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Peut-il exister des désirs naturels ?

Publié le 25/05/2013

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Le désir (du latin de : « absence de « et sidus : « étoile «) s’apparente à un manque visant la satisfaction au moyen d’un object. Découlant de la conscience et de la réflexion, il concerne uniquement l’être humain qui est le seul être pourvu de ces capacités. Le désir se différencie du besoin, soumis à une simple nécessité. Le besoin concerne aussi les autres êtres vivants mais contrairement au désir qui est réfléchi, celui-ci peut faire appel à l’instinct pour les actions vitales notamment. En outre, ce qui peut être qualifié de naturel existe sans que l’homme n’ait voulu le créer ou le modifier; contrairement aux besoins naturels présents chez tous les êtres vivant car nécessaires à la survie. Alors que les désirs émanent de l’esprit de l’homme et le poussent à satisfaire des volontés matérielles mais aussi éthérées.  Cependant, étant donné que l’homme est soumis à des besoins naturels que son corps lui impose mais qu’il est aussi conscient de lui-même, est-il possible que son esprit soit à l’origine de besoins auxquels il lui faudrait également répondre ? Fait-on référence ici à des besoins non-nécessaires à sa survie, mais indispensables pour sa quête du bonheur ?  En d’autres termes, peut-il exister des désirs naturels ? Il semblerait en premier lieu que les besoins naturels s’opposent aux désirs non-naturels de l’homme, et que l’existence de désirs naturels est donc impossible. Cependant, le désir est le propre de l’homme et désirer peut aussi se révéler être un réel besoin spirituel dont il ne peut se défaire. Enfin, si l’on considère que désirer est un aspect naturellement présent chez l’Homme à l’instar de ses besoins physiques, ne risque-t-on pas que la quête du bonheur mène à rendre nécessaire des désir absurdes ? Ou bien que cette dernière amène l’humain a persévéré continuellement dans la frustration ?                 À première vue, le terme « désir naturel « serait un parfait oxymore car il mêle deux concepts qui ne font pas référence au même type de notions. Il n’y aurait donc que des besoins naturels liés à notre condition physique d’une part, et des désirs non-naturels d’autres parts. Plus précisément, les besoins sont les conséquences de la marque générale des êtres de la Nature qui est le manque. Ce manque biologique, physique, est celui des éléments nécessaires à la vie tels que manger, boire ou  dormir. Les besoins sont donc vitaux et naturellement déterminés par le biais de l’instinct. La recherche de leur satisfaction se fait inconsciemment et ne sont pas soumis à un jugement moral car ils ne requiert pas, en général, de réflexion personnelle. Étroitement ...

« physique d'une part, et des désirs non-naturels d'autres parts. Plus précisément, les besoins sont les conséquences de la marque générale des êtres de la Nature qui est le manque.

Ce manque biologique, physique, est celui des éléments nécessaires à la vie tels que manger, boire ou  dormir.

Les besoins sont donc vitaux et naturellement déterminés par le biais de l'instinct.

La recherche de leur satisfaction se fait inconsciemment et ne sont pas soumis à un jugement moral car ils ne requiert pas, en général, de réflexion personnelle.

Étroitement liés au fonctionnement du corps, les besoins sont concrets et objectifs.    Cependant, les actions humaines ne sont pas soumises au déterminisme naturel, ce qui fait que l'être humain peut désirer quelque chose qui n'est pas préfixé par la Nature.

Comme l'explique Paul Ricoeur dans Le Volontaire et l'Involontaire, l'homme peut même renoncer à ses besoins naturels puisqu'il a la capacité de réfléchir.

Il peut par exemple « choisir entre sa faim et autre chose » .

De telles actions ont déjà été pratiquées, notamment lorsque Gandhi utilisa la grève de la faim comme moyen de contestation pacifique dans sa lutte contre l'administration britannique.

Le voeux de chasteté monacal que font les hommes d'Eglise est un autre exemple de renonciation volontaire à un besoin naturel.

Cela dit, si l'homme peut déjouer ses réactions instinctives en choisissant de ne pas satisfaire un besoin naturel, il semblerait que nous sommes déjà face à un désir très profond.   Comme pour les besoins naturels, les désirs révèlent en nous un manque que l'on va chercher à combler le plus rapidement possible.

Seulement, le manque en question provient d'une réflexion.

Il est souvent plus subjectif, voire fantasque, et peut même devenir excessif.

Pouvant être soumis à un jugement morale, le désir est aussi lié à notre culture.

Dans La Lettre de Ménécée, Épicure effectue une hiérarchisation des désirs humains.

Par cette classification, l'auteur reconnaît l'existence de désirs naturels de différentes natures tout en les différenciant des « désirs vains ».  Il explique notamment que « Parmi ces désirs naturels certains sont nécessaires, d'autres sont simplement naturels ».  En d'autres termes, Il cherche à faire la différence entre essentiel et artificiel.

Le bonheur serait ainsi à portée de main pour ceux étant en mesure de satisfaire les désirs qui le méritent.

Pour cela, une réflexion est nécessaire afin d'écarter les désirs dont la satisfaction. »

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