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Quels rapports établiriez-vous entre instruction et culture ?

Publié le 12/10/2013

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culture

C'est pourquoi la culture s'oppose à la spécialisation excessive qui étrécit et mécanise l'esprit. L'homme moderne est souvent contraint à la spécialisation par son métier. Mais l'homme cultivé sait s'en évader ou plutôt la dominer.

La culture est quelque chose de progressif et de dynamique ; elle n'est jamais achevée, à tel point qu'on a pu dire : Il n'existe pas des hommes cultivés une fois pour toutes, mais des hommes qui se cultivent. (H. BouAssE).

culture

« du petit détail et qui implique certaines vues d'ensemble, certaines conceptions générales.

Le cc général », en effet, n'est nullement le vague, comme on l'entend dire trop souvent de nos jours : la généralité n'exclut nullement la précision et, ainsi que l'a montré A.

BuRLoun, l'idée générale, c'est tout au contraire «l'idée définit''' (Précis, Ph.

I, p.

315 ; Textes, I, p.

172-173).

20 C'est pourquoi la culture s'oppose à la spécialisation excessive qui étrécit et mécanise l'esprit.

L'homme moderne est souvent contraint à la spécialisation par son métier (sujets 14 et· 15).

Mais l'homme cultivé sait s'en évader ou plutôt la dominer.

3° La culture est quelque chose de progressif et de dynamique ; elle n'est jamais achevée, à tel point qu'on a pu dire : cc Il n'existe pas des hommes cultivés une fois pour toutes, mais des hommes qui se cultivent ii (H.

BouAssE).

L'instruction peut au contraire se con­ tenter parfois d'un savoir arrêté, limité : elle peut être purement statique.

-Aussi le savoir organisé qu'exige la culture est-il tout autre chose que l'esprit de système (Précis, Ph.

II, p.

63; Textes, II, p.

38-39).

Le système a quelque chose de fermé et de figé.

La culture consiste souvent à dépasser les systèmes.

4° La culture est essentiellement une formation de l'esprit.

- a) C'est pourquoi le savoir et notamment les connaissances scienti­ fiques peuvent y contribuer, à condition qu'ils s'accompagnent d'une réflexion, d'une prise de conscience des méthodes employées, de l'activité de l'esprit qui a servi à les former.

cc Des sciences, écrit le pr PASTEUR VALLERY-RAnoT, ce qu'on doit enseigner avant tout, c'est le mode de raisonnement qui permet d'arriver à la connais­ sance i> ( OuP.

cité, p.

91 ).

Port-Royal (Logique, 1er discours) avait déjà dit : cc On se sert de la raison comme d'un instrument pour acquérir les sciences, et ]'on devrait se servir au contraire des sciences comme d'un instrument pour perfectionner sa raison, la justesse de l'esprit étant infiniment plus considérable que toutes les connais­ sances spéculatives ii.

- b) La culture implique ainsi un esprit de libre recherche et de travail personnel.

L'homme cultivé se forme lui-même au lieu de recevoir du dehors un savoir tout fait.

Il réagit à ce qu'il apprend ; il fait preuve de discernement et d'esprit critique (Précis, Ph.

II, p.

78; Sc.

et M., p.

65).

- c) Enfin ces qualités d'esprit qui constituent la vraie culture sont faites, pour ~ne bonne part, de ce que PASCAL appelait cc l'esprit de géométrie », - la cc justesse de l'esprit», comme dit Port-Royal, - mais aussi et peut-être surtout d'esprit de finesse, c'est-à-dire d'un sens délicat des questions complexes.

Disons plus : les qualités purement intellectuelles ne suffisent pas.

La vraie culture est incompatible avec la sécheresse de cœur : elle. »

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