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Peut on juger une culture à partir des productions de son art et de sa technique ?

Publié le 27/02/2008

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culture
§  La culture semble se définir de prime abord comme l'envers de la nature, au sens où elle marque le passage de l'homme à l'état rationnel, par opposition à un état où il est esclave de ses passions et désirs les plus vils. Dès lors c'est la raison qui semble marquer la culture. §  Mais c'est bien par la découverte des arts et des techniques que l'homme en parvient au règne de la raison, dans la mesure où il ma met en oeuvre afin de parvenir à maîtriser la nature. §  La culture se reconnaîtrait alors à ce critère que sont les arts et les techniques, au sens où elle serait le développement de ces mêmes arts. Mais alors, en se définissant proprement comme technique et développement de la technique, elle semble se faire également l'envers de la morale qui elle paraît naturelle en l'homme. §  La culture doit-elle alors nécessairement se définir comme négative, comme défaut par rapport à la nature vertueuse ? En définissant la culture comme développement des arts et techniques, on restreint            alors la culture à la science et aux arts, au développement de la technologie et du progrès toujours continu, ce qui fait de a culture comme une machine dont l'homme ne serait plus véritablement le maître. §  Mais la culture n'est-elle pas le lieu même de l'humanité, là où celle-ci se développe, et marque son empreinte ? §  Se pose alors le problème suivant : la culture est-elle l'envers de la nature, se définissant seulement par les arts et techniques qui la conditionnent et éloignant l'homme de lui-même, ou est-elle le lieu même que l'homme marque de son empreinte, se faisant alors la fin de l'humanité ?
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« alors négativement que Rousseau dépeint la culture, les sciences et les arts étant ce qui dépravel'homme là où la vertu est du côté de la nature. § « Qu'il serait doux de vivre parmi nous, si la contenance extérieure était toujours l'image desdispositions du cœur, si la décence était la vertu, si nos maximes nous servaient de règles, si lavéritable philosophie était inséparable du titre du philosophe ».

L'homme de bien est un athlète qui seplaît à combattre nu : il méprise tous les vils ornements dont la plupart n'ont été inventé que prcacher quelque difformité.

« Avant que l'art eut façonné nos manières et appris à nos passions àparler un langage apprêté, nos mœurs étaient rustiques, mais naturelles ».

Aujourd'hui règne dans nosmœurs une uniformité et tous les esprits semblent avoir été jetés ds un même moule : sans cesse lapolitesse exige, la bienséance ordonne.

Sans cesse on suit les usages, jamais son propre génie.

« Onn'ose plus paraître ce qu'on est ». § Où il n'y a pas d'effet, il n'y a pas de cause à chercher, mais là l'effet est certain et la dépravationréelle.

Nos âmes se sont corrompues à mesure que nos sciences et nos arts se sont perfectionnés.On a vu la vertu s'enfuir à mesure que la lumière s'élevait sur notre horizon. § Rousseau fait un éloge de Sparte qui a chassé de ses murs les arts et les sciences.

Le luxe, ladissolution et l'esclavage ont été de tout temps le châtiment des efforts orgueilleux que nous avonsfait pour sortir de l'heureuse ignorance où la sagesse éternelle nous avait placés.

La nature a voulunous préserver de la science, comme une mère arrache des armes dangereuses des mains de sonenfant.

Tous les secrets qu'elle nous cache sont autant de maux dont elle ns garantit.

« Les hommessont pervers, ils seraient pires encore s'ils étaient savants ». Mais alors la culture est-elle fondamentalement négative ? Ne doit on pas la soumettre à d'autres critères afin de lavoir positivement ? III) La culture est plus que cela : elle est la fin de l'homme et le lieu même de sa raison. § Si la culture est un moindre mal, c'est parce qu'elle apparaît mettre fin à la nature de l'homme qui estde prime abord désir du bonheur, même si la réalisation de ce désir peut s'avérer engendrer lacondition inverse de la condition heureuse.

Il faudrait alors que la culture puisse prendre en comptece désir naturel de l'homme au bonheur, afin d'être positivement ce qui rend possible le bonheur del'homme. § C'est précisément ce que semble faire Aristote, dans l'Ethique à Nicomaque , I, 6, où il fait de la culture au sens de vie sociale et commune, le lieu même dans lequel l'homme peut accomplir sa fonctionnaturelle propre, pouvant ainsi accéder au bonheur : la souverain Bien.

En effet, Aristote définit dansce texte la nature di bonheur de l'homme comme étant l'exercice de sa fonction propre.

Or, cettefonction propre de l'homme, qui le distingue des végétaux et des animaux, est l'exercice en lui de sapartie raisonnable.

De fait, le bonheur consistera en une activité de l'âme en accord avec la vertu,cet accord procédant de la raison.

Dès lors, le bonheur apparaît donc comme ce qui dans la cultureentendue comme communauté des hommes (par opposition à l'état de nature où aucune communautén'est formée) est rendu possible par l'exercice par l'homme de sa fonction propre.

C'est alors ndéveloppant la puissance qu'il a naturellement en lui-même, c'est-à-dire en l'exerçant en acte unel'homme parviendra au bonheur. § La culture apparaît donc comme le lieu même du développement du bonheur de l'homme, dans lamesure où, loin d'effacer la nature de l'homme qui est désir du bonheur, la culture lui permet bienplutôt de développer cette nature afin d'accéder au bonheur. CONCLUSION.

§ La culture semble se définir de prime abord comme l'envers de la nature, se faisant alors le lieu deperte de l'humanité de l'homme, de perte de sa vertu originelle. § Art et technique se trouvent alors être les critères mêmes de la culture en tant qu'ils sont ce qui ladéfinissent en propre. § Critères nécessaires mais non suffisants car ils font de la culture la simple dénaturation de l'homme.§ La culture doit être alors véritablement ce qui définit l'homme en propre, de sorte qu'elle se fait alors lafonction propre de l'homme rationnel et raisonnable.. »

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