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Qu'est ce que l'autorité ?

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S'il est bon de savoir employer les hommes tels qu'ils sont, il vaut beaucoup mieux encore les rendre tels qu'on a besoin qu'ils soient ; l'autorité la plus absolue est celle qui pénètre jusqu'à l'intérieur de l'homme, et ne s'exerce pas moins sur la volonté que sur les actions. Il est certain que les peuples sont à la longue ce que le gouvernement les fait être. Guerriers, citoyens, hommes, quand il le veut ; populace et canaille quand il lui plaît : et tout prince qui méprise ses sujets se déshonore lui-même en montrant qu'il n'a pas su les rendre estimables. Formez donc des hommes si vous voulez commander à des hommes : si vous voulez qu'on obéisse aux lois, faites qu'on les aime, et que pour faire ce qu'on doit, il suffise de songer qu'on le doit faire. Blaise PascalSur quoi [le souverain] la fondera-t-il, l'économie du monde qu'il veut gouverner ? Sera-ce sur le caprice de chaque particulier ? Quelle confusion ! Sera-ce sur la justice ? Il l'ignore. Certainement, s'il la connaissait, il n'aurait pas établi cette maxime, la plus générale de toutes celles qui sont parmi les hommes, que chacun suive les moeurs de son pays ; l'éclat de la véritable équité qui aurait assujetti tous les peuples, et les législateurs n'auraient pas pris pour modèle, au lieu de cette justice constante, les fantaisies et les caprices des Perses et Allemands. On la verrait plantée par tous les États du monde et dans tous les temps, au lieu qu'on ne voit rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat [.

-        Autorité : pouvoir d’imposer l’obéissance, de commander à autrui. Il s’agit ici d’une obéissance acceptée excluant la violence directe.

« Relativement au bonheur, aucun principe universellement valable ne peut être donné pour loi. Car aussi bien lescirconstances que l'illusion pleine de contradictions et en outre sans cesse changeante où l'individu place sonbonheur (personne ne peut lui prescrire où il doit le placer) font que tout principe ferme est impossible et en lui-même impropre à fonder une législation. La proposition : Salus publica suprema civitatis lex est (1) garde intacte savaleur et son autorité, mais le salut public qu'il faut d'abord prendre en considération est précisément cetteconstitution légale qui garantit la liberté de chacun par des lois ; en quoi il demeure loisible à chacun de rechercherson bonheur dans la voie qui lui paraît la meilleure, pourvu seulement qu'il ne porte aucune atteinte à la liberté légalegénérale, par conséquent au droit des autres co-sujets. RousseauC'est beaucoup que d'avoir fait régner l'ordre et la paix dans toutes les parties de la république ; c'est beaucoup quel'Etat soit tranquille et la loi respectée : mais si l'on ne fait rien de plus, il y aura dans tout cela plus d'apparenceque de réalité, et le gouvernement se fera difficilement obéir s'il se borne à l'obéissance. S'il est bon de savoiremployer les hommes tels qu'ils sont, il vaut beaucoup mieux encore les rendre tels qu'on a besoin qu'ils soient ;l'autorité la plus absolue est celle qui pénètre jusqu'à l'intérieur de l'homme, et ne s'exerce pas moins sur la volontéque sur les actions. Il est certain que les peuples sont à la longue ce que le gouvernement les fait être. Guerriers,citoyens, hommes, quand il le veut ; populace et canaille quand il lui plaît : et tout prince qui méprise ses sujets sedéshonore lui-même en montrant qu'il n'a pas su les rendre estimables. Formez donc des hommes si vous voulezcommander à des hommes : si vous voulez qu'on obéisse aux lois, faites qu'on les aime, et que pour faire ce qu'ondoit, il suffise de songer qu'on le doit faire. Blaise PascalSur quoi [le souverain] la fondera-t-il, l'économie du monde qu'il veut gouverner ? Sera-ce sur le caprice de chaqueparticulier ? Quelle confusion ! Sera-ce sur la justice ? Il l'ignore. Certainement, s'il la connaissait, il n'aurait pasétabli cette maxime, la plus générale de toutes celles qui sont parmi les hommes, que chacun suive les moeurs deson pays ; l'éclat de la véritable équité qui aurait assujetti tous les peuples, et les législateurs n'auraient pas prispour modèle, au lieu de cette justice constante, les fantaisies et les caprices des Perses et Allemands. On la verraitplantée par tous les États du monde et dans tous les temps, au lieu qu'on ne voit rien de juste ou d'injuste qui nechange de qualité en changeant de climat [...]. Plaisante justice qu'une rivière borne ! Vérité au-deçà des Pyrénées,erreur au-delà. De cette confusion arrive que l'un dit que l'essence de la justice est l'autorité du législateur, l'autrela commodité du souverain, l'autre la coutume présente ; et c'est le plus sûr : rien, suivant la seule raison, n'estjuste de soi ; tout branle avec le temps. La coutume fait toute l'équité, par cette seule raison qu'elle est reçue ;c'est le fondement mystique de son autorité. Qui la ramène à son principe, l'anéantit. Demande d'échange de corrigé de PERRIN GIMET Charles-Eric ( [email protected] ). Sujet déposé : Qu'est ce que l'autorité ? La grande revendication des philosophes des Lumières, c'est la loi. Elle représente, elle est, le symbole même de lalutte contre le pouvoir d'un seul, pour un seul, en d'autre terme, le pouvoir arbitraire. La loi est par conséquentinséparable de la notion de liberté. On approuvera alors que c'est de l'autorité politique que naît la liberté del'individu qui devient alors un citoyen à part entière. Or le lien qui est fait ici va à l'encontre du mouvement populairequi serait tout à fait prêt à la Révolution pour autant qu'un homme politique, faisant preuve d'autorité, que sonstatut qui permet d'exercer, établisse de nombreuses lois, en « promettant » à tous ses citoyens qu'ils seraient toutà fait libre ensuite. De là découle un problème fondamental qui vient toucher toutes les catégories d'individuspensant posséder la « liberté » ; à savoir si, lutter contre l'autorité consiste à faire preuve de raison. De là, la raisonjouerait le rôle de modérateur en permettant de penser justement notre action comme étant bonne ou mauvaise.Être raisonnable nous pousserait donc à régler un conflit entre deux exigences morales, c'est-à-dire, dans ce cas lesnormes de la société dans laquelle nous évoluons, qui nous déchire dans notre être pensant ; distinguer le bien dumal, le juste de l'injuste. Il semblerait que l'autorité est une évidente nécessité, mais qui ne va pas de soi. L'autorité semble être une notion très ancienne, mais aussi, apparemment, universelle par le simple fait qu'elle a pu »

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