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Obéir, est-ce renoncer à sa liberté ?

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Lorsqu'on obéit, on renonce à faire ce que l'on veut. Volontairement ou non, on renonce à sa liberté. MAIS, en obéissant à la loi morale et aux règles de la société, je suis libre, car alors je m'assure que les autres en feront de même et n'emièteront pas sur ma liberté.

« par l'existence de causes extérieures : la faim, la pulsion sexuelle, des goûts ou des passions qui proviennentde notre éducation, de notre passé, de notre culture. Nul homme n'étant coupé du milieu dans lequel il vit etse trouve plongé, nous sommes nécessairement déterminés à agir en fonction de causes extérieures à notrepropre nature. "Telle est cette liberté humaine que tous les hommes se vantent d'avoir et qui consiste en celaseul que les hommes sont conscients de leurs désirs, et ignorants des causes qui les déterminent." En obéissant, j'abandonne ma volontéObéir, c'est être contraint par une autre volonté que la sienne — celle d'un maître, d'un État par exemple.C'est donc ne pas être libre. Peut-on dire d'un esclave qu'il est libre ? De même, la soumission à une autoritépolitique quelconque n'implique-t-elle pas une abdication de ma liberté ? Hobbes montre bien que pour pouvoirvivre en paix avec ses voisins, l'individu se doit de renoncer à sa liberté naturelle de faire tout ce qu'il veut. L'obéissance est préférable à la violencePour Hobbes, les citoyens d'un État acceptent d'abdiquer leur liberté et de remettre tout le pouvoir entre lesmains du souverain (Léviathan). Ils font cela afin de quitter la violence de l'état de nature. Seule une autoritéde pouvoir absolu est capable d'assurer la sécurité. La peur de la mort (timor mortis) pousse les individus àrenoncer à leur liberté au profit de la sécurité civile. A l'état de nature, les hommes ont un maximum de libertépour un minimum de sécurité. Dans l'état civil, ils ont un maximum de sécurité pour un minimum de liberté. « Si deux hommes désirent la même chose alors qu'il n'est pas possible qu'ils en jouissent tous les deux, ilsdeviennent ennemis : et dans leur poursuite de cette fin (qui est, principalement, leur propre conservation,mais parfois seulement leur agrément), chacun s'efforce de détruire ou de dominer l'autre. Et de là vient que,là où l'agresseur n'a rien de plus à craindre que la puissance individuelle d'un autre homme, on peut s'attendreavec vraisemblance, si quelqu'un plante, sème, bâtit, ou occupe un emplacement commode, à ce que d'autresarrivent tout équipés, ayant uni leurs forces, pour le déposséder et lui enlever non seulement le fruit de sontravail, mais aussi la vie ou la liberté. Et l'agresseur à son tour court le même risque à l'égard d'un nouvelagresseur.Du fait de cette défiance de l'un à l'égard de l'autre, il n'existe pour nul homme aucun moyen de se garantirqui soit aussi raisonnable que le fait de prendre les devants, autrement dit, de se rendre maître, par laviolence ou par la ruse, de la personne de tous les hommes pour lesquels cela est possible, jusqu'à ce qu'iln'aperçoive plus d'autre puissance assez forte pour le mettre en danger. Il n'y a rien là de plus que n'en exigela conservation de soi-même, et en général on estime cela permis. [...]Il apparaît clairement par là qu'aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tiennetous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, et cette guerre est guerre de chacuncontre chacun. » Hobbes, « Léviathan », p. 122-124. [Obéir n'est pas synonyme d'aliénation ou d'hétéronomie. L'obéissance à la loi est la condition de possibilité de la liberté.] Être libre, c'est respecter la loi morale en moi.Pour Kant, il n'y a de liberté réelle que dans et par l'obéissance inconditionnée (la bonne volonté) à la loimorale qui m'enjoint d'«Agir toujours de telle sorte que tu traites l'humanité en toi et chez les autres commeune fin et jamais comme un moyen» (à partir de cette maxime on condamnera aisément l'esclavage et plusgénéralement toute forme d'exploitation de l'homme par l'homme).. La vraie liberté, en effet, ce n'est pas defaire ce que l'on veut comme le pense le commun, de suivre ses instincts, mais de pouvoir y renoncer enobéissant à la loi morale, loi émanant de ma raison même.La morale kantienne exclut l'idée que nous puissions être régis par un autre que nous-même. Elle exclutl'hétéronomie. C'est la personne humaine elle-même qui est la mesure et la source du devoir. L'homme est lecréateur des valeurs morales, il dirige lui-même sa conduite sans quoi l'agent moral n'agirait pas mais seraitagi. Telle est l'exigence kantienne d'autonomie. Ainsi, pour Kant (comme pour Rousseau), l'obéissance à la loi »

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