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Peut-on envisager un « éternel retour » ?

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Deuxième partie : Éternel retour et volonté de puissance Chez Nietzsche, l'Éternel retour est une hypothèse qui peut être déduite du concept de volonté de puissance, en admettant que l'être n'existe pas, c'est-à-dire que l'Univers n'atteint jamais un état final, qu'il n'a pas de but  ; en conséquence, l'Univers n'est ni devenu ni à devenir - il n'a jamais commencé à devenir. L'Univers est fini donc toutes les combinaisons possibles doivent donc pouvoir revenir un nombre infini de fois. L'Éternel retour nietzschéen se distingue de toutes les anciennes conceptions cycliques. Nietzsche nie toute dette et toute faute, et conçoit le devenir cyclique par delà bien et mal. «Cette vie, telle que tu la vis actuellement, telle que tu l'as vécue, il faudra que tu la revives encore une fois et un nombre innombrable de fois ; et il n'y aura rien de nouveau, bien au  contraire... « Ainsi parlait Zarathoustra. Le nihilisme, dans cette pensée, est un état normal, et non un symptôme de faiblesse face à l'absurdité de l'existence. Penser l'éternel retour serait alors l'état maximal de la puissance humaine ; c'est par cette pensée assumée jusqu'en ses ultimes conséquences qu'advient le surhomme. En ce sens, la volonté de puissance découle de la pensée de l'Éternel retour. Troisième partie : Retour à l'histoire Au début du XIXe, les théories d'Hegel tendent à revaloriser l'histoire.

 

Si l’on considère qu’un éternel retour est envisageable c’est que l’on nie le caractère événementiel de l’histoire. Pourtant on est bien conscient que l’histoire est faite d’événements qui dépassent la propre volonté des hommes et que par conséquent elle est imprévisible. Comment peut-on ainsi penser qu’elle peut se répéter ? De plus penser que l’histoire peut se répéter c’est s’opposer à la conception unilinéaire du temps et le considérer comme circulaire. Et si pour illustrer l’image fluviale du temps Héraclite disait «on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve « alors cette phrase deviendrait fausse, pourtant on sait que l’eau par d’une source pour se jeter dans, il n’est donc pas matériellement possible qu’elle puisse revenir à la source depuis la mer. Il en est de même pour le temps et pour l’histoire.

 

« L'éternel ret our To ute la vision de l'exi stence chez Nietzsche repose sur le concept central d'éternel retour. Une pensée ancienne To ut comme Nietzsche a critiqué la philosophie afin de revenir à une philosophie vivante, il a critiqué la religion afin de revenir à une vision vivante du divin. En ce sens, il y a une pensée du divin chez lui. Son concept d'éternel retour* en est la preuve. Il ne faut cependant pas se méprendre sur la notion d'éternel retour. Celui ci a une valeur* dans la pensée nietzschéenne qui n'est pas celle que l'on trouve dans le mond e du mythe ou dans la pensée des stoïciens. Dans la pensée mythique, ainsi que l'a montré Mircea Eliade (1907- 1986), historien des religions, il existe une pensée de l'éternel retour. Cette pensée repose sur le désir que tout revienne toujours afin de conjurer le temps* et la dégradation irréversible que celui ci fait subir à toute chose. De même, dans la pensée des stoïciens, ces grands maîtres de sagesse de la culture « u e romaine, on trou ve également une pensée de l'éternel retour. Celle ci est liée à l'é ternité me !" de la nature, sans cesse invoquée l/t)U$.flvez par les stoïciens afin de corriger notre vision subjective qui nous laisse croire que l'irréparable existe. Ce qui a pour effet de nous que 1 affoler et de nous éloigner des routes de la sagesse. L'éternel ou !* retour que l'on trouve dans le monde mythique ou dans la sagesse stoïcienne, autrement dit, est rassurant et apaisant. Il correspond au désir de ne pas coucho t. » s'en faire à propos de l'existence. Ce n'est pas dans ce sens qu'on le trouve chez Nietzsche. »

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