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Peut-on parler à bon droit d'homme sans culture ?

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On sera d'abord attentif à la difficulté de la notion de "culture" , dont la définition est loin d'aller de soi.
 En un certain sens de ce mot (sens courant), on admet fort bien qu'il puisse exister un homme "sans culture" (non cultivé). On désigne par là l'homme qui n'a rien acquis du savoir, des expériences de ses contemporains ou de ses prédécesseurs. Un homme qui, en poussant l' "inculture" à l'extrême, se réduirait à ses pures potentialités biologiques ; l'homme "naturel" donc.
 Pourtant, les connaissances que nous avons sur l'homme montrent que l'homme purement naturel, l'homme qui n'a rien appris de l'homme, n'existe pas. Il faudra donc s'interroger sur l'importance de l'acquis historique, social (culturel) dans la formation de l'essence même de l'homme.

a) La culture est le fait d'une élite.
b) L'on peut vivre sans culture.
c) Il y a une fausse culture.

a) Ce qui est humain est culturel.
b) Tout est culturel.
c) La société implique la culture.

.../...

« êtres vivants. Mais grâce au feu volé aux dieux par Prométhée, les hommes vont pouvoir développer toutes leurstechniques et transformer leur fragilité initiale en force. L'infériorité initiale de l'homme, condition de sa supériorité sur l'animal. a) Dans son Protagoras (321 a sqq.), Platon met dans la bouche de Socrate le mythe que voici. Quand les dieux durent façonner les espèces vivantes, ils chargèrent deux frères, Prométhée et Épiméthée, de les pourvoir et «d'attribuer à chacun des qualités appropriées». Épiméthée, qui avait voulu faire seul le partage, donna aux uns la force sans la vitesse, aux autres la vitesse sans la force ; pour leur protection, il les revêtit de poils épais et de peaux serrées. Mais Prométhée, venant à examiner ce partage, voit l'homme « nu, sans chaussures, ni couverture,ni armes». Il vole donc le feu aux dieux pour donner également à l'homme un moyen de se conserver. b) Ainsi Kant rejoint-il Platon lorsqu'il souligne qu'une nature apparemment parcimonieuse et marâtre envers l'hommeest la condition négative de ses progrès ultérieurs. c) Mais Kant s'oppose à toute interprétation risquant d'incriminer le Créateur — tendant, autrement dit, à jeter la suspicion sur son existence même. L'intelligence comme solution compensatoire. Il s'agit, pour l'homme, dit le texte, de combler « le néant de la création en considération de la fin qu'elle se propose comme nature raisonnable» : la nature a laissé, en effet, en friches, en «germes» toutes les potentialités de l'espèce humaine. Bergson soulignera dans le même sens que le déficit est l'état normal de l'intelligence. Subir des contrariétés, ajoute-t-il, est son essence même» (L'Évolution créatrice, chap. II). III. Tout est naturel et tout est culturel. L'homme ne peut être sans culture. • Poser la question sous la forme d'une alternative (ou) n'est pas adéquat, selon Merleau-Ponty. Sans la culture,comprise comme modification de la nature, l'homme n'existerait pas, il serait un animal. Mais sans la nature, iln'existerait pas non plus, puisqu'il n'aurait pas de corps. L'homme appartient donc fondamentalement aux deuxordres. L'usage qu'un homme fera de son corps est transcendant à l'égard dece corps comme être simplement biologique. Il n'est pas plus naturelou pas moins conventionnel de crier dans la colère ou d'embrasserdans l'amour que d'appeler table une table. Les sentiments et lesconduites passionnelles sont inventés comme les mots. Même ceuxqui, comme la paternité, paraissent inscrits dans le corps humain sonten réalité des institutions. Il est impossible de superposer chezl'homme une première couche de comportements que l'on appellerait «naturels » et un monde culturel ou spirituel fabriqué. Tout est fabriquéet tout est naturel chez l'homme, comme on voudra dire, en ce sensqu'il n'est pas un mot, pas une conduite qui ne doive quelque chose àl'être simplement biologique - et qui en même temps ne se dérobe à lasimplicité de la vie animale, ne détourne de leur sens les conduitesvitales, par une sorte d'échappement et par un génie de l'équivoquequi pourraient servir à définir l'homme. MERLEAU-PONTY Thème du texte Dans ce texte extrait de la Phénoménologie de la perception, Merleau-Pontys'interroge sur le caractère naturel ou culturel de nos comportements. Ils'intéresse d'un côté aux fonctions qui paraissent les plus « naturelles » (crier dans la colère, embrasser dans l'amour), et de l'autre aux comportements qui semblent relever exclusivement de laculture (appeler « table » une table). Question philosophique à laquelle répond le texte Est-il possible de distinguer, parmi les conduites humaines, celles qui relèvent de la nature et celles qui relèvent dela culture ? Thèse de l'auteur Toute conduite humaine, quelle qu'elle soit, relève tout à la fois de la nature et de la culture : « Tout est fabriquéet tout est naturel chez l'homme ». Ainsi, l'expression des sentiments les plus « spontanés » obéit en réalité à uncode qui varie en fonction de la culture considérée. Réciproquement, les systèmes purement « conventionnels »,comme le langage articulé, dépendent aussi de notre constitution organique. »

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