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Reproduction des images et sources de lumière

Publié le 22/02/2012

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L'histoire de la photographie a été exposée par divers auteurs ; ils ont relaté les essais effectués depuis que Scheele avait remarqué en 1765 que le chlorure d'argent noircissait à la lumière ; à la fin du XVIIIe siècle, Charles obtint des silhouettes sur du papier lavé au nitrate d'argent ; par le même moyen, en 1802, Davy et Wedgwood reproduisaient la peinture sur verre, mais ils ajoutent : "On a essayé aussi de copier des paysages avec la lumière de la chambre obscure... elle est trop faible." C'est bien à Nicéphore Niepce que revient l'honneur d'avoir été le premier photographe. Sa découverte sera enrichie par l'apport de Daguerre. Cinq ans après la mort de Niepce, son rêve est entièrement réalisé et, le 9 janvier 1839, Arago peut annoncer à l'Académie des Sciences que "M. Daguerre avait découvert des écrans particuliers sur lesquels l'image optique laissait une empreinte parfaite". Bientôt la découverte acquise par l'État, à l'instigation du ministre Duchâtel, était livrée au domaine public : "La France avait donné libéralement la photographie au monde." A partir de ce moment, les efforts des physiciens se multiplient et les découvertes se suivent à une allure accélérée. En 1841, Talbot, dans une lettre adressée à Biot et transmise par lui à l'Académie des Sciences, expose un procédé de photographie sur papier. C'est la même année que Claudet découvre ces "substances accélératrices" qui vont réduire le temps de pose et, en 1848, Abel Niepce de Saint-Victor, propre cousin du génial inventeur, exécute des négatifs sur verre : la photographie est réalisée dans sa forme définitive. Pendant ce temps, les chambres photographiques se perfectionnaient sans cesse ; Charles Chevalier calculait de nouveaux objectifs et Edmond Becquerel effectuait ses premières recherches sur la photographie des couleurs.

« de résolution.

De là est venue la nécessité de l'agrandissement qui, une fois admise, a permis l'emploi de clichés depetites dimensions.

De plus, les plaques photographiques sont devenues sensibles à une gamme plus étendue deradiations, aux deux extrémités du spectre visible, infrarouge et ultraviolette.

Elles sont, par ailleurs, impressionnéespar les rayons X et par l'impact des électrons : nous les voyons alors ainsi fixer les radiographies médicales etenregistrer les images du microscope électronique, tandis que les physiciens en font un usage constant pour étudierles rayons cosmiques qui les sillonnent en laissant une trace visible de leurs parcours. Nous venons de voir la photographie naître et évoluer au cours du XIXe siècle ; dans le même temps, par unecoïncidence qu'expliquent les découvertes scientifiques de cette féconde époque, les sources de lumière se sontmultipliées : alors qu'au début du XIXe siècle l'éclairage domestique était encore semblable à celui de nos lointainsancêtres, on a vu naître au cours de quelques décades les dispositifs les plus divers.

La chandelle de suif et lalampe à huile utilisées en Orient deux mille ans avant l'ère chrétienne ont été peu à peu évincées par des procédésnouveaux. Les diverses sources lumineuses créées par l'ingéniosité des chercheurs peuvent être réparties en quatre groupes :les flammes utilisant la combustion d'un hydrocarbure, huile, pétrole, essence ou gaz d'éclairage et, d'autre part, lesdispositifs d'origine électrique, qui ont donné lieu à trois sortes d'appareils : les lampes à arc, les lampes àincandescence et enfin les tubes à décharge. Vers 1830, la chandelle de suif de mouton a été remplacée par la bougie à base de stéarine ou de paraffine, quidepuis n'a guère varié.

Par contre, les lampes à huile ont profondément évolué.

En 1785, Argand, physicien suisse,puis Quinquet, apothicaire aux Halles de Paris, inventent le bec dans lequel une mèche plate est enroulée encouronne entre deux tubes métalliques cylindriques coaxiaux, l'air nécessaire à la flamme passant par l'axe et lapériphérie.

Le bec est surmonté par une cheminée en tôle, puis en verre. L'horloger français Carcel construit en 1800 une lampe à huile dans laquelle un mouvement d'horlogerie entraîne unepetite pompe à piston à double effet refoulant l'huile du réservoir dans un tube au niveau de la mèche ; cettelampe, très stable, est utilisée comme étalon d'intensité lumineuse.

Son prix de revient est élevé ; elle est bientôtconcurrencée par une lampe plus simple utilisant le même principe, et dite "à modérateur". Vers 1860 apparaissent les premières lampes à pétrole qui ne demandent aucun mouvement d'horlogerie ; elless'imposent lentement, la crainte de l'incendie conservant à la lampe à huile de nombreux clients. L'utilisation du gaz pour l'éclairage avait déjà été proposée au cours du XVIIIe siècle.

Philippe Lebon, né en 1767,ingénieur des Ponts et Chaussées, consacre ses loisirs à l'étude des fumées.

En 1797, alors qu'il se trouvait prèsd'un de ses fils malade, il réussit à éclairer son laboratoire avec le gaz provenant de la distillation du bois ; il prenddes brevets, prévoit les applications futures de son procédé et installe l'éclairage au gaz dans l'hôtel qu'il habite, rueSaint-Dominique à Paris.

Lebon ne profite pas longtemps de son succès : il meurt mystérieusement assassiné auxChamps-Élysées le jour du sacre de Napoléon Ier auquel il était invité. C'est l'Anglais Murdoch, de Birmingham, qui vers 1800 tente pour la première fois d'utiliser le gaz d'éclairageprovenant de la distillation de la houille ; ses essais ne semblent pas avoir eu de suite.

Il fallut attendre 1820 pourvoir Winsor proposer en France la création de la première "Compagnie Gazière" ; soutenu par Louis XVIII, il parvint àses fins malgré l'opposition des producteurs d'huile et, en 1839, onze cents becs de gaz fonctionnaient dans les ruesde Paris. De 1820 à 1878, on voit naître différents types de becs : la bougie, le bec Manchester, le bec Fleur de Lys, le becCouronne, dont la flamme cylindrique brûle dans une cheminée en verre et le bec Papillon.

L'amélioration durendement est recherchée dans des voies différentes : en 1880 apparaissent les becs à récupération, dans lesquelsla flamme réchauffe l'air destiné à la combustion du gaz ; le rendement lumineux était, paraît-il, grandementamélioré. Dans tous ces dispositifs, la chaleur développée par la combustion incomplète du gaz porte à l'incandescence lesparticules de charbon ; il était naturel de rechercher si une combustion complète du gaz donnant une flamme trèschaude pourrait, en portant divers corps à l'incandescence, donner une source de lumière plus brillante.

DéjàDrummond, en 1828, avait illuminé un morceau de chaux dans la flamme du mélange oxygène-hydrogène.

En 1852, lebrûleur Bunsen, dont la flamme n'est pas éclairante, rend incandescentes des matières réfractaires. A Narbonne, Gillard cherche à porter à l'incandescence des fils de platine (1856).

On tente d'éclairer la place del'Hôtel de Ville à Paris, en 1868, au moyen de crayons de magnésie chauffés par un mélange de gaz et d'oxygène,mais ces crayons s'effritent rapidement.

En 1880 paraissent les dispositifs de Popp et de Clamond : le mélange degaz et d'air comprimé réchauffe un petit sac conique en magnésie filée, mais celui-ci se révèle très fragile.

Ce genrede dispositif ne sera pratiquement utilisé qu'après les recherches du Dr Auer, poursuivies à Vienne vers 1880.

Sesexpériences sur les terres rares lui font créer, en 1885, un manchon en lanthane et, en 1892, le mélange définitif dethorine additionné d'une faible quantité de cérite. Le bec renversé fournit une meilleure répartition de l'émission lumineuse (1902).

Ce dispositif fut complété par unerécupération qui améliore le rendement (1918), puis par l'augmentation de la pression du gaz qui, de quelquescentimètres, passe à deux mètres d'eau.

L'utilisation du manchon incandescent n'a d'ailleurs pas été réservée. »

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