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Quelles peuvent être les significations de l'allégorie de la caverne dans la République de Platon ?

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platon

La dialectique platonicienne consiste à séparer l'idée en soi des choses sensibles dans lesquelles elle se trouve apparaître parce que ces choses participent d'elle. Elle procède en interrogeant les définitions, car elle suppose que l'on peut remonter des choses sensibles jusqu'à l'idée. Ce sont les interrogations socratiques qui ont engagé ce processus, en cher­chant tout d'abord à dégager des notions morales à partir d'opinions communes : Socrate demande ainsi à ses interlocuteurs ce qu'est la piété, le courage, etc. Platon, selon le témoignage d'Aristote, étend cette 

Questions problématiques :

·  Qu'est-ce qu'apprendre ?

·  La connaissance est-elle transcendante ou immanente ?

·  Quel est le statut du monde sensible ?

 

·  Quel est le rôle du philosophe dans la cité ?

« > traité de fou, « le tueront », dit Platon en songeant au sort de son maî­ tre Socrate. Mais ce retour du philosophe citoyen qui ne s'isole pas dans la seule contemplation des idées explique la phrase de Socrate : «je suis le seul qui fasse de la politique. » La connaissance des réalités ultimes est la condition de la bonne politique. Il faut savoir ce qu'est la justice en soi pour pouvoir ensuite donner des lois à la cité. C'est le travail de la République que de parvenir à cette élaboration, qui rassemble la quête de la connaissance et la quête politique. Le philosophe est un aiguillon, un « taon » dit Socrate, pour que chacun soit délogé de la position qu'il occupe, position d'ignorance. Tel est bien le rôle de celui qui, revenu dans la caverne, révèle à ses compagnons que ce qu'ils considèrent comme le réel n'est qu'une ombre. L'ignorance empêche de concevoir ce qui est véritablement bon pour soi et pour la conduite de sa vie. C'est ce qu'indiquent les mythes eschatologiques de la République ou du Gorgias, qui relatent le juge­ ment des morts en fonction des fautes commises au cours de leur vie. Le philosophe est un guide pour la connaissance du monde, et pour la connaissance de soi. Comment comprendre la différence entre la dialectique platonicienne et la logique aristotélicienne 1 Questions problématiques : • Est-il possible de connaître les réalités ultimes ? • Un discours logique est-il un discours vrai ? La dialectique platonicienne consiste à séparer l'idée en soi des choses sensibles dans lesquelles elle se trouve apparaître parce que ces choses participent d'elle. Elle procède en interrogeant les définitions, car elle suppose que l'on peut remonter des choses sensibles jusqu'à l'idée. Ce sont les interrogations socratiques qui ont engagé ce processus, en cher­ chant tout d'abord à dégager des notions morales à partir d'opinions communes : Socrate demande ainsi à ses interlocuteurs ce qu'est la piété, le courage, etc. Platon, selon le témoignage d'Aristote, étend cette méthode -qui d'ailleurs, chez le Socrate historique, semble n'avoir jamais abouti à des définitions - à une sphère en dehors de la morale. Le fvténon est un exemple clair de ce travail dialectique qui parvient, par des questions, à faire que l'esclave double la surface d'un carré alors qu'il est tout à fait ignorant des questions mathématiques complexes qui sont en jeu. Il y a donc, dans l'esclave, de quoi lui permettre, grâce à la dialectique qui examine ses réponses, de toucher à une Idée du c.trré. Pour Platon, donc, la dialectique, qui est un exercice logique, per­ met d'atteindre à l'essence même des choses, qui est en dehors d'elles et dont elles participent. Il est possible, pour Platon, de parvenir aux ,i:éalités ultimes, et il y a dans la logique une vérité qui est liée au type -201- »

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