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Peut-il y avoir une connaissance qui ne soit pas scientifique ?

Publié le 25/02/2004

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scientifique

La mesure, c'est la science.

Seule la science permet d'accéder au savoir On ne doit reconnaître comme vrai que ce que l'on connaît évidemment être tel, nous dit Descartes. Le jugement vrai se reconnaît à ses caractères intrinsèques : il se révèle vrai par lui-même, il se révèle vrai par lui-même, il se manifeste par son évidence. C'est le point de vue de Spinoza (« Ethique «, II, 43). « La vérité est à elle son propre signe « (« verum index sui «). « Celui qui a une idée vraie sait en même temps qu'il a cette idée et ne peut douter... Quelle règle de vérité trouvera-t-on plus claire et plus certaine qu'une idée vraie ? De même que la lumière se montre soi-même et montre avec soi les ténèbres, ainsi la vérité est à elle-même son critérium et elle est aussi celui de l'erreur. «  Pour Descartes, comme pour Spinoza, une idée claire & distincte qui apparaît évidente est une idée vraie et il n'y a point à chercher au-delà. « Les idées qui sont claires & distinctes ne peuvent jamais être fausses « dit Spinoza.

  • I) On peut connaître le monde sans le secours de la science.

a) Lascience n'est pas toute la connaissance. b) L'expérience peut donner une connaissance qui n'est pas scientifique. c) La perception est une connaissance.

  • II) Savoir, c'est connaître scientifiquement.

a) Seule la science permet d'accéder au savoir. b) Seule la science est universelle. c) Tout savoir est scientifique.

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scientifique

« La perception est une connaissancePour Hume, sont données à l'esprit d'abord des impressions, à savoir des perceptions vives, et en second lieules idées qui en sont les copies affaiblies (Traité de la nature humaine).

Au point de départ de sa philosophie,nous rencontrons donc, non seulement des données élémentaires, mais encore des données qui ne sedistinguent que par la manière dont nous en faisons l'expérience.

Il n'y a pas d'extériorité, celle des chosesdont nous instruisent les sens, ni d'intériorité, celle de l'esprit quand il réfléchit sur lui-même : il n'y a quel'expérience et ses critères, la vivacité ou la faiblesse du senti.Toute la pensée relève alors des relations entre ces données et de la manière dont nous les éprouvons.

C'estdire qu'il n'y a aucune relation, si ce n'est celles que l'esprit établit.

Ainsi, l'idée de causalité, qui signifie qu'il ya une connexion nécessaire entre deux choses, la cause et l'effet, n'est pas perçue dans les choses mêmes,mais vient de ce que l'esprit prend l'habitude de les lier (Enquête sur l'entendement humain).

C'est une simpletendance de l'esprit, une association spontanée entre ses idées, qui nous fait croire à une causalité que nousn'observons jamais.

[Nous ne pouvons pas connaître les choses en soi. Nous ne pouvons connaître que les phénomènes dans la mesure où ils sont mesurables.

Or, la mesure, c'est la science.] Seule la science permet d'accéder au savoirOn ne doit reconnaître comme vrai que ce que l'on connaît évidemment être tel, nous dit Descartes. Le jugement vrai se reconnaît à ses caractères intrinsèques : ilse révèle vrai par lui-même, il se révèle vrai par lui-même, il semanifeste par son évidence.

C'est le point de vue de Spinoza (« Ethique », II, 43).

« La vérité est à elle son propre signe » (« verum index sui »).

« Celui qui a une idée vraie sait en même temps qu'il a cette idée et ne peut douter...

Quelle règle devérité trouvera-t-on plus claire et plus certaine qu'une idéevraie ? De même que la lumière se montre soi-même et montreavec soi les ténèbres, ainsi la vérité est à elle-même soncritérium et elle est aussi celui de l'erreur. » Pour Descartes , comme pour Spinoza , une idée claire & distincte qui apparaît évidente est une idée vraie et il n'y a point à chercher au-delà.« Les idées qui sont claires & distinctes ne peuvent jamais êtrefausses » dit Spinoza .

Descartes écrit de son côté : « Et remarquant que cette vérité : je pense donc je suis était siferme et si assurée que toutes les plus extravagantessuppositions étaient incapables de l'ébranler, je jugeais que jepouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de laphilosophie....

Après cela je considérai en général ce qui estrequis à une proposition pour être vraie et certaine, car puisqueje venais d'en trouver une que je savais être telle, je pensaisque je devais aussi savoir en quoi consiste cette certitude.

Et ayant remarqué qu'il n'y a rien du tout en ceci : je pense donc je suis, qui m'assure que je dis la véritésinon que je vois très clairement que pour penser il faut être : je jugeais que je pouvais prendre pourrègle générale que les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement sont toutesvraies.

» C'est donc dans l'intuition de l'évidence des idées claires et distinctes que Descartes situe le critère du vrai ; une perception claire de l'entendement étant « celle qui est présente et manifeste à un esprit attentif » et « distincte, celle qui est tellement précise et différente de toutes les autres, qu'elle ne comprend en soi que ce qui paraît manifestement à celui qui la considère comme il faut. » (« Principes », I, 45). Or, il n'y a que la science qui puisse nous donner des certitudes, car elle seule démontre et prouve.

Bachelarddénoncera la connaissance immédiate comme "obstacle épistémologique" à surmonter. Bachelard a contribué à donner à l'épistémologie française ses lettres de noblesse, en particulier en déclarant dès les premières pages de « La formation de l'esprit scientifique » (1938) : « C'est en terme d'obstacle qu'il faut poser le problème de la connaissance. »

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