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Philo La nature

Publié le 26/01/2024

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« Chapitre 3 : La nature Introduction : La nature désigne le monde dans lequel nous vivons 1- Objet de la réflexion : La nature comme principe de transformation et d’individuation (Aristote) Par la conscience qu’il prend de lui-même, l’être humain sait qui il est et réalise aussi dans quel monde il vit et avec quel monde il interagit.

La conscience de soi implique nécessairement une conscience du monde.

L’être humain prend ainsi conscience que son existence d’individu et de personne s’inscrit dans un ensemble plus vaste, le monde, qui est composé de choses, d’êtres vivants et d’êtres humains.

Mais ce monde comprend de plus un ensemble de forces qui ont donné une forme à la matière dans la constitution des corps inertes et une organisation à cette même matière dans la constitution des êtres vivants.

C’est plus particulièrement ces forces que l’on appelle nature. De fait, le monde dans lequel nous vivons n’est pas composé de choses ni d’êtres qui demeure immobiles.

Nous constatons que le monde dans lequel nous vivons est marqué par le changement.

Les choses et plus encore les êtres vivants se transforment au cours du temps sous l’action des forces naturelles.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre que la nature est un principe de transformation.

C’est elle qui produit les choses, qui anime les êtres vivants et qui amène les êtres et choses à se constituer, à se développer, à se défaire.

La nature désigne donc le monde dans lequel nous vivons, mais plus particulièrement aussi le devenir et le renouvellement perpétuel des éléments qui le compose.

En ce sens, la nature est devenir (->voir le chapitre sur le temps). Mais en même temps qu’elle forme des choses et des êtres vivants, la nature, dans son constant renouvellement, les amène à se différencier les uns des autres.

C’est ainsi que nous pouvons distinguer différents ordres de choses et différentes espèces d’êtres vivants qui se différencient les uns des autres par un ensemble de caractères spécifiques qui nous autorisent à les reconnaître et à finir par les connaitre (->voir le chapitre sur la science).

Ces caractéristiques, qui sont d’abord observées dans la constitution et l’organisation des êtres naturels nous permettent de les définir chacun en fonction de ce qu’ils sont réellement (->voir le chapitre sur la vérité).

Puisque nous pouvons définir ce que sont les êtres et les choses dans leur réalité, nous pouvons affirmer qu’il possède une nature propre ou une essence spécifique.

Par conséquent, la nature propre qui définit chaque espèce dans sa spécificité implique une certaine stabilité, certaines constances dans l’ordre naturel.

Dans une telle perspective la nature se trouve du côté de l’être. Penser la nature demandera donc de penser à la fois l’être et le devenir.

De même le rapport de l’être humain à la nature impliquera à la fois l’inscription de l’espèce humaine dans la nature et l’opposition de l’humanité à la nature. 2- Problème en question : La nature humaine s’oppose à la nature La nature est à la fois un principe de transformation et d’individuation dans le monde dans lequel nous vivons.

Dans une telle perspective, l’espèce humaine se trouve elle-même, dans son origine et sa formation, déterminé par l’ordre naturel des choses.

Cependant, à partir du moment où elle prend conscience de soi, l’humanité est capable de déterminer par elle-même ce qu’elle est et ce qu’elle devient.

Désormais, la nature humaine se concrétise à travers les efforts que nous faisons pour la réaliser.

Elle est en devenir, puisque c’est à travers notre effort pour la concrétiser qu’elle va se réaliser. a) Paradoxe : L’opposition de l’être et du devenir, de la nature et de la culture (Aristote) L’idée de nature implique que toute chose est en devenir.

Mais elle implique également que toute chose peut être définie par une nature ou une essence qui lui est propre.

C’est ce qui explique qu’on puisse à la fois constater l’évolution des choses et les distinguer des unes des autres.

Mais, dans le cas de l’espèce humaine, cette opposition se dédouble, dans la mesure où elle ne se limite plus seulement à ce qui est donné par la nature, mais se poursuit encore à travers ce que nous faisons consciemment et volontairement.

Ce que nous sommes en tant qu’êtres humains n’est pas seulement réalisée par la nature, mais doit aussi être produit par nous-mêmes.

C’est en ce sens que la nature humaine finit par s’opposer à la simple nature en y ajoutant quelque chose que nous avons produit de notre initiative. b) Difficulté : La culture détermine la nature humaine (Rousseau) A partir du moment où il prend conscience de lui-même, l’être humain rompt avec une forme d‘existence purement naturelle.

En effet, en pouvant déterminer lui-même ce qu’il fait et ce qu’il devient, il acquiert une liberté par rapport à la nécessité naturelle.

En ce sens, l’être humain est sorti de l’état de nature pour entrer dans l’état civil. La nature humaine s’affirme en s’opposant à la simple nature.

C’est que l’être se découvre peu à peu capable de se transformer lui-même et par conséquent il ne se laisse plus seulement transformer par l’action extérieure de la nécessité naturelle.

C’est en ce sens que le devenir humain ne relève plus seulement d’une évolution, due au hasard des circonstances et de l’action des forces naturelles, mais est aussi la conséquence d’un progrès qui est rechercher de manière consciente et volontaire.

A partir du moment où il progresse, l’être humain ne suit plus seulement le cours ordinaire de la nature de la nature, mais il entre dans l’histoire dont il est l’acteur. Le progrès de l’humanité a pour conséquence, selon Rousseau, que l’être humain est sorti de l’état de nature pour entrer dans l’état civil.

En effet, le terme d’état de nature renvois à une forme d’existence purement animal, déterminée par les instincts et dans laquelle l’usage de la raison n’est pas encore acquis.

Dans cet état de nature, l’être de survit que par la mise en œuvre immédiate de ses dispositions innées telles que ses impulsions les utilisent.

L’état de nature résume un mode d’existence dans lequel seule notre animalité se manifeste, donc un mode d’existence dans lequel notre humanité ne se manifeste pas encore, ni au niveau de notre conduite individuelle, ni au niveau de notre conduite collective. Lorsqu’il entre au contraire dans l’état civil, l’être humain ajoute à ses comportements instinctifs des comportements d’ordre moral, c’est-à-dire des comportements qu’il a décidé d’adopter sur la base de conventions, c’est-à-dire d’accords passé entre des êtres raisonnables pour pouvoir vivre ensemble.

En ce sens, ce que Rousseau appelle état civil se caractérise par une volonté commune qui change la condition de chacun d’entre nous et la nature des relations qui se sont d’abord établies entre nous.

C’est pourquoi ce passage implique à la fois une rupture et une continuité.

Il y a rupture dans la mesure où nous refusons de rester dans une conduite qui serait purement animal.

Il y a continuité dans la mesure où ce que nous faisons volontairement s’appuie sur les dispositions que la nature nous a données mais dont nous faisons dorénavant un usage qui n’est plus naturel. La rupture entre état civil et état de nature confirme bien qu’il y a opposition entre nature et nature humaine, que cette nature humaine n’est pas encore achevée à l’état de nature, mais qu’elle ne peut se développer pleinement que dans l’état civil et sous l’action de l’éducation.

Cette rupture avec l’état de nature se manifeste dès que nous faisons de nos dispositions innées des capacités acquises.

Ainsi, l’opposition de la nature et de la culture se résume au fond à la distinction de l’inné et de l’acquis.

A travers la culture, chacun d’entre nous est amené à transformer ses dispositions innées en capacités acquises.

Cela suppose que nous puissions d’abord découvrir au moins certaine de ces dispositions innées, parce que nous n’en avons pas d’abord conscience et par ce que la nature ne nous les fait pas connaitre. c) Enjeux de la réflexion : La civilisation comme manière de cultiver la nature (Rousseau, Kant) La culture se manifeste donc à partir du moment où elle fait de nos dispositions des capacités acquises.

Elle se concrétise dans le fait que nous apprenons.... »

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