à attribuer le qualificatif de«perverses» aux activités infantiles «prégénitales». Les stade s de la sexualité Le premier stade par lequel passe l'enfant est celui de la sexualité orale (première année de la vie). C'est leplaisir du suçotement. Cette activité rythmique, séparée du besoin de nutrition, procure à l'enfant sespremières jouissances. Assez rapidement se manifeste aussi le plaisir de mordre, manière, pour l'enfant, desatisfaire son désir de s'approprier cet aimé et tout-puissant objet qu'est le sein maternel.Le deuxième stade est celui de la sexualité sadico-anale (deuxième et troisième années de la vie). Ce sont lesplaisirs coprophiles de l'enfance, ceux qui ont un rapport aux excréments. C'est aussi la jouissance liée àl'usage des sphincters anaux (défécation, rétention). L'enfant éprouve alors un sentiment d'emprise, de toutepuissance sur ses fèces qu'il peut retenir ou donner.La sexualité infantile culmine avec le stade phallique (entre trois et cinq ans). L'enfant découvre son corps,s'y intéresse. Le plaisir est alors lié aux organes génitaux (onanisme). C'est aussi le plaisir de faire souffrir(sadisme) avec son opposé passif (masochisme) ou encore le plaisir de voir et celui d'exhiber. L'enfant prendaussi le parent de sexe opposé comme objet de désir et entre en rivalité avec celui du même sexe. Son mondeest alors structuré par une polarité absolue : d'un côté, ceux qui ont le phallus ; de l'autre, ceux qui ne l'ontpas, les castrés. Le petit garçon qui se pose en rival du père, redoute la castration. La petite fille, déçue parla mère qui ne lui a pas donné le phallus, va, dans le meilleur des cas, se tourner vers le père.Suit une période de latence, de refoulement, de mise en sommeil de l'activité sexuelle. La honte, le dégoûtapparaissent et «s'établissent en gardiennes pour contenir ce qui a été refoulé». C'est la formation de la »

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